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 Another day of rain has come and gone so I'm cold inside ▬ Théo & Blue


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Ven 13 Mar - 18:50
Je me sens mal… Je me sens faible. Je me sens stupide et animal. Les bruits de vaisselle cassée me parviennent encore ; sa voix hurlante. J’ai eu peur… Tellement peur. Sa colère, sa rage. Sa voix ténébreuse. Cet homme qui ne m’aimait plus… Et moi, je crois que je l’aime. Je l’aime follement et lui, il me hait. Je suis sorti de cette maison, j’ai laissé la porte ouverte et j’ai couru. Si loin… Si vite… J’aurais pu m’envoler, voler de désespoir. Je me sens si vide, si je suis vide je ne devrais pas être si lourd. N’est-ce pas ? Je devrais être comme l’air. J’ai pleuré si longtemps. Mon cœur est brisé. L’illusion n’est plus. J’ai pensé que tout était parfait. Que rien ne me l’arracherait jamais. Que je pourrais lui faire confiance, le choisir lui ; comme j’avais choisi Théo la première fois. Je m’étais trompé… Je crois que ça fait si mal que je ne voudrais plus vivre. Je ne veux plus vivre cette situation. Je ne veux plus connaître cette douleur. C’est trop atroce… Je souffre… J’ai la sensation de ne plus avoir nulle part où aller… Dans mon sac à dos se trouve une chemise, une boite de chewing-gum, un peigne, quelque slip, une grosse écharpe et une bouteille de coca. En cherchant cette bouteille, je tombais sur les clés… Théo… J’ai levé mes yeux tristes vers le ciel. Pourquoi Dieu est aussi cruel avec moi ? Je regardais le ciel et il ne me donnait jamais aucune réponse. Il m’a abandonné. Ils m’abandonnent tous…

J’ai dormi là. N’importe où. La tête posée sur mon sac en guise d’oreiller. Les clés dans la main, si seulement elles pouvaient être les clés de tout. Je me suis fait attaquer par deux clochards et je les ai laissé voler mon sac à dos. Je soupirais à chaque pas ce matin là. Je n’étais jamais retourné chez Théo depuis cette nuit là. Pour cause, ce fut samedi. On était seulement mardi… Il me manquait. Mais lui aussi, il m’avait abandonné pour d’autres patients. Il m’avait abandonné et laissé là chez lui. Je m’étais vengé cruellement sur le contenu de son garde mangé et probablement ne voudrait-il plus me voir après ça. Mais moi, j’avais cruellement besoin de lui. Aie du temps pour moi… Il avait promis.

Je suis sale, j’ai froid et faim. J’entrais dans l’hôpital. Je hais cet endroit… Je l’aime aussi. Je pensais que je devrais rendre visite à Gabriella ; mais elle non plus, ne devait pas avoir envie de me voir. Je suis affamé et en colère… J’entrais dans le service de cardiologie. Il est 9h07.

« Je veux… Je veux voir Théo. » L’infirmière me regarde sans comprendre. Elle pensait avoir à faire à un SDF. C’était ce que j’étais d’une certaine manière. Elle me demande qui je veux voir en regardant la liste des patients « Théo… Docteur Théo… » Docteur Everwood ? Non, je veux Théo ! Je la fixais alors qu’elle me disait qu’il était occupé, que ce n’était pas l’heure de la visite et que je devrais revenir à treize heure. Quoi ? Je reste planté là, la fixant sans comprendre. Pourquoi je ne pourrais pas le voir ? J’ai mal et c’est mon docteur. « Il doit soigner mon cœur… » Mon petit cœur brisé… Je pleure…

Elle me fixe, elle ne bouge pas. Je me mis alors à hurler, renversant la colonne de médicament qui s’éparpillé sur le sol dans un fracas épouvantable « JE VEUX VOIR THEO !!! » Hurlais-je à m’en arracher les poumons. Des blouses blanches accourent en ma direction, mais aucune d’elle n’est portée par mon docteur. Je lève les poings, menaçant. Une voix tonne de me calmer. Je refuse ! Je refuse d’être abandonné ! Je refuse d’être rejeté… J’en ai assez… Pourquoi me font-ils tous cela ? Je n’en peux plus

J’ai ouvert la porte d’une chambre parfaitement au hasard ; m’engouffrant à l’intérieur de celle-ci. Faisant sursauter une mamie au fond de son lit qui me fixa terrifié alors que je cassais toute ces affaires en criant avec déchirement. ‘Au secours !’ criait-on alors qu’une autre voix appelle la sécurité. Ces voix appellent, mais moi je cris toujours ce prénom. Mon corps secoué de larmes. Les mains plaquées sur mon pauvre cœur en miettes. « Théo… Ah !!! Aaah ! Ahhh… » Mes cris s’essoufflent. Je me comportais comme un animal. Je me tiens les cotes défiant qui que ce soit de me toucher en me logeant à l’angle de la chambre, la grand-mère me fixe tremblotante et mes pupilles s’agitent à la recherche de cet homme « Pourquoi tu m’abandonnes ? Tu n’as plus de temps pour moi… Tu n’es qu’un menteur… » Finissais-je d’une voix affaiblie. Ils me mentent tous. Ils ne m’aiment pas. Alors, s’il ne peut pas réparer mon cœur. Qu’il me l’arrache sans anesthésie. Je n’en peux plus.
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Ven 13 Mar - 20:01


❝ ANOTHER DAY OF RAIN HAS COME AND GONE SO I'M COLD INSIDE

Blue & Théo



Voilà plusieurs jours que je n'avais plus de nouvelles de Blue...Que faisait-il ? Avec qui était-il ? Je me posais tellement de questions et je n'avais aucune réponse. J'étais rentré chez moi et j'avais retrouvé du sang dans ma cuisine, alors que mon frigo avait été dévalisé par le jeune Lata. J'avais alors été refaire le plein, en aillant de réserve dans ma cave, heureusement. Je ne lui en voulais pas, il devait-être affamé et sincèrement, je préférais le savoir avec le ventre plein. Depuis, plus rien. Pas une visite, pas un mot, pas un coup de téléphone. Je n'avais pas tenté de le retrouver, après tout, il avait les clés de la maison. Si il ne souhaitait pas revenir c'était son droit, je savais au fond qu'il reviendrait, peut-être dans deux cents ans, mais il reviendrait. J'avais alors fait le connaissance d'Atlantisse, une jeune Wolpertinger que j'avais pris sous mon aile. Un réconfort certain que l'absence de Blue faisait naître en moi. Il me manquait terriblement, je pensais à lui chaque jours, chaque heures. Mon cœur réclamait sa présence douloureusement, mais je devais faire avec. Je ne pouvais m'empêcher de le savoir dans les bras d'un autre, cette pensée me mettais hors de moi, jalousant celui qui toucherait à Blue. Assis dans mon bureau, j'écoutais une patiente qui se plaignait de douleur cardiaque. Attentif, je secouais par moment la tête en signe d'affirmation, lui posant quelques questions de routines. C'est alors qu'une personne entre dans la pièce sans frapper, chose que je déteste quand je suis en entretient. Et la discrétion bordel !

« Théo, nous avons un soucis. Un SDF vient d'arriver en criant ton prénom, il veut absolument te parler. Il est entré dans un chambre et ne veut plus en bouger. Noir, maigrichon avec un air négligé. »

Je fronce les sourcils et je me lève sans demander mon reste, m'excusant près de ma patiente, lui annonçant qu'un médecin allait venir finir le travaille. Sans un mot je m’élance dans le couloir en entendant hurler mon prénom au loin...Cette voix...Blue...Moi qui marchais, je me mis à courir aussi vite qu'un humain pouvait le faire. Du monde se trouvait déjà devant la porte, plusieurs gardes de sécurités, des infirmières et des médecins. Que ce passe-t-il ? Pourquoi crie-t-il ainsi mon prénom ? Je pousse tout le monde et je pénètre dans la pièce au moment ou il dit que je n'ai plus de temps pour lui, que je suis un menteur. Je fais signe à la vieille dame de sortir, l'aidant à sortir du lit. La sécurité de ma patiente avant tout, Blue est un Latawiec, il peut être dangereux.

« Tout le monde dehors...dégagez ! »

Dis-je avec une autorité certaine. Tout le monde sorti et la porte se referma derrière moi, alors que je venais de confier la patiente aux mains d'une infirmière qui m'observait avec une certaine crainte et incompréhension dans le regard. Je pose alors mon regard sur Blue. Il a l'air complètement dévasté, comme si son monde venait de s'écrouler. Il pleure...Mon dieu, toutes ses larmes versées me brisent le coeur. Qui a pu le faire souffrir à ce point. Je sens une colère immense m'envahir, alors que je tentais vainement de contrôler mes instincts. Je ne l'avais plus vu depuis plusieurs jours, mais déjà, je regrettais de ne pas avoir donné de nouvelles. Si seulement j'avais été là, peut-être qu'il ne serait pas ici en larme, hurlant mon prénom, le coeur brisé par je ne sais quel événement. Je m'approche doucement de lui, le regard rempli de douceur et de tendresse. Il tremble, il souffre, je peux le voir.

« Blue....je suis là, je ne t'ai pas abandonné et j'ai tout mon temps pour toi. Que ce passe-t-il... »

Je m'arrête non loin de lui. Je ne sais pas trop comment réagir face à ce Blue complètement anéanti. Je ravale ma salive, le coeur battant, mes muscles tendus. J'entends du mouvement derrière la porte, néanmoins, je n'y prête pas attention. Non, je me contente d'observer cet homme que j'aime, cet homme que je revoyais au bord du gouffre. Je me sens mal de ne pas avoir été là plus tôt. Il semble négligé, il semble complètement perdu. Pourquoi n'est-il pas venu à la maison ? Pourquoi ne m'a-t-il pas donné de nouvelles ? Je lui en veux un peux, enfin, pas vraiment, c'est juste qu'il m'avait cruellement manqué. Néanmoins, j'avais été pas mal occupé entre l'hôpital et Atlantisse que je remettais d'aplomb. Je n'ose pas le toucher, disons que je ne sais pas si il me laissera le faire.

« Blue...pourquoi es-tu dans un état pareil... »

Ma voix était tellement douce, tellement calme. Celle-ci tremblait légèrement face à toutes sortes d'émotions. Mon coeur bat si vite quand je le vois, quand je le sens si près de moi. J'avais envie de l'avoir contre moi, d'entourer mes bras autour de lui pour lui montrer que je le protège. Mais en a-t-il envie ? Il n'était jamais revenu à la maison, je n'avais jamais eu de nouvelles, donc, peut-être ne voulait-il simplement plus me voir...A cette idée mon coeur se brise, ma gorge se serre. Non, il ne pouvait pas m'abandonner alors qu'il m'avait dit qu'il m'aimait, que je comptais pour lui. Je reste là, près de lui, attendant une réponse de sa part, une explication face à ses cris, à mon prénom hurlé dans les couloirs. J'allais avoir droit à une remise en forme de mon supérieur...Mais qu'importe, si il le fallait je partirais de l'hôpital pour aujourd'hui, me consacrant entière à Blue, essayant de l'aimer assez fort pour qu'il me revienne comme autrefois.
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Ven 13 Mar - 21:50
J’ai tellement mal, personne ne peux le voir… Mais mon cœur dégouline de sang. C’est insoutenable… J’aimerai mieux mourir ! Je sanglotais, collé contre le mur ; ne sachant plus que faire de ce corps. Oubliant les contours de mon être ; je me sens un objet. Je me sens être le mur, le sol, être un bras. Ne pas être articulé. N’être rien. Je suis en pièces détachées. Je suis de l’air, je suis de pierre. Je suis de sang. Je suis un tas d’os insensé. Bon a désarticuler, à dépouiller. Bon à jeter… C’est là que mes yeux verts se posent sur lui. « Théo... » Miaulais-je d'abord. Puis je me fis silencieux, l’observant évacuer la pièce. Qu’ils s’en aillent oui… Je ne veux pas de ces gens, je ne veux que lui… Je me sens si seul… Si… Pourquoi est-ce que je ne peux pas arrêter de pleurer ? Fais quelque chose… Si tu m’aime, brule moi les yeux, cautérises-les moi pour que jamais plus je ne pleure. Fais-le si tu m’aimes… Brule moi ces putains de yeux, ils sont laids de toute façon. Ils ne manqueront à personne. Ils ne comptent pour personnes. Et ils sont si fatigué tu sais, épuisé de voir toutes ces choses. De connaitre tant de désolation. Je t’en supplie, dis moi que tout ira bien… Que tout ira toujours si bien…

Je suffoquais dans mes larmes et je ne lui témoignais aucune animosité quand il s’approche. Je tremblote d’épuisement et aussi sous la violence de mes sanglots. J’ai mal. Est-ce permis de souffrir à ce point ? Il me dit ne pas m’abandonner et avoir du temps pour moi. Ce n’est pas ce que disait l’infirmière… Je l’observais fébrile ; essuyant tant bien que mal mes joues avant de tenter d’articuler « Je… J-je… Cam… Cameron… Il… Il m’a… Bouhouuuu… » Je fondais en larmes cette fois ci. Je ne me pensais pas capable de souffrir tant pour ce garçon. Il m’avait eu. Il m’avait piégé ; je me sentais piégé. Je n’arrivais pas à finir cette phrase. Que dire ? Il m’a fait du mal… Cameron m’a fait du mal, comme je n’aurais jamais pensé que l’on puisse m’en faire. Il n’avait pas eu besoin de lever la main sur moi pour m’anéantir… J’ai enfouis ce visage bien laid entre mes mains crasseuses. Je ne veux plus respirer… J’ai besoin de lui, j’ai besoin de Theo. Je veux qu’il me soigne maintenant. Qu’il fasse quelque chose pour moi. S’il m’aime. Je veux qu’il m’aime. Est-ce trop demandé de la part d’un type aussi minable que moi ? Je le crois. Personne ne veut m’aimer, je suis si détestable.

Puis finalement je relève le museau pour le regarder, approche d’un pas. Me décollant du mur. Un petit pas vers lui. Comment puis-je être perdu à ce point sans Cameron ? « J’ai mal… » Parvenais-je enfin à articuler. Mais même si j’ai envie de me jeter dans ses bras, comme lorsque qu’il est parti la dernière fois. J’avais encerclé son corps avant de le pousser dehors, je l’avais pris si fort de peur qu’il ne revienne jamais. Peur de ne jamais plus l’avoir pour moi. Je l’ai regardé ; une lueur folle dans le regard. Désorienté. « Je vais… Je vais rester. Là. Tout… Sera comme avant. » Sans rien dire de plus, je me suis mis dans le lit de la grand-mère. Je me suis couché là et les joues luisante j’ai fixé le plafond sans plus rien dire. Voila. Comme avant. Je suis dans le lit et il n’aurait plus que de moi à s’occuper. Oui, ici il restera avec moi. Il viendra s’asseoir à coté de moi. Nous ne dirons rien. Nous resterons juste là, main dans la main. Et il n’y aura rien d’autre à faire. Attendre que cela cicatrice ; si c’est possible. Je ne veux plus avoir honte et pouvoir exhiber ces cicatrices… Je veux faire le mort.

Je tremblote encore, mon corps secoué de chagrin. Je ne veux plus vivre comme ça… Je veux rester couché là… Cameron m’a détruis. Je ne veux plus vivre dans la crainte que l’on me fasse toujours plus de mal. Théo, il restera avec moi. Il me protégera. Je pleurais encore, lentement. Il y avait l’odeur de cette femme dans le lit et je pouvais entendre derrière la porte les voix parlante et moi je suis là. Tout sera comme avant, il sera avec moi, on sera heureux en silence. Je suis terrifié par ce qu’il vient de m’arriver, de cette nuit horrible dehors. De ces deux hommes me secouant pour un sac à dos et il ne me restait de les clés au fond de ma poche et ma tristesse. Ce traumatisme est moindre de tout ce que j’avais déjà vécu, je le savais. Mais cela m’y renvoyait si cruellement que je me replongeais volontiers dans mon mutisme. Je vais sombrer et personne ne pourra jamais plus me ramener cette fois ci.
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Ven 13 Mar - 22:25


❝  ANOTHER DAY OF RAIN HAS COME AND GONE SO I'M COLD INSIDE

Blue & Théo



Je ne sais pas quoi faire, pas dans une telle situation. J'ai le coeur serré face à cette image des plus tragiques, des plus cruelles. Il pleure, il tremble, son visage semble anéanti par je ne sais quelle chose qui le ronge de l'intérieur. Je veux comprendre, même si cela doit me faire mal, même si cela doit me brûler de l'intérieur. Parles-moi, oui, dis-moi tout, même si pour cela je dois par la suite aller crever dans mon coin. Blue relève enfin les yeux vers moi, mon prénom traverse ses lèvres, mais rien de plus. J'ai besoin de savoir, j'ai besoin de comprendre. Ma gorge se serre à l'idée qu'un autre puisse le mettre dans cet état. Il me parle de Cameron, ce même prénom qu'il avait dit le jour ou il avait passé la nuit chez moi. Je détourne quelques instants mon regard, alors que mes bras retombent faiblement le long de mon corps. Mon coeur semble se fendre alors que je comprend doucement la situation. Ce Cameron avait une place important dans la vie de Blue, sûrement plus importante que moi. J'ai toujours été très jaloux, mais du à me nouvelle condition, je ressentais la jalousie bien plus cruellement qu'autrefois. Etait-il mort ? Je me sentais heureux face à cette idée....Non, je ne peux pas me réjouir face à la mort de quelqu'un surtout si cela affecte autant Blue. Je ne sais pas quoi répondre, le regard détourné par cette lueur tremblante dans mon regard. Tu l'aime, oui, je le vois et cela me retombe dans la gueule avec une force étonnante. J'aurais aimé que tu m'aime autant, mais je ne pourrais jamais le remplacer... Je prend une grande inspiration et relève mon regard vers celui que j'aime. Oui, je t'aime et c'est un sentiment cruel que tu me fais ressentir là. Ton coeur brisé semble prit par ce Cameron que je ne connais pas, mais déjà, je sais qu'il te fait souffrir. Je lui en veux, je veux sa mort...Oui, qu'il crève ce Cameron, si il n'est pas mort je me chargerais de mettre fin à sa vie misérable.

Il approche de moi d'un pas, je le regarde, je ne dis rien. Il a mal...Moi aussi, mais ça, je ne lui dis pas. Tu ne sais pas à quel point je souffre actuellement, tu ne peux pas comprendre la souffrance à la quel tu m'expose actuellement. J'ai le coeur qui saigne aussi fort que le tient, mais je me contente de t'observer sans rien te montrer. Je ne veux pas que tu pleure à cause de moi, je ne le permettrais pas. De toute façon, je dois apprendre à vivre avec cette peine cruelle. Souffrance démoniaque d'un amour que l'on pense ne jamais pouvoir avoir. Je passe une main sur mon visage et je serre les dents, la gorge serré, je n'arrive pas à dire un seul mot. Je n'arrive pas le réconforter, je lutte avec ma propre peine, ma propre rage. Voilà pourquoi je me refusais à aimer...Oui, maintenant je comprenais mieux. Il me regarde. Un regard désorienté, un regard fou, rempli de folie, folie d'un coeur brisé. Mon regard à moi reflétait la souffrance que 'éprouvais actuellement. Tu viens de m'arracher le coeur sans le vouloir...Tu viens de me briser sadiquement, alors que oui, tu ne le vois pas. Bordel, ouvres les yeux, je suis un homme amoureux d'un autre homme amoureux...La vie est une belle garce. Pourquoi m'avoir fait tomber amoureux de lui alors qu'il en aime un autre, ce Cameron qui n'avait pas hésité à lui faire de la peine, à le faire pleurer. Il s'en va se coucher dans le lit. Je reste immobile quelques instants, l'observant. Je dois faire quelque chose, je dois réagir, car même si j'avais actuellement le coeur fissuré, mes sentiments pour lui ne pouvaient pas changer. Je vais doucement vers ce lit où Blue c'était réfugié. Je vais me poser à ses côtés, m’asseoir au coin du lit, posant une main sur sa joue. Une main que je voulais rassurante, une main que je voulais douce, alors que mon regard tremblait.

« Blue...Rester ici ne servira à rien, la douleur ne partira pas sur ce lit d'hôpital. »

J'avais dis ses paroles dans un doux murmure, un murmure d'une voix qui tremblait cruellement dans ma gorge. Bordel, cette jalousie me bouffait de l'intérieur, comme un loup affamé elle griffait mes entrailles avec joie et sadisme. Je t'aime, ouvres les yeux ! Moi je suis là...Oui, moi je ne t'abandonnerais pas, non, jamais. Même si ton coeur est prit par un autre, brisé en milles morceaux, je t'offre le mien, fais-en ce que tu veux. Je laisse mes doigts caresser sa joue, essuyant quelques larmes sur leur passage. Je viens passer ma main dans ses cheveux, alors que j'observais son visage brisé et ses larmes perler de ses yeux rouges.

« Plus rien ne seras jamais comme avant...tu dois apprendre que la vie peut-être cruelle, mais qu'elle peut également nous apporter beaucoup. Je suis là et je serais là à jamais pour toi...Si lui t'a abandonné, moi, je ne te lâcherais pas, je t'aime. »

Oui je t'aime, je t'aime plus que ma vie elle-même, plus que mon coeur, plus que mon éternité. Je veux tenir ta main, je veux goûter à tes lèvres, je veux prendre cette place dans ton coeur que ce Cameron a lâchement abandonné. Je baisse doucement les yeux vers le lit et je me couche près de lui, plongeant mon regard dans le sien, laissant ma main contre sa peau. Mon visage est prêt du sien, je peux sentir son souffle saccadé par le peine frôler ma peau. Tu es si beau, même quand la peine ravage ton regard. Mon coeur se serre de plus belle et je soupire, alors que mon regard continue de trembler face à cette souffrance que j'éprouve. J'aimerais qu'il comprenne à quel point il compte pour moi. Oui, j'ai besoin qu'il comprenne que ma vie sans lui n'a plus d'importance, n'a plus de lumière. Il est cette étincelle qui me rend humain, qui me fait garder les pieds sur terre. Sans lui, je deviendrais un monstre sans coeur, car mon coeur était à présent dans ses petites mains maigrichonnes.

« Blue...je suis là...mais tu ne peux pas rester dans ce lit toute ta vie. Par contre, le lit à la maison est le tient, blotti toi dedans, pleure sous les couvertures, c'est chez toi. Ici, ce n'est qu'un hôpital, tu n'y as pas ta place...Je vais prendre ma journée et on va rester toi et moi, d'accord ? »
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Sam 14 Mar - 12:03
Je senti le matelas s’enfoncer et je me senti un peu soulagé de le savoir là, auprès de moi. Oui, tout sera comme avant, il peut prendre ma tension, ma température ou même prélever mon sang s’il le veut. L’on peu refaire comme avant ; n’être que tous les deux. Je laisse sa main chasser mes larmes, je fixe le plafond. J’ai mal à la tête à force d’avoir pleuré, je me sens mal. Je veux juste aller bien, c’est si difficile à obtenir. Je l’avais bien compris à présent. Il me disait que cela ne servirait à rien de rester ici. Pincement au cœur. Laisses moi cet espoir Théo, sois mon espoir parce que je n’ai rien d’autre maintenant pour me maintenir en vie. Je le laisse me toucher les cheveux, il peut me toucher comme avant. Je ne suis qu’un objet dans ce lit, je ne suis plus rien. Je ne sais plus ce que je suis. Plus rien ne sera jamais comme avant, mon corps sursaute dans un violent sanglot à cette phrase. Pourquoi tu ne veux pas Théo ? Me laisser espérer ? Je ne veux pas apprendre, je ne veux pas grandir… Il m’aime… J’ai doucement fermé les yeux, essayant alors de me bercer de son amour. Je le sens se coucher près de moi, j’ouvre les yeux et me noyais dans ses yeux si magnifiques. Ma respiration est difficile, mais se calmait peu à peu. Je n’ai pas ma place à l’hôpital. Pourtant je suis fou ; on met les fous à l’hôpital. Je suis mort. On met les morts à la morgue. Sa voix est si douce, si sucrée… Je le contemple sans rien dire. Je ne veux pas parler. Je suis tellement terrifié. J’ai peur de lui faire confiance ; j’ai peur qu’il ne me fasse du mal à son tour. Comment pourrais-je le supporter ? J’ai si mal dormi, j’ai mal partout. Soignes moi… Oh, pourquoi tu ne veux pas me garder ici ? Ici, je savais que tu viendras tous les jours. Tu fini toujours pas revenir. Mais chez toi, si tu es ici… Tu n’es pas chez toi.

J’ai lentement passé mes doigts sous sa blouse blanche retrouvant la douceur de son torse. La texture de sa peau, la forme des muscles si impressionnants… Tu es magnifique Théo… Ma poitrine se soulève sous la brusquerie de ma respiration. Je ne veux pas m’en aller. Je ne veux pas penser. Trop douloureux.

Sa peau… Je soupire doucement. De bien être. Il me rend heureux malgré tout. Puis enfin, après un instant d’éternité qui ne n’appartiendrais qu’à nous. « Je… Je préfère rester ici… P-parce que… Tu viens toujours ici… » Je suis sur qu’il passe plus de temps à l’hôpital que chez lui. Je ne veux pas qu’il s’en aille à 6h du matin et ne rentre que très tard dans la nuit et me dire qu’il n’allait pas rentrer parce qu’il allait dormir avec un patient bien plus important que moi… Je m’accroche à son regard. Je ne veux qu’être avec lui… Je ne veux plus être seul et abandonné… « Je ne veux pas être secondaire pour toi. » Je veux prendre toute la place dans ses yeux, dans ses pensées. Je veux prendre toute la place en lui, je suis un cancer. Je veux grandir ; être inopérable. Je veux continuer à croitre en lui. Je veux… Il me détestera peut être… Il me détestera forcement, mais je serais là. Je veux être au premier plan, je veux qu’il ne s’occupe que de moi. C’était des volontés de désespéré, d’un homme qui ne voulait plus sortir du lit. Je ne voulais pas vivre de moi-même. Qu’il me porte, me supporte.

« Qu’est-ce qu’ils ont tous de plus que moi ? » Demandais-je brisé. Pourquoi est-ce que l’on me rejette, pourquoi est-ce que je dégoute ? Pourquoi est-ce que l’on a toujours mieux à faire que de rester avec moi ? J’ai cruellement griffé son torse en sanglotant doucement avant de poser ma main à plat sur sa peau. Mes lèvres forment un mot que ma gorge pourtant ne prononce pas : pardon. Je suis malfaisant, voila pourquoi personne ne veut de moi…
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Sam 14 Mar - 13:08


❝  ANOTHER DAY OF RAIN HAS COME AND GONE SO I'M COLD INSIDE

Blue & Théo



J'aurais tellement aimé qu'il entende mon coeur battre la chamade. Oui, un coeur qui bat pour lui, seulement pour lui. Il m'avait été offert comme pour rendre ma vie meilleur, comme pour me rappeler que oui, je suis au fond encore capable d'éprouver de l'amour, de la tendresse mais également une douloureuse souffrance. Tu es capable de me tuer, tu es capable de m'aimer, mais tu es encore plus capable de me briser en milles morceaux. Tu ne t'en rend pas compte, c'est dommage ou c'est mieux ainsi, tu prendrais peut-être peur en comprenant les sentiments que j'éprouve envers toi. Pourtant, le fait que tu en aime un autre me tue, me bouleverse, me renverse. Si je pouvais l'empêcher d'aimer ce Cameron je le ferais, je l'aurais pour moi tout seul, son coeur m'appartiendrait. Malheureusement, je n'ai pas ce pouvoir et je ne l'aurais jamais. Blue doit m'aimer plus que de raison, mais je ne peux pas l'obliger à éprouver ce que j'éprouve pour lui. Je sens ma gorge se serrer. J'essaye de ne rien montrer de cette peine qui m’envahis, de cette violente douleur qui me tiraille de l'intérieur. J'ai envie de m'en aller, de m'éloigner de lui pour arrêter d'avoir mal. Mais non, j'ai encore plus envie de rester à ses côtés, de l'aimer au point d'en souffrir encore et encore. Je peux vivre en aillant mal, je peux vivre en sentant mon coeur se déchirer un peux plus chaque jours. Malheureusement, sans lui, je ne me vois plus exister. Je le regarde, je plonge mon regard dans le sien, je laisse mes doigts glisser sur son visage, frôlant cette peau que j'aimais tant. Je me laisse aller à cet amour qui me rend si vulnérable, si faible. Oui, Blue me rend faible, il me rend humain, un bien pour un mal.

Je sens sa main se faufiler sous ma blouse blanche, sa peau réchauffa la mienne comme un électro-choc. Je sens un frisson s'emparer de mon coeur, alors que cet acte éveillait en moi de cruelles envies. Je veux sentir sa peau sur la mienne, encore et encore, que ce moment ne s'arrête jamais. Sa respiration semble se calmer, alors que son corps est secoué de quelques tremblements moins violent qu'avant. Je caresse sa joue, ses cheveux, laissant mes doigts frôler et examiner ses traits fins. Il a besoin de moi, je le sais, je le sens, mais j'ai tout autant besoin de lui pour garder les pieds sur terre. Il préfère rester ici....Je soupire doucement, tendrement. Oui, je passais ma vie dans cet hôpital, pour la simple et bonne raison que personne ne m'attendais à la maison. Je préférais ses murs aux murs de ma maison vide. Puis, le travaille m'aide à oublier, à ne pas penser à lui, à son souffle, son odeur, ses regards et ses sourires. Que dire face à ses paroles. Moi aussi je voulais l'avoir près de moi, je voulais le garder à mes côtés durant toute ma sacrée éternité. Je baisse doucement les yeux. Le métier que j'ai choisi me prend énormément de temps, j'en suis conscient, mais après tout, n'ai-je pas toute l'éternité pour apprendre à devenir médecin ? Pourquoi apprendre à réparer des coeurs si le mien se brise en son absence...

« Je viens toujours ici parce que tu n'es pas là-bas... »

Oui, tu n'es pas à la maison, tu n'es pas près de moi. Tu es loin, tu es dans ses bras, contre son coeur, ton regard dans le sien...Cette souffrance revient comme un coup de poing dans mon visage, alors que mes paroles avaient eu du mal à sortir. Je le regarde et lui aussi, nous nous accrochons l'un à l'autre comme des enfants prêts à se faire séparer par une circonstance cruelle de la vie. Il ne veut pas être secondaire pour moi...Voit-il en mes patients un danger quelconque face à lui ? Peut-être. Il doit se dire que lui aussi était autrefois un patient, que maintenant, je l'aimais de tout mon coeur. Il avait peut-être peur de se faire remplacer par un autre. Impossible...Comment pourrais-je en aimer un autre ou même un autre, alors que Blue tient mon coeur entre ses mains. Je fonce doucement les sourcils, je ne veux pas qu'il pense une telle chose, non, il doit comprendre qu'il est le première et qu'il le restera toujours, éternellement. C'est cruel pour moi, pour celui que je suis, car moi, je ne me sentais pas premier dans son univers, j'étais second.

« Tu ne le seras jamais... »

Il me pose alors une question qui me fait beaucoup de mal. Pensait-il réellement que mes patients étaient bien plus intéressants que lui. Il me griffe alors et je me crispe, néanmoins, je ne réagis pas. Cette douleur est moindre face à la souffrance que j'éprouve sentimentalement. Oui, tu me fais souffrir plus que de raison, mais je t'aime encore plus ainsi. Tu me montre que souffrir n'est pas forcément désagréable, que la souffrance va de paire avec l'amour, avec la tendresse. Je vois ses lèvres bouger mais je ne réagis pas à ça. Je passe une bras autour de lui et je me colle à son corps, laissant mon front se coller au sien dans un contacte rassurant, amoureux. Tu me fais souffrir et je t'aime, je t'aime encore et encore au point d'en crever quand tu partiras pour chercher un nouveau numéro un, me laissant à la seconde place.

« Ils n'ont rien de plus que toi Blue...Ils ont besoin d'aide comme tu en as eu besoin autrefois, mais jamais, oui, jamais, ils n'obtiendront cette place que tu as dans ma vie. Tu es la personne la plus importante à mes yeux, celle pour qui je pourrais tout abandonner. Demande moi d'arrêter de travailler et je le ferais. Demande moi de partir et je le ferais...Demande moi de mourir...je le ferais aussi. »

Je ferme doucement les yeux. Oui, je ferais ce qu'il me demande, de toute façon, je suis immortel. Néanmoins, l'immortalité n'a pas de sens sans lui pour marcher à mes côtés. C'est brutal comme sensation, c'est explosif. J'ai toujours évité ce genre de sentiments, craignant de tomber à genoux face à l'amour, craignant de hurler face à cette souffrance qui va avec. Mais là, je me sens prêt à lui faire face, à lui sourire doucement en lui disant ; va-y brutalise moi, je m'en fou, il est près de moi.
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Sam 14 Mar - 17:47
Resterait-il à la maison pour moi ? Est-ce que si j’y suis, il restera ? Est-ce qu’il n’avait pas mieux à faire ? J’avais été dans la maison la dernière fois et pourtant, il est tout de même parti. Il m’a abandonné au petit matin, il m’a laissé seul avec son frigo plein à craqué de friandise à laquelle je n’avais pu que céder. Sait-il ce que l’on ressent quand l’on est abandonné ? Oui, il le sait. Alors pourquoi m’avait-il laissé pleurer de la sorte ? Je lui en voulais, mais je l’avais aussitôt pardonné. Comme je ne pourrais jamais pardonner Cameron. Théo, c’est différent. Je lui pardonnerai toujours tout, je crois que je ne saurais jamais être véritablement en colère contre lui. Il me fait du mal parfois, mais je ne lui en voulais pas. Comme je ne lui en avais jamais voulu pour les piqures, les ponctions, pour toutes ces fois où il m’a fait trimballé dans un brancard pour une radiologie, pour tous ces examens, toutes ces larmes ; tous ces médicaments que je ne voulais plus avaler et qu’il me faisait passer en intra veineuse. Je lui avais tout pardonné. Comme je le pardonnais de préférais être ici qu’avec moi, parce que je l’aime. Parce que je sais qu’il fait de son mieux, et parce que c’est lui. Cameron, il m’a fait du mal comme je n’y avais pas été préparé. Je crois que je pardonne Théo, parce que tout avait commencé dans la douleur et que je n’avais fait que de le pardonner et de sourire. Je pensais que Cameron ne me ferait jamais la moindre peine. Je me suis trompé sur lui, je ne me le pardonnerai jamais.

Il promit de ne pas me négliger. Est-ce que je le méritais ? Je ne me rendais pas même compte de le faire souffrir. De ne venir le voir uniquement parce que mon petit cœur me faisait du mal. Parce que je voulais qu’il soigne mon cœur. J’aurai du venir pour une autre raison. Pour le bonheur qu’il me procure à chaque fois que je le vois. Je le contemplais. Il a fermé les yeux. Est-ce que l’on va rester ici ? Je crois que c’est à moi de décider. J’ai doucement sorti mes mains de dessous sa blouse. Sa peau me manque cruellement ; je suis aussi tôt venu caresser sa barbe. Je suis exténué…

Ma voix tremblote, je crois que j’ai enfin terminé de pleurer. Je suis sec à présent. Vraiment aride. « Ne meurs jamais… Je… Je t’interdis de mourir avant moi… » Oui, je lui interdis de me faire subir une chose pareille, de me laisser vivre un jour sa perte. Non, il n’a pas le droit de me faire ça. S’il me promettait de faire ce que je désire. Je désire qu’il vive toujours si je ne dois jamais mourir. Je ne veux pas être seul, je ne veux pas qu’il imagine qu’il n’était qu’un ‘bouche trou’ parce que je n’avais que lui. C’est vrai, je n’ai que lui pour l’éternité. Mais je crois que je ne voudrais personne d’autre. Trop décevant… Trop douloureux. Je ne veux pas connaître un autre Cameron, personne ne le remplacera jamais. Personne ne pourra me faire ce qu’il m’a fait subir. Je crois que tous les moments heureux passé avec lui me manquent terriblement, sa peau brulante de loup ; ce regard farouche et ses dents sur ma chair. Je l’ai laissé marquer son territoire sur moi, je l’ai laissé faire et maintenant je n’étais qu’une terre vide et sans importance…

Je caressais lentement son cou. Je ne veux pas me lever. Je voudrais que le temps S’arrête pour toujours. Je respirais de façon anarchique en collant mon museau contre le sien pour sentir son souffle sur mes lèvres. Je veux être entier. Il fallait que je dise ce que je veux… Que je dise ce que mon petit cœur a besoin. Alors dans l’immédiat. « Je veux… Je veux rentrer et… Je veux me laver. Je veux regarder la télévision et je veux…Que tu me prennes dans tes bras. Et un sandwich… Je veux un sandwich Théo… »  Je veux Théo. Je te veux entier. Je te veux à moi, tout à moi. Je veux être à toi… « Je veux que tu m’empêche d’aimer un autre que toi, protèges moi des mortels Théo… » Protèges moi de leur folie. De leur façon qu’ils ont de courir après le temps. Protèges moi du temps qui défile, qui se faufile, qui les décime. J’ai entouré son corps de mes bras ; empêche moi d’être si stupide… Des larmes perlent au coin de mes yeux. Protèges moi de ma bêtise.

Je le serrais tendrement. Ne laisse personne m’apprivoiser, ne les laisse pas faire… Ne me laisse pas choisir d’avoir mal de la sorte. Je sais à quel point je suis bête, à quel point je me laisse influencer, comme je suis naïf… J’ai beau le savoir, je continues d’être… Moi…
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Sam 14 Mar - 18:46


❝  ANOTHER DAY OF RAIN HAS COME AND GONE SO I'M COLD INSIDE

Blue & Théo



Mourir...Comment pourrais-je le voir rendre l'âme avant moi ? Je ne me voyais pas vivre sans lui. Je ne me voyais pas avancer sans sa main dans la mienne, sans son regard posé sur moi. Comment pourrais-je alors envisager le voir mourir avant moi ? Non, ce n'était pas faisable, c'était carrément impossible. Je sens ses caresses sur mon visage, je le laisse frôler ma barbe de trois jours. J'avais tendance à me laisser aller quand je travaillais de trop, mais bon, disons que cette barbe me donnais un air plus sérieux, plus mature. Si lui m'interdisait de mourir avant lui, moi, je lui interdisais de mourir avant moi. Nous devions rester en vie main dans la main de l'autre, sans jamais nous lâcher, sans jamais abandonner. Je ne voulais pas respirer cet air sans lui, je voulais le partager en le tenant fermement contre me coeur. Puis, si un jour l'un ou l'autre devait mourir, je suis sûr que finalement, l'autre le suivrait de près. En tous cas, moi, je suivrais de près celui qui fait battre mon coeur.

« Et toi ne meurs pas avant moi...sinon, je ne me vois pas continuer à avancer. »

Je voulais sentir sa peau contre la mienne encore et encore. Oui, je voulais qu'il caresse de nouveau ma peau nue, sentir sa main sur mon torse. Je souris faiblement alors que je vois qu'il ne pleure plus, seule sa respiration trahi sa douleur, une douleur que je partage. Oui, une douleur qui me rend tellement con, une douleur qui me fait tomber à genoux devant cet homme frêle et fragile. J'avais envie de redevenir ce monstre que j'étais avant de le rencontrer, peut-être que je souffrirais mieux ainsi. Non, non je ne devais même pas imaginer cette situation, Blue n'aimerait pas cette partie de moi. Je jouais fébrilement dans ses cheveux, laissant mes doigts caresser son visage, laissant ceux-ci glisser dans son cou. Je sens ses bras m'entourer et son visage si près du mien. Mon dieu, qu'il est beau. Comme sa beauté me semble cruelle dans mon regard, un regard d'homme amoureux, un regard d'un homme doutant des sentiments de l'homme qu'il aime. Je sens son souffle contre moi, comme une douce caresse romantique, attisant mon plaisir, brûlant ma peau dans une brûlure atroce. Je ferme doucement les yeux et j'écoute sa voix, cette voix qui m'annonce ce qu'il veut faire actuellement. Il veut rentrer et se laver, regarder la télévision et manger un sandwich. Mais surtout, il veut que je le prenne dans mes bras. Je le ferais, encore et encore sans jamais m'en lacer. J'ouvre les yeux à ses paroles suivantes, essuyant du bout des doigts les larmes qui tentent de se frayer un nouveau chemin à travers ses yeux. Je le serre un peux plus contre moi, poussant un tendre soupire, déposant mes lèvres sur sa joue, un peux trop près de ses lèvres.

« Je ferais en sorte que mon amour te suffise... »

J'aimerais tellement que celui-ci lui suffise...Oui, qu'il me porte aussi haut que je le portait lui dans mon coeur. Je baisse doucement les yeux en laissant ma main glisser sur le lit, s'éloignant de sa peau douce et brûlante. Je souffre, de l'intérieur je hurle ma peine, ma douleur, alors que je me disais que jamais, au grand jamais je n'aurais Blue entièrement pour moi. Il allait finir par me briser le coeur, il allait finir par me tuer littéralement. Néanmoins, j'étais prêt à accepter cette mort sans broncher, car elle me semblait moins cruelle que de vivre sans lui. Je me redresse doucement pour me lever. Il faut que je prévienne mon supérieur, que j'annonce que je prenais ma journée et peut-être même quelques jours de vacances histoire d'arranger mes histoires.

« Allons manger un bout, nous laver, regarder la télévision...tous les deux. »

Je souris tendrement à Blue et j’attends qu'il se lève, j'ouvre la porte et je vois les agents de sécurités qui semblaient attendre que les affaires se règlent. Je leur dis que tout va bien, que je connais Blue et qu'ils n'ont rien à craindre. Ils décident donc de partir et de me laisser sur le pas de la porte. Je fais alors un signe de main à un de mes supérieurs, gardant un contacte rapproché avec Blue, histoire qu'il sente que j'étais là et que je n'allais nul part. Mon supérieur arriva en observant Blue avec étonnement, laissant son regard glisser sur moi.

« Je vais y aller et prendre quelques jours de repos sans solde bien entendu. Et je suis désolé mais... »

Je tourne la tête vers Blue. Mais quoi ? Mais qui...

« Mais mon compagnon n'était pas très bien, un soucis de coeur dirons nous. Bonne journée. »

Mon supérieur dit quelques mots avec une voix assez étonné mais calme, puis, il s'éloigna et je prend la main de Blue pour l'attirer vers les vestiaires en silence. La patiente fut ramenée dans sa chambre. Je tourne sur la droite et je rentre dans les vestiaires pour hommes qui étaient vides. Je déboutonne doucement ma chemise, observant quelques instants mon casier que je fini par ouvrir. Comment expliquer ce que je ressens actuellement ? De la peur. Oui, la peur de souffrir encore et encore à cause de lui. La colère. La colère de ne pas être le numéro un dans son coeur, de ne pas ressentir cette sensation. La souffrance. Cette souffrance que m'inflige cette peine et cette peur. L'amour. Oui, l'amour avec un grand A. Cet amour que seul Blue peut me faire ressentir. Je laisse ma chemise glisser le long de mes bras, me retrouvant torse nu une fois de plus devant lui.
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Sam 14 Mar - 23:05
Alors ne mourrons jamais… Par pitié… Je ne veux pas, l’éternité ne serait que trop longue sans lui. Je vais mourir s’il part. Oui, c’est exactement ça. Je ne pourrais pas vivre. Il m’entrainera dans sa tombe. Nous irons bruler ensemble. Encore et cette fois ci, rien ne nous séparera jamais. Je crois que cette idée me convient dans le fond, comment puis-je me réjouir d’une chose aussi macabre ? Je l’ignore. Mais c’est le cas. Il joue avec mes cheveux quelques peu crasseux et j’aime cette sensation. Je continue de le toucher, il me rassure. Il efface mes larmes, si seulement il pouvait gommer ma tristesse aussi facilement. Je me sens trahis et stupide. Je me sentais si bête. Pourquoi me suis-je laissé séduire par cet homme ? Cameron, tu n’avais pas le droit de prendre mon cœur pour le briser. J’en ramassais les miettes et je ne savais pas comment les recoller. Et pourtant, quand je me noyais dans les yeux de Théo, j’ai la sensation que mon cœur n’est pas complètement en pièce. Cela me rassurait tant…

Il me fit part du programme tandis qu’il se redresser. Je suis assez apathique, mais je me lève tout de même. Je glissais ma main dans la sienne en reniflant alors qu’en ouvrant le porte, je senti les regards curieux se poser sur nous. J’ai honte. Je me suis doucement caché derrière ma tignasse et le suivit dans le couloir. Je l’écoutais discuter avec un autre type en blouse quand il disait prendre quelques jours de repos. Compagnon ? J’ai relevé les yeux, observant son profil avec une pointe d’admiration. De bonheur ; de lumière. Il ne me regarde pas. Son compagnon… Est-ce que cela voulait dire que l’on était ensemble ? Je devrais l’embrasser… J’en avais tellement envie pourtant. J’avais envie de l’embrasser et de lui dire que oui j’accepte de l’être ; je suis son compagnon…

Mais je me laisse attiré par Théo, je le suivais comme son ombre. Je me sentais faible. J’ai faim… Nous entrons dans une pièce emplis de casier. Je le laisse retirer sa chemise après avoir ouvert une porte métallique. Je le contemplais une fois de plus. Bonté divine, il est vraiment magnifique… Déglutissant avec difficulté. Je sortais d’une rupture, je ne devrais pas regarder un autre homme ? Pas vrai ? Mais je m’en fiche. Ce n’est pas qu’un autre homme, c’est Théo. C’est Théo que j’aime, qui est unique. C’est lui et je le regarderais pendant des heures… Je regarde la courbe de son dos ; je le regarde retirer son pantalon et j’observais… J’observais son derrière. Je crois que je ne devrais pas faire ça, mais il était si magnifique. N’aurais-je pas tord de ne pas l’admirer ? J’ai faiblement soupiré. Presque soulagé lorsqu’il enfila de nouveau des vêtements. J’allais finir par lui arracher son boxer tant j’étais obsédé par son corps… Cette fois, j’ai du mal à respirer parce que j’en avais eu le souffle coupé de ce corps sublime… Que j’enviais d’une certaine façon. Lui, il ne devait pas savoir ce que c’est de se regarder dans le miroir et de trouver son reflet dégoutant, d’avoir envie de vomir à se voir tout simplement.

Une fois habillée nous nous regardions et je tentais un léger sourire malgré mon visage marqué par ma peine. Je n’ai pas pu résister à venir passer mes doigts sur son visage une nouvelle fois. Je veux l’embrasser, je veux me sentir aimé comme personne. Je veux que l’on m’aime… J’en avais tant besoin… Mais j’ai trop peur d’être rejeté. Trop peur des conséquences et pourtant, j’ai besoin de tendresse maintenant. Je veux être consolé. C’est injuste ; je ne veux pas qu’il pense que je me console avec lui. Il est arrivé dans ma vie bien avant Cameron, il est arrivé dans mon cœur le premier. Je veux que ce soit lui, qui me console ; personne d’autre. Je ne veux que lui pour me rassurer. Un jour peut-être, pourrais-je à mon tour faire quelque chose qui puisse le rendre heureux. Je le voudrais tellement. Mais à cet instant, je ne pensais qu’à ma peine. Je ne pensais qu’à moi… Je suis un être atroce et égoïste. Je ne le méritais pas, c’était tellement évident qu’il valait bien plus que moi. Qu’il pourrait avoir à ses pieds tous les anges de paradis…

« Je t’aime… » Soufflais-je d’une voix brisée. Je l’aime, je peux encore aimer. Je peux encore l’aimer lui. Je décroche un léger sourire, de soulagement… « Même s’il a tout déglingué là dedans… » Disais-je en posant la main si douce de mon Théo sur l’emplacement de mon cœur. Pourquoi ces vêtements me séparent de lui ? Je voudrais sa peau sur la mienne. Mais le moindre contact avec lui m’était suffisant, m’étais bonheur tout simplement. « Rien n’empêche que je t’aime encore… » Je pourrais être à moitié mort, je pourrais être fou, je pourrais être dans le coma… Je l’aimerai. Mon cœur continuera. Je suis si soulagé de cette révélation. J’ai pris sa main ; nous sortions. Partons de cet endroit maudit qui t’arraches à moi. Occupes-toi que de moi. J’en ai besoin. Plus que toutes les grands-mères de cet hôpital. J’en ai besoin et on s’en fou des autres, ils sont mortels. Ils vont mourir de toute manière… Alors, on ne peut plus rien pour eux.

Nous sortions enfin des murs de l’hôpital. J’ai froid. Je reconnais sa voiture et je montais à bord et profitais du confort du siège. Quand il est venu s’asseoir au volant je me suis tourné vers lui et je le regardais conduire tout le long sans avoir dis quoi que ce soit de plus. Je ne veux pas parler ; je veux juste le regarder. La voiture s’arrête au feu, je le fixais encore. Je le fixais avec insistance puis la voiture reparti… Nous arrivions rapidement et je sortais de la voiture le premier. Peut-être trop vite… J’aurais du l’attendre ; mais je suis sorti et collé à la porte. Les chiens aboient et me font penser à lui. Cameron. Les larmes firent leur retour et je tapais le bois « Taisez-vous ! Taisez-vous ! » Criais-je ; implorais-je, suppliais-je… Pitié… Ne faites pas cela… Je pleure ; j’ai mal. Qu’ils se taisent. Je sais que mon comportement est insensé... Je le sais, mais je le fais quand même.
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Dim 15 Mar - 0:10


❝  ANOTHER DAY OF RAIN HAS COME AND GONE SO I'M COLD INSIDE

Blue & Théo



Je l'aime. C'est évident, c'est un sentiment trop fort pour que je puisse l'ignorer. J'ouvre mon casier en laissant ma chemise plonger dedans, faisant également tomber mon pantalon, laissant seulement mon boxer sur moi. Blue m'avait déjà vu aussi peut vêtu, néanmoins, je sens son regard planté sur mon coeur. Cela ne me dérange pas, loin de là, un petit sourire s'affiche sur mon visage. Ce regard vacillant sur mon dos, caressant ma peau sensuellement. Rien que cette idée me fis frisonner, me donna des envies que je devais absolument refouler. Il vient de se faire briser le coeur, donc, je n'allais pas lui sauter dessus aussi brutalement, j'ai quand même un certain respect. J'enfile un tee-shirt à courte manche noir, ainsi qu'un jeans et des baskets. Une fois fait, je referme mon casier et je tourne le regard vers Blue, plongeant celui-ci dans le sien. Mon dieu, comme je l'aime ce mec. Il va finir par me rendre fou, cinglé et moi aussi je finirais dans cet hôpital en tant que patient. Il souffla alors quelques paroles qui me firent sourire, un sourire tendre, un sourire tellement sincère. Blue venait de me dire qu'il m'aimait et ses paroles étaient sincère, je le savais, je l'entendais comme une vérité étrange. Je sais qu'il m'aime, bien sur, mais comment ? Voilà cette douloureuse question qui me rongeait de nouveau. Oui, comment m'aimait-il ? Voulait-il de moi à ses côtés ? De moi dans sa vie ? De moi dans son lit ? Voulait-il sentir ses lèvres sur les miennes, son corps contre le mien...Moi je voulais tout ça en même temps. Je voulais me réveiller à ses côtés tout les matins de ma triste vie, oui, je voulais partager mon existence avec lui. J'en demande peut-être trop...Je ne sais pas, pour moi cela semblait tellement logique, comme si cette relation coulait de source.

« Moi aussi. »

Une réponse simple et claire, franche et sans réflexion. Je t'aime plus que de raison, je t'aime à en crever, je t'aime car tu es toi et tu n'es pas les autres. Tu es unique, tu es magnifique. Il prit ma main et la déposa contre son coeur, un coeur qu'il disait déglingué, un coeur qu'il pensait brisé. Non, il n'est peut-être pas si brisé vu qu'il m'aime moi, qu'il m'aime encore et toujours, qu'il n'a jamais cessé de m'aimer même loin de moi. Il a suffit d'un regard, d'une retrouvaille pour que nos sentiments reprennent leur place légitime. Nous sommes faits pour être ensemble, amoureux maudits par une séparation qui n'aurait jamais du avoir lieux. Main dans la main, nous partons de ce lieux qui m'avait fait rencontrer l'homme que j'aime. Quelques collègues m'observèrent surpris de me voir tenir la main d'un homme, alors que eux, pensaient que j'étais hétérosexuel. Disons qu'ils n'ont jamais eu l'occasion de me voir avec quelqu'un, ni femmes, ni hommes, j'étais un homme mystérieux au travaille et je parlais rarement de moi.

Le vent caressa ma peau quand enfin nous pénétrons dans ma voiture. Blue ne cessa de m'observer durant tout le trajet, cela ne me dérangea pas, j'aimais le savoir si attentif à moi. Je tournais régulièrement les yeux vers lui, un sourire léger s'affichait parfois sur mon visage, puis je regardais de nouveau la route. Je pris mon temps, je me sentais léger, heureux, perdu et souffrant également. J'ai peur pour la suite...Qu'allait-il se passer ? Allait-il rester à mes côtés cette fois-ci ? Allait-il rester dans ce lit que j'espérais être le nôtre à présent. Je m'arrête devant la maison, Blue se précipita dehors et je le suivis calmement. Mais c'est alors qu'il se mit à hurler à la porte, frappant celle-ci en ordonnant aux chiens de se taire.

« Blue...qui a-t-il ? »

J'arrivais en accélérant le pas, retenant ses bras pour qu'il cesse de hurler. Je criais aux chiens de se taire en Français, ceux-ci s'exécutèrent directement face à ma voix familière. Je tenais toujours les bras de Blue, plongeant mes yeux dans les siens. Les aboiements de mes chiens avaient provoqué quelque chose en lui, un souvenir douloureux sûrement lié à Cameron. J'en avais littéralement marre de ce mec qui s'opposait à notre bonheur, je devais faire quelque chose pour marquer le début de notre histoire, pour m'imposer et réparer l'âme de Blue. Je l'attire alors vers moi et passe mes bras autour de sa taille, posant une main derrière son crâne. Je pose mon regard sur l'horizon, mon coeur bat fort, mon coeur bat vite.

« Attend moi ici. »

J'ouvre la porte et rapidement, je vais mettre les chiens dans le jardin, me disant que ça serait peut-être mieux ainsi. Blue allait devoir s'habituer à leurs présence, mais rien ne presse. Une fois fait, aillant laissé la porte ouverte, j'attrape Blue par la main et le tire à l'intérieur, fermant la porte à clé derrière lui. Une fois cet acte accompli, je pose mes mains sur ses joues, mon regard dans le sien, une respiration lente et tremblante. Mes doigts frôlent sa peau d'une tendre caresse, alors que calmement, mon visage s'approche du sien pour venir poser mes lèvres sur les siennes. Cet acte, je l'attendais depuis si longtemps...Je ne me sentais pas coupable de l'embrasser, malgré sa rupture récente, j'avais l'impression que ce geste pouvait peut-être l'aider à avancer et à oublier quelques instants sa souffrance. Je me sentais brutalement bien, étrangement heureux.

Je passe un bras autour de sa taille pour l'attirer contre moi, collant mon corps au sien, alors que mes lèvres cherchaient les siennes avec douceur et une certaine avidité. J'avais attendu le bon moment, j'avais attendu ce moment ou il aurait eu besoin de ce baiser, ou il aurait eu besoin de savoir cas présent c'était nous contre le monde...Je fini par détacher mes lèvres des siennes, pas que j'en avais envie, non, juste que je devais lui laisser du temps pour assimiler ce que je venais de faire. Avait-il conscience de ce que cela impliquait ? Je ne voulais plus jamais le voir disparaître de mon existence, c'était hors de question. Il m'appartient. Oui, tu appartiens et je t'appartiens corps et âme.
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Dim 15 Mar - 17:10
Sa voix me semble lointaine, plus je cogne la porte, plus les chiens aboient. Je me sentais tellement en colère ! Je veux qu’ils la ferment ! Theo arriva et cria à l’adresse des chiens qui firent silence. Je me laisse attirer contre lui, haletant… Je me laisse collé à lui ; la douleur au fond des yeux. Je me souviens encore de Cameron sous sa forme animale, de ces aboiement alors qu’il voulait me protéger. Il a sauvé ma vie… Il m’a sauvé et maintenant il n’est plus là. Il ne sera jamais plus là. Je ne l’entendrais jamais plus aboyer pour mettre l’ours en fuite et m’empêcher d’avoir peur. Je me calmais alors, fixant les beaux yeux bleus de Théo alors que lui ne me regarde pas. Ses mains maintiennent ma tête et j’ai posé une main fébrile sur son épaule. Ne me lâche pas… Trop tard… Mais j’obéis. J’attendais alors qu’il s’occupait de ses chiens. Je regarde ces animaux passer avec un pincement au cœur. Je crois que je n’aime pas les chiens de Théo… Pourtant, ils sont beaux. Vraiment et leur pelage semble merveilleusement doux… Je me souvenais de la douceur des poils de Cameron, de leur texture sous mes doigts alors que nous rentrions chez nous… Il n’y a plus de chez nous. Je regarde la porte ouverte devant moi. C’est ici maintenant ? Chez nous ? Chez Théo et moi ? Je me sens perdu, même si cette idée me console. J’ai peur de ne pas trouver mes repères, mais je l’avais lui ; c’était cet ange mon repère.

Nous entrions et je le laisse fermer la porte. Nous sommes toujours dans l’entrée et je le laissais me toucher sans afficher la moindre résistance. J’ai besoin d’air, j’ai besoin de son air. Je le fixais, je suis épuisé mais je veux rester là et le regarder. Il est si magnifique. Il s’approchait de plus en plus et je ne fuyais pas. Je me sentais bruler d’impatience. Embrasses-moi par pitié… Ses lèvres se posent enfin sur les miennes, j’ai fermé les yeux et me laissais bercer par sa douceur. Je savourais le parfum de ses lèvres contre les miennes. Je me sentais si bien, dans cette relation encore chaste avec cet homme… Voila des mois que nous nous connaissons, depuis le jour où il m’avait prit pour patient. Nous nous connaissions depuis tout ce temps et mon désir de lui était resté intact ; notre relation avait gardé sa pureté. J’aime cette façon qu’il a de vouloir m’apprivoiser alors que je suis déjà tout à lui.

Je me laisse approcher, il prend possession de mon être à sa façon et j’ai glissé mes doigts dans sa nuque alors que son baiser si tendre dégageait une ardeur qui me laissait toute chose. Je me mis à caresser ses cheveux coupé court avec une tendresse sensuelle. Je me sentais délicieusement bien… Ses lèvres me quittent alors que je n’en avais pas eu assez J’en veux encore, je n’en ai pas eu mon compte de toi…

Je souris faiblement. Un regard mielleux d’adolescent amoureux, mais je le suis. Un jeune amoureux. C’est le premier amour de ma vie, mon grand amour… Je le sais, dans le fond je savais qu’un jour Cameron disparaitrait de ma vie, mais je n’avais pas envisagé que cela se produise aussi tôt et brusquement. Je soupirais doucement avant de glousser en basculant ma tête en arrière ; je ne sais pas pourquoi je ris. Je suis heureux c’est tout. Je redresse la tête te plante mes yeux dans son regard avec un air mutin bien que fatigué « J’attendais ça depuis si longtemps… » Soufflais-je en gardant les lèvres entre ouvertes ; je caressais toujours son crane et je voulu me blottir contre lui. Maitrisant très mal ma force, j’ai manqué de le renverser dans ma brusquerie, fort heureusement le mur se trouvait juste là pour le soutenir. Je rougissais de plus bel avant de me jeter sur ses lèvres. J’avais espéré qu’il m’embrasse dans ce lit, qu’il m’embrasse après mes premiers pas, qu’il m’embrasse après qu’il m’eut peigné après la toilette parce que les aides soignantes jugeaient cela secondaire, qu’il m’embrasse l’autre jour dans sa voiture quand sa main caressait la mienne… Mais c’est moi, je l’embrasse. Je ne veux rien de plus que ces lèvres, que me donner le temps de les savourer. Parce que je ne voulais pas m’empiffrer de lui comme je pourrais le faire d’un hamburger… Il n’est pas un hamburger.

Ma langue quittait avec regret sa bouche, je venais poser mon front contre son cou tandis que mes doigts continuaient de caresser l’arrière de sa tête. Je soufflais sur son épaule et m’imprégnais de son parfum. Jamais je n’aurais à fermer la porte du corbillard derrière son cercueil, non jamais… Nous resterons là ensemble et je serais toujours heureux. Je soufflais doucement au creux de son cou en redressant la tête ; je veux le voir…

« Je t’aime… » Mes yeux brillent, guettent sa réaction. Ne me fais pas de mal, je sais que l’on s’en fera. Que l’on s’ne ai toujours fait et que l’on se pardonnera toujours tout. Mais là, ne me fais pas de mal. J’ai assez souffert ces derniers jours… Je me sentis faible ; trop d’émotions, trop de larmes, trop de joie. J’ai la tête qui tourne et je m’accrochais désespérément à lui. « Ne me laisse pas tomber… » Au sens propre, au sens figuré. J’infligeais peu à peu à son corps le poids du mien ; je tente de lutter ; mes jambes se crispent tant bien que mal. Est-ce qu’il se rendra compte du poids que je vais représenter sur sa vie ? Me veut-il tout de même ? Moi, qui suis si pesant… Cette idée me rempli de tristesse ; l’idée qu’il ne me trouve trop lourd alors je tente de me redresser en vain. Je voudrais tellement lui être utile… Je ne veux pas être un poids pour lui. Je tremblote de fatigue, mais je crois qu’il n’y est pas pour rien. Il me faisait violement frissonné. Merci d’être là, personne ne faisait la moitié de ce qu’il pouvait faire. J’ai faiblement souris. Je me sens laid, mais il me rend beau. Je veux les miettes de son éclat. « Je n’ai que toi… » Il était le seul dans ma vie, mon seul précieux… « Je ne veux personne d’autre que toi… » Je ne veux pas de Cameron, je ne veux plus de lui. Il peut se retourner, mais c’est trop tard. Il a tout gâché.
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Dim 15 Mar - 17:56


❝  ANOTHER DAY OF RAIN HAS COME AND GONE SO I'M COLD INSIDE

Blue & Théo



Mes lèvres sur les siennes. Une explosion de saveurs, une douceur étonnante. Mon coeur bat si fort dans ma poitrine que cela en est douloureux, alors que mon être tout entier réclame Blue sans contre façon. Un premier baiser, un baiser fait d'amour et de réels sentiments. Oui, un baiser qui exprime tellement de choses, tellement de joies. Je sens sa main glisser dans mes cheveux, un contacte que j'adore. Depuis le temps que j'espérais, que je désirais ce contacte avec lui. Un baiser attendu, un baiser dont j'ai souvent rêvé avec lui. J'avais été patient, j'avais attendu le moment idéale pour déposer mes lèvres sur les siennes, pour lui prouver que je l'aime, lui prouver encore et encore sans limite. C'est parfait, c'est unique. J'avais déjà embrassé d'autres personnes, mais ce baiser dépassait toutes mes espérances. Peut-être parce que les sentiments allaient avec...

Car oui, mon coeur lui appartient, mon corps, mon âme, ma vie. Ses caresses dans mes cheveux me font frisonner, alors que je tente de faire durer ce baiser le plus possible. Pourtant, je fini par détacher mes lèvres des siennes, n'éloignant pourtant pas de trop mon visage du sien. Maintenant que j'y ai goutté, j'en voulais encore et encore, je désirais de nouveau capturer ses lèvres avec les miennes, mais je me retenais. Je voulais savoir ce qu'il en pensait, je voulais savoir ce qu'il ressentait. Il sourit et je fais de même. Deux gosses amoureux, deux enfants qui viennent d'échanger leur premier baiser. C'est étrange et merveilleux. Il est celui que j'ai attendu durant des années, il est mon cadeau pour avoir offert mon humanité au diable, il est à moi pour l'éternité. Il penche sa tête en arrière et il rit, je souris tendrement, je comprend enfin que finalement, son amour pour moi est bien réel. Cameron aurait beau revenir, je ne laisserais pas Blue m'échapper et retomber dans ses griffes...Jamais, je ne pourrais pas en survivre. Il plante de nouveau son regard dans le mien, je l'observe avec un amour étrange, une douceur avide.

« Et moi donc... »

Oui, j'attendais ça depuis moins longtemps que lui, mais depuis si longtemps quand même. Je me surprenais à rêver de ses baisers alors que je venais de quitter sa chambre d'hôpital, j'aurais rêvé l'embrasser alors qu'il était couché à mes côtés, assis près de moi...J'aurais aimé poser tant de fois mes lèvres sur les siennes, avidement, encore et encore. Il approcha de moi étant un peux trop brusque, me plaquant contre le mur par la même occasion. Parfois, j'en oubliais qu'il était bien plus fort que ce que je ne l'étais, sauf que lui non plus ne semblait pas le savoir. Je ris légèrement, posant une main au creux de son dos, le temps de le voir légèrement rougir. Comme il est beau, comme il est fragile...Si différent de moi par moment et pourtant, cette différence semble nous unir pour l'éternité. Car oui, notre amour durera bien des années, bien des siècles. Je sens les lèvres de Blue se poser sur les miennes. Répondant à son baiser, je l'attire un peux plus contre moi, laissant son corps se blottir contre le mien, comme si ceux-ci ne formaient plus qu'un.

Je laisse ma main libre se poser dans sa nuque, alors que nos langues se cherchaient, dansant une danse qu'elles seules pouvaient connaître. J'en ai le souffle coupé, le corps tremblant, le coeur battant. Il fait naître en moi tellement d'envies, tellement de désir que cela en devient perturbant. Quand il détache ses lèvres des miennes, nos fronts restent collés, alors que je me mords délicatement la lèvre inférieur. J'en voulais encore, c'est cruel de ressentir une telle envie pour quelqu'un. Je ne me lasserais jamais de ses lèvres, de ses caresses, de son regard. Je sens son souffle dans le creux de mon coup, je frissonne, je me mords une nouvelle fois la lèvre. J'ai la respiration qui semble s'être accélérée légèrement, alors que mon coeur ne souhaite pas ralentir la cadence.

« Je t'aime. »

Ses yeux brillent, les miens aussi. Je viens caresser du bout des doigts son visage, une certaine sensualité ressortait de mon geste toujours aussi doux. Des disputes il y en aura, parfois des grosses, parfois des petites. Je suis d'un naturel jaloux, d'un naturel possessif et râleur mais jamais mon amour ne s'effacera envers lui. Je ne pourrais jamais m'enfuir sans lui, le quitter et vivre mon existence avec un autre. Il est cet amour que l'on oublie pas. Cet amour qui vous hante chaque jour, chaque nuit. Il devient lourd, il se laisse aller et je le sens. Mon bras passe en dessous du sien, entourant sa taille.

« Jamais... »

Un simple mot qui veut dire tellement de choses. Non, jamais je ne te laisserais tomber, si il le faut, je tomberais avec toi sans hésitation. Je le retiens sans trop de difficulté, Blue est plus léger, tellement léger. Il me sourit faiblement et je lui rends son sourire, déposant un baiser sur son front. Il me dit qu'il n'a que moi, qu'il ne veut que moi. Ses paroles sont rassurantes à mes yeux, il me fait comprendre que je suis unique à ses yeux, que je suis le seul. Je me baisse et je passe un bras sous ses genoux pour le soulever. Blue semble fatigué, épuisé même et je ne veux pas qu'il se blesse. Je me dirige en silence vers la chambre ou je vais le déposer en douceur, me posant près de lui, ne pouvant plus le quitter tout simplement. Je laisse une main passer sur sa joue, dégageant son visage d'une mèche de ses cheveux. Je plonge mes yeux dans les siens durant quelques instants, venant déposer un léger baiser sur ses lèvres, fermant les yeux, profitant de cet instant à nous.

« Je ne veux que toi aussi Blue, je ne veux plus être séparé de toi aussi longtemps...Je veux que tu reste avec moi... »

Je souris tendrement et je dépose un baiser à la commissure de ses lèvres, le prenant doucement contre moi, laissant mon corps profitant de cette douce proximité. Ses lèvres me manquaient déjà, mon corps lui réclamait beaucoup plus. Mais une fois encore, je me contentais de le tenir dans mes bras, mon visage près de sien, un léger sourire sur le visage.
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Dim 15 Mar - 22:29
Je crois que je n’ai jamais rien eu d’aussi délicieux dans la bouche. Je crois que je ne connaitrais jamais rien de meilleur. Nous nous embrassions comme des fous, nous nous embrassions et j’aimais follement cela. J’aimais sentir son corps collé contre le mien et mon nom qui hantait ses pensées tout comme le sien hantait les mienne. Il était à moi. Je crois qu’il n’y avait rien de plus merveilleux que cette révélation. Il m’aime. Il est sublime. Je n’ai pas peur de l’avenir à ses cotés, je peux souffrir avec lui je sais qu’il sera toujours là pour me soigner. Il est mon pansement à moi. Mon docteur ; il est le seul a savoir quoi faire pour me soigner, mon rafistoler. Oui, il est le seul à me comprendre, à savoir comment faire avec moi. Il a toujours su, sans que je le lui dise. Il a compris mes silences. Ma peine. Oui, il a toujours compris et cela me fait du bien. Moi aussi, je le comprends. Je comprends qu’il a peur. Mais, je sais surtout ce qu’il ressent, je sais que je serais toujours là pour le rassurer. Pour lui faire voir qu’il n’est pas un monstre ; pas avec moi. Et c’est tout ce qui compte. Lui et moi. Les autres sont secondaires. Ils ne comptent même pas. Ils ne sont que de stupides mortels qui ne veulent que nous faire souffrir en disparaissant.

Jamais il ne me laissera tomber. Je souris faiblement en me laissant soutenir par cet homme si fort. Je crois que j’ai envie de le laisser me supporter, me dire qu’il le voulait bien. Qu’il pourrait me porter tout simplement, toute sa vie. C’est ce qu’il fit. Il me porta et je gardais mes bras enroulé autour de son cou. Je n’ai pas peur, je sais que je ne vais pas tomber ; je sais qu’il ne me fera pas de mal. Je sais qu’il m’emmène vers quelque chose de bon, de beau. Je le sens au plus profond de moi. Je ne peux pas me tomber sur Théo, c’est… Théo.

Nous arrivions dans sa chambre et je me laisse déposer sur le lit. Je souris faiblement. Je me sens un prince avec lui. Un petit prince et il n’est pas seulement mon renard qui m’eut apprivoisé, mais aussi ma rose si cher à mon cœur. Il s’allonge avec moi et je m’en réjouissais en venant me blottir contre lui tout en fixant ses yeux ravissant. Ses lèvres se posent chastement sur les miennes avant qu’il ne réponde quelque chose de si doux. Ses mots sont des caresses ; le sait-il seulement ? Je me sentais sur un petit nuage et je ne voulais pas descendre. Je ne vole pas, mais il m’a emmené dans les cieux.

Je redresse doucement la tête pour embrasser ses lèvres, déposant plusieurs baisers à la suite avant de soupirer de confort… « Tout va si mal quand tu n’es pas là… » Je venais de passer trois jours affreux, trois jours que je voulais à tout prix oublier. Je veux oublier ma douleur. Je veux l’effacer et ne penser qu’à son confort au creux de ses bras. Dans les bras d’un homme qui voulait de moi. D’un homme qui voulait que je sois le sien. J’ai laissé mon bras posé sur ses côtes alors que l’autre était replié au dessous de ma tête et doucement en contemplant son sourire je fermais les yeux « Je t’aime… » Il faut se le dire… Un millions de fois…

Je me suis lentement assoupi ; bercé par le souffle de mon Theo. Je suis devenu si mou et mon esprit pourtant restait accroché à lui. Je ne m’agitais pas dans mon sommeil. Me tournant simplement parfois. Sur le dos, puis je venais coller mon dos contre son ventre avant  de me mettre à plat ventre en poussant une sorte de couinement. J’écartais les bras, remuant quelque peu, marmonnant par moment avant de faire silence de d’avoir l’air si serein. Puis je recommençais mes gesticulations inutiles ; tirant sur les couvertures, m’en débarrassant. Je ne savais pas ce que je voulais quand je dormais. J’ai dormi si longtemps que j’aurais pu ne jamais me réveiller. Je me suis retrouvé à moitié grimpé sur Theo quand j’ai ouvert les yeux en grognant comme si quelqu’un était en train de me frapper… C’était le cas dans les abysses de mes souvenirs qui hantaient souvent mes rêves.

Mes jambes sont étales sur le matelas alors que mon dos traversait le torse de Theo. Je fixais le plafond sans bouger. Dormait-il ? Je me suis lentement faufilé, me redressant comme je le pu, la marque des draps sur la joue, ma chemise toute froissée avec quelques boutons détachés pendant cette séance de lutte. Je m’assois là, lui tournant le dos. Passant une main dans mes cheveux sales en soupirant faiblement. Mes yeux se posent sur mes cicatrices sur mes avant bras, celle qui ne partirons jamais. Si mon corps ne sera plus jamais marqué, celles-ci resterons. Je le sais… Je les hais tellement. Je me tourne vers l’homme qui dormait avec moi, le découvrant les yeux clos. Je ne sais pas s’il dort, s’il se repose ou fait juste semblant. J’ai pris la couverture pour bien le couvrir avec douceur et mes doigts se posaient lentement sur sa peau si douce dans une caresse sur sa joue. « Que deviendrais-je sans toi… Mon ange… » Soufflais-je émue avant de décider de le laisser dormir… Je devrais le laisser tranquille… Je commence à me redresser ; mais je n’arrive pas à me lever… Je crois que je veux juste le regarder dormir. Alors doucement je me tournais de nouveau vers lui. Pourquoi ne se réveillait-il pas ? Je suis resté là, à le regarder. Me couchant à ses cotés sans le toucher. Puis doucement ma main est venue toucher son ventre et je me sentais envahis d’une douce chaleur. Il est si parfait… « Réveilles toi s’il te plait… Tu me manque… » Soufflais-je à peine sans vouloir le déranger de mes caprices. Mais son attention me manque, sa voix, son regard, ses mains sur moi. Je suis si égoïste… J’ai rougi de honte.
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Dim 15 Mar - 22:58


❝  ANOTHER DAY OF RAIN HAS COME AND GONE SO I'M COLD INSIDE

Blue & Théo



J'aime être contre lui. J'aime sentir son corps contre le mien, son souffle sur ma peau. Il se blotti contre moi, je le laisse faire car de toute façon, c'est ce que je désire cruellement. Il redresse sa tête pour venir déposer plusieurs baiser sur mes lèvres, je souris tout en répondant à ceux-ci. Nous sommes deux enfants, nous nous suffisons l'un à l'autre et c'est merveilleux ainsi. Notre paradis et notre enfers, car oui, nous sommes l'enfer de l'autre. Il fera naître en moi de la jalousie mal placée, des crises de colères parfois violentes, parfois inutiles. Il fera naître en moi cette envie de tout détruire, de le haïr, pourtant, je n'y arriverais jamais. Je l'aimerais encore plus fort, je lui demanderais pardon milles et unes fois de peur de le perdre. Je lui offrirais le monde entier pour qu'il me pardonne et il le fera, car il m'aime autant que moi je l'aime. Nous serons sans cesse liés l'un à l'autre, incapables de nous séparer, incapables de vivre l'un sans l'autre. C'est beau, mais c'est également cruel. Il m'avoue que tout va mal quand je ne suis pas là. Je me demande ce qui a bien pu se passer durant mon absence, ce que cette chienne de vie lui a infligé quand je n'étais pas à ses côtés pour le protéger. Je ne vais pas le questionner, je veux qu'il oublie, je veux qu'il se concentre sur nous et seulement nous. Je veux vivre cette histoire à fond, je veux vivre cette histoire jusqu'au bout. Ce n'est pas comme avec Oliver, c'est loin d'être la même chose. Oliver aussi je l'aimais, mais Blue je l'aime bien plus encore. Je n'ai pas envie de prendre la fuite comme avec mon ex, que du contraire...

« Maintenant je suis là, tout ira bien.... »

Je souris tendrement et je passe une main sur son visage, histoire de le rassurer, de me rassurer. Je soupire de bonheur, de calme. Je suis heureux et je suis détendu, si détendu que je sens la fatigue de la journée s'emparer de mon corps. Pourtant, je suis loin d'être épuisé.

« Moi aussi je t'aime, de tout mon coeur. »

Dis-je doucement alors que Blue sombrait dans le sommeil. Quand je sentis sa respiration plus détendue et plus calme, je sors du lit en silence et je file sous la douce. N'enfilant qu'un boxer propre, je descend en bas histoire de laisser mes chiens rentrer dans la maison. Ils n'allaient pas vivre dehors, cela serait cruel et injuste pour eux. Une fois fait, je range un peux et je regarde la télévision, mangeant un bout et buvant une poche de sang au passage. Deux heures passèrent et je décide de rejoindre le jeune homme dans mon lit. Étrangement, un soulagement énorme m’envahis quand je le vis dormir, toujours là sur ce matelas. Il n'a pas disparu...merci seigneur. Un sourire s'empara de mes lèvres et je vais me coucher à ses côtés. Très vite, je m’endors, me laissant bercer par les mouvements répétés de Blue. Cela ne me dérange pas après tout, quand je dors, je dors. Je ne rêve pas, mon rêve est couché à mes côtés... Les heures passent et je n'entends pas Blue se réveiller, néanmoins, sa présence me marqua dans mon sommeil. Comme un manque chaud oui, j'avais cruellement froid. Sa main se pose sur mon ventre et je frissonne à son contacte, ouvrant doucement les yeux, comme si ce simple geste avait suffit à me réveiller. J'avais entendus ses dernières paroles, comme une mélodie lointaine qui me rappelait que l'homme que j'aime avec besoin de moi. Je souris légèrement en m'étendant de tout mon long, attirant le jeune homme contre moi, déposant mes lèvres sur les siennes furtivement.

« Je suis réveillé...Il est qu'elle heure ? »

Je tourne les yeux vers l'horloge, 23h41, la nuit est tombée et cela ne me dérangeais pas vraiment. Après tout, demain je ne travaillais pas, donc, je n'avais pas d’horaire précis. Je fais en sorte de faire glisser Blue sur moi, pouvant ainsi avoir son visage près du mien, l'admirant avec une tendance assez étrange. Un regard amoureux, un regard fou, un regard envieux. Je caresse le bas de son dos du bout des doigts, la tête posée dans mon coussin, le fait de l'avoir si près de moi était simplement la chose la plus agréable au monde.

« Je pensais avoir rêvé... »

Oui, je pensais qu'en me réveillant il ne serait plus là...que c'était encore un de ses rêves cruels qui, en me réveillant, me brisait le coeur dans une souffrance terrible. Mais pas cette fois-ci, non. Cette fois je me réveillais le coeur lourd d'amour, de joie et d'espoir. L'espoir de pouvoir enfin construire quelque chose avec Blue, de ne plus avoir aucun obstacles devant nous. Je viens déposer un baiser dans son cou, laissant mes lèvres caresser sa peau, s'imprimant de ce goût subtile qui lui est tellement unique. Je laisse le bout de ma langue frôler celle-ci, avant de me dégager de son cou, replongeant mon regard dans le sien, laissant mes doigts caresser encore et toujours le bas de son dos. J'aimerais rester des heures et des heures dans cette chambre, dans ce lit. J'aurais aimé ne plus jamais décoller d'ici, vivre notre amour entre ses murs, dans notre univers.
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Lun 16 Mar - 19:33
Je souris satisfais lorsqu’il ouvrit enfin les yeux, comme si j’avais attendu une éternité. Je ne me suis pas même rendu compte qu’il était parti pendant mon sommeil, mieux valait que je l’ignore pas vrai ? Il s’étendait tranquillement et je me laissais attirer contre lui et mes lèvres réclamant les siennes furent rapidement satisfaites. Il me demandait l’air et j’avais négligemment haussé les épaules, je n’en savais rien. Je crois qu’il est seulement l’heure de s’aimer… L’heure de se prendre dans nos bras, oui je veux un câlin… Je veux sentir son petit souffle contre ma peau et resté collé à lui pendant de longues et délicieuses minutes. Je n’affichais aucune résistance, passant mes jambes de chaque coté de son corps pour bien me placer au dessus de lui. Je me trouvais bien à cet endroit bien que je me disais que je devais l’écraser ; je me sentais souvent gros même si c’était loin d’être le cas. Même si parfois j’essayais de me convaincre que ce n’était que dans ma tête tout ça. Il me regarde comme jamais il ne m’a observé et je le fixais aussi avec un léger sourire sur les lèvres. Je posais mes mains sur ses tempes alors que mon torse reposait contre le sien. Je me sentais minuscule mais tellement protégé. Je me sentais tellement bien. Sa main caressant mon échine et moi, je me noie dans son regard si serein. Il me rendait si calme. Moi que Magyar jugeait intenable, moi qui passait mon temps à déambuler n’importe où, à fouiller des tiroirs pour la centième fois sans chercher quelque chose en particulier. Moi qui ne cherchais qu’à m’occuper les mains et me vider l’esprit. Je ne voulais que penser à cet instant ; penser au bonheur que j’éprouvais d’être là contre lui. Je ne voudrais m’y soustraire pour rien au monde.

C’est un rêve merveilleux. Je sentis avec plaisir ses lèvres se poser sur mon cou, m’arrachant un violent frisson ; je me sentis follement émoustillé par cette langue mutine qui vint chatouiller la peau de mon cou jusqu’à pousser un long soupire qui me fit légèrement rougir. Je crois qu’il me rend dingue. Cet homme me rend dingue… Il se recule malheureusement, je le fixais haletant. Trop court… Je souris faiblement, laissant mes mains caresser son cou délicieux. Il me rendait fou. Mais c’était positif, vraiment positif. J’aimais cette sensation qu’il me donnait, celle d’être si important, d’être même… Irrésistible… Oh je sais que je ne le suis pas, que je suis banal ; même insignifiant. Mais il me donne cette impression et cela me plaisait follement. Je me suis lentement approché pour embrasser cette bouche divine. Puis mes lèvres vagabondes sur son visage, picorant doucement sa peau jusque sa clavicule, je descendais lentement, faisant le dos rond sous ses caresses.

Puis finalement cette course folle s’essouffle au niveau de son sternum. Je relève mes yeux brillants, envahis de nouveau par mes angoisses. Je ne veux pas qu’il pense que je me sente mal vis-à-vis de Cameron, bien au contraire. Je me surprenais même à vouloir du mal au lycan. Ce que je ressens est autre… « J’ai peur de gâcher ce rêve… » Lui avouais-je finalement tremblotant, je me sentais mal en point. J’ai peur parce que je gâche toujours tout. Je ne veux pas qu’il me déteste ; je ne veux pas… Qu’il soit déçu de ce que je suis. C’est vrai, pourtant il me connaît. Il me connaît tellement bien et depuis si longtemps. Il m’a connu si bas, si minable… Mais maintenant, je n’ai plus d’excuse pour être mal en point. Je dois être fort, mais je suis fragile. Je veux rester fragile, je ne veux pas me battre pour survivre, mais je veux me laisser vivre auprès de lui. Je veux lui laisser le poids de ma vie. Je suis injuste.

Je soupirais faiblement. Je redresse doucement les dos, m’agrippant à ses épaules pour revenir à la hauteur de son visage. Qu’est-ce qu’il me trouve ? Je me le demande sans cesse, pourquoi moi… Pourquoi le type le plus minable ? L’ange le plus pathétique qui soit. Oui, pourquoi moi ? « Tu… Tu comprends ? Je n’suis pas… Et… Oh regarde, je suis tout sale et… » J’ai du mal à lui faire comprendre ce que je veux, ce qui me fait peur. Non pas lui, non pas qu’il me touche. J’adore le toucher. J’adore être ici dans ce lit. « Et je voudrais que tout soit parfait… Mais moi, je suis une imperfection. » Une erreur de la nature. J’étais cruel avec lui parfois, mais je l’étais surtout avec moi. Si seulement je commençais à m’aimer alors lui aussi aura une vie plus simple. Il aura bien moins à supporter de ma part.

Je soupirais doucement, une main nerveuse dans mes cheveux. Je n’ai jamais été à ce point nerveux avec quelqu’un, je me laisse porter. Mais je veux qu’il sache que je faisais de mon mieux pour atteindre sa perfection même si je ne le serais jamais. Je ne suis pas un véritable ange. Je suis une rature. Théo aimait-il une rature ?
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Jeu 19 Mar - 17:15


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Blue & Théo



Je me sens tellement bien en sa compagnie, c'est étrange, c'est beau mais également déroutant comme sentiment. J'avais l'impression d'avoir trouver celui qu'il me fallait, celui qui fait battre ce coeur qui avait tellement peur de battre autrefois. J'ai toujours eu peur de ce que je pouvais ressentir pour quelqu'un, hors, avec lui c'était venu naturellement. Oui, tout semblait tellement naturel quand j'étais auprès de lui. Je l'aime tout simplement. Je n'ai pas besoin de chercher plus loin dans mon raisonnement, c'est la réponse à toutes ms questions. Je laisse mes lèvres se poser dans son cou, alors que je sens un frisson parcourir son corps. Je souris intérieurement, fière de lui faire ressentir de telles chose d'un simple baiser. Un simple baiser, un simple frisson et pourtant je me sens heureux. Je laisse ma langue glisser sur sa peau, lui arrachant un soupire de plaisir qui résonna en moi comme une douce mélodie. Je sens ses caresses dans mon cou et un frisson s'empare de nouveau de moi. Blue a tendance à vite me faire frisonner, chose très agréable et surprenant. Je n'ai jamais ressenti ça pour quelqu'un, enfin, pas aussi profondément en tout cas. Blue s'approche doucement de moi pour venir caresser mes lèvres des siennes, je le laisse faire, je répond à son baiser comme à chaque fois. Ses lèvres, je pourrais y goûter encore et encore sans jamais m'arrêter, sans jamais m'en lasser. Je sens ses lèvres glisser sur mon visage, le long de ma peau et je soupire également fermant légèrement les yeux, profitant de cette douce sensation qui envahi mon corps assez brutalement. Je laisse mes mains caresser le haut de sa nuque, glissant par moment dans ses cheveux. Très vite, il stoppa sa descente et se redressa et je croise son regard. Il me dit qu'il a peur de gâcher ce rêve...Pourquoi le gâcherait-il ?

Il me dit cela tremblant, comme si il avait peur de ma réaction. Je n'étais ni en colère, ni vexé. Non, j'étais plutôt inquiet de le voir se mettre dans des états pareil pour si peux. Je ne répond pas, mon regard parle pour moi. Il revient à la hauteur de mon visage et je pose mon regard dans le sien, alors que mes mains se posèrent dans son dos. Je l'écoute sans l'interrompre, il a besoin de me dire ce qu'il ressent. Parfois, je me dis que j'aurais bien fais psychologue. Après tout, j'adore écouter les gens, c'est évident et je sais faire ça à la perfection. Je souris tristement à ses paroles, alors que celui-ci affirme être une imperfection. Non, il n'en est pas une, pas à mes yeux. Je ne veux pas qu'il pense être une chose sans valeur, sans beauté, car à mes yeux il en avait plus que beaucoup d'autres.

« Mon ange, mon ange, mon ange... »

Dis-je dans un doux soupire en venant poser un doux baiser sur ses lèvres. Je le retourne et je viens me positionner au dessus de lui, laissant mon visage à proximité du sien. J'aime le regarder droit dans les yeux, son regard exprime tellement de choses. Nous avions tendance autrefois à nous regarder sans rien dire, nos yeux parlaient pour nous et cette sensation n'avait nullement changé. Je caresse le bout de ses lèvres machinalement, cherchant les mots justes, les mots qui pourraient le rassurer un peux. Je sais qu'il n'a pas une haute estime de lui même, j'en ai toujours eu connaissance, pourtant, il devrait comprendre que moi je l'aime comme il est. Si il était différent je n'en serais pas tombé amoureux, je ne l'aimerais pas comme je l'aime actuellement. Il aurait été un patient comme un autre, un homme se confondant dans la population, sans personnalité, sans blue...

« Déjà, il y a une merveilleuse invention que l'on appel douche ou baignoire, si tu trouve que tu es sale tu verras qu'une fois douché cette sensation te quittera sur le champ. »

Je souris d'un air taquin et je viens de nouveau déposer un baiser sur ses lèvres. Même si il se retrouverait couvert de boue, avec des vêtements de six jours ou que sais-je, je pense que cela n'atteindrait pas l'amour que je lui porte. Bien sûr, je me ferais un plaisir de le pousser dans la douche pour enlever toute cette crasse, mais je l'aimerais toujours autant. Je caresse doucement sa joue en laissant mes yeux vaguer sur son visage pour l'observer sous tout les angles, cherchant un défaut, cherchant une imperfection que je ne trouvais pas. Si défaut il y avait, je ne considérais pas celle-ci comme telle car elle faisait partie de lui. Nous avons tous des défauts, des points faibles mais quand nous aimons la personne à ce point, les défauts deviennent invisibles. L'amour rend aveugle, ce dicton parle de lui-même.

« Tu es loin d'être une imperfection. Blue, je t'aime comme tu es. Tu ne serais pas tel que tu es, je ne t'aimerais pas comme je t'aime. Je ne veux pas que tu te vois ainsi, pas en ma présence. Moi je t'aime et je t'aime comme tu es... »

Je viens déposer un baiser sur sa joue, une doux baiser qui dura quelques secondes, un baiser prononcé qui voulait dire tellement de choses. Je t'aime, tu es tout pour moi, ne te vois pas comme une imperfection, tu es unique, tu es celui qui partage ma vie... Quand je me recule je souris tendrement à Blue.

« Tu es unique, c'est la plus grande des beauté...sur ce, veux-tu prendre une douche, changer de vêtements, manger un sandwiche et après on avisera... »
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Sam 21 Mar - 15:58
Sa voix seule m’apaise et quand il m’appela mon ange je me sentis étrange. Je crois que j’ai encore du mal à réaliser que je suis vraiment un ange. Je senti ses lèvres douce comme des nuages se poser sur les miennes. J’aime ces baisers là qui semblent n’être que des caresses sur mes lèvres. Personne ne m’a embrassé comme cela auparavant. Personne n’a jamais été aussi tendre avec moi. Aussi patient. Je ne me sentais pas un objet, je me sentais une personne. Une véritable personne. Suis-je une personne désirable ?  Je craignais tant de ne pas l’être alors. Il me poussa doucement et je cru qu’il voulait se lever et mes yeux s’emplissaient d’angoisse. Il s’est mis juste au dessus de moi et j’ai maladroitement enroulé mes jambes autour de lui. J’ai toujours cette peur immense d’être abandonné. Je me comporte comme un animal la veille du départ en vacance de ses maitres. Je dois me calmer… Mais je n’arrive pas à avoir confiance en moi, à me dire que j’ai assez de valeur pour le retenir. Je me perdais dans ses yeux, les lèvres entre ouvertes ; je ne savais pas quoi dire… Reste… Voila le seul mot que j’avais sur les lèvres. J’ai si peur d’être seul, d’être sans toi. Ne disparaît jamais, pas même une minute. C’est trop dur. Restes. Ses doigts touchent mon visage et mes lèvres et nous restions dans le silence. Dans son regard je peux sentir qu’il ne s’enfuira pas et qu’il n’ira pas se précipiter dans la chambre d’un autre parce que son cœur c’était arrêté. Combien de fois ces ‘urgences’ me l’on arraché à l’hôpital. Je me souviens encore de cette compote pas même terminé resté sur l’adaptable et j’attendais en la fixant espérant manger la fin et quand une infirmière est venu me la proposer je n’ai pas ouvert les lèvres quand je n’ai pas reconnu la voix de mon docteur. Je crois que je l’ai toujours désiré de façon exclusive. Que j’ai toujours été très égoïste avec lui. J’espère qu’il me le pardonnera.

C’est là qu’il me parla de la douche et de la baignoire. Ma gorge émis un gloussement étouffé quand il embrassa mes lèvres. Mes mains encerclaient ses épaules et je fixais son visage alors qu’il me dévisageait avec un intérêt que peu de personne m’avaient porté dans ma vie. Je veux lui dire qu’il est beau comme ça, quand il a l’air si pensif. Je retroussais mon nez en le contemplant ; je n’ai pas l’habitude que l’on me regarde avec autant d’insistance mais je ne me sentais pas aussi mal à l’aise que je l’aurais pensé. Il me met en confiance, au fond de moi je sais que c’est lui. Et lui, il m’aime n’est-ce pas ? Mes mains glissent le long de ses bras, savourant la courbe de ses muscles alors que ses yeux croisent parfois mon regard après avoir fixé mon menton puis mon front. Je me sentais si étrange « Théo… » Soufflais-je presque comme un supplice. Dis quelque chose je t’en prie… Ses yeux ne semblent pas me trouver difforme, mais j’ai besoin de l’entendre. J’aurais besoin de l’entendre des millions de fois… Quand les années passeront me trouverait-il toujours… Acceptable ?

Sa réponse vint alors et m’emplit d’une douce sensation. Une larme coula le long de ma joue ; une larme de soulagement. Pourquoi diable suis-je à ce point émotif ? Il est venu embrasser ma joue et je fermais tendrement les paupières. Je lui rendis son sourire quand il recula et me proposa d’aller me doucher, changer et de manger ce fameux sandwich. J’ai relâché mes bras, m’appuyant sur mes coudes pour me redresser doucement « Je veux un sandwich avec du fromage… » Lui disais-je c’était loin d’être aussi romantique que ce qu’il me disait, j’accordais beaucoup d’importance à la nourriture, il n’y avait qu’à voir comme j’avais engloutis son frigo la dernière fois. Je devrais peut-être m’en excuser… Mais j’ai trop honte, comme un enfant faisant des cachoteries alors qu’il savait très bien que le larcin sera dévoilé au grand jour. Je ne voulais pas qu’il m’en veuille. Je n’avais pas voulu tout avaler, mais je n’ai jamais su m’arrêter. Je ne connais pas mes limites.

Je l’ai longuement embrassé, me délectant de ses lèvres comme si je n’allais pas survivre du temps de séparation à me doucher. Puis j’ai relâché mes jambes resté cramponnées autour de lui pour m’asseoir juste devant lui. « Un jour tu seras fier de moi… J’te l’promets… » Un jour je serais un homme. Je le serais vraiment, je te le jure, laisse moi juste… Du temps… « Laisses moi le temps de grandir à tes cotés… Tu verras… Je serais… Bien.» Je serais digne de toi… Mais je me suis contenté de sourire faiblement. On sera heureux mon Théo. On sera heureux ensemble. Je me suis levé et je prenais sa main alors pour qu’il me montre la salle de bain ; mains que je lâchais avec difficulté quand il est reparti chercher des vêtements. J’ai lentement retiré mon t-shirt que je laissais trainer par terre avant de me débarrasser de mes chaussettes et de tout le reste. Entrant dans la douche en grelottant, j’ai poussé un hurlement (quelque peu aigue, digne d’un dindon étranglé) en ouvrant l’eau et me faisant asperger d’une eau glaciale avant de sentir l’eau se tiédir et atteindre une température adapté, mes cheveux en bataille s’aplatissant comme une crêpe sur mon crâne. L’eau n’avait pas une couleur très ravissante et je pris un flacon de savon au hasard pour m’enduire de la tête aux pieds sous la pluie battante de la robinetterie. Je me frottais avec énergie, une mine boudeuse car j’ai toujours détesté les douches et les bains. Je me consolais à la seule idée de ce que j’allais manger après cette séance d’auto torture. Je coupais enfin l’eau et passais enfin le museau de l’autre coté du rideau en grelottant de nouveau. Serviette ?
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Mer 25 Mar - 12:33


❝  ANOTHER DAY OF RAIN HAS COME AND GONE SO I'M COLD INSIDE

Blue & Théo



Cette histoire allait s'avérer compliquée et merveilleuse. Nous nous aimons plus que de raison, l'un de ses amours que beaucoup ne ressentirons jamais dans leur triste existence. Nous, nous avions la chance de vivre cet amour. Certes, cela ne sera pas facile tout les jours. Nous sommes totalement différents mais c'est ça qui fait que notre couple est si beau, si solide. Notre histoire était sur le point de commencer, notre vie à deux également. Je me sentais bien et angoissé également. Oui, au fond tout ça était nouveau pour moi. Cet amour profond que j'éprouvais pour lui et pour lui seul. Le fait qu'il soit unique à mes yeux, tellement différent des autres à mes côtés. Il avait éveillé en moi de tels sentiments que mon corps en semblait euphorique, et nerveux. Je l'observe alors qu'il murmure mon prénom comme torturé par l'attente de ma réponse. Je souris tendrement face à ce visage que je trouve merveilleux. Il n'a pas confiance en lui, alors que pour moi, il est le seul et unique. Personne n'arrivera jamais à m'enlever cette idée de la tête. Je vois alors une larme rouler sur sa joue, que j'essuie doucement avec mon doigt.

Je ne veux pas qu'il pleure, non, pas à cause de moi. Je dépose donc un baiser léger sur ses lèvres, mais je ne dis rien. Je sais qu'il a besoin de temps pour réaliser à quel point il est important pour moi. Tout a commencé dans un hôpital, mais cette histoire n'aura jamais de fin...Ou alors, elle finira à la morgue avec mon corps inanimé dans un de ses morbides compartiments. Je me redresse lui annonçant le reste de notre soirée, une soirée qui se répétera un jour, nous avions toute la vie devant nous. Une vie éternelle main dans la main, vivant nos journées comme si elles étaient les dernières. Je voulais l'aimer encore et encore sans jamais m'arrêter. Il est le grand amour que je n'aurais jamais plus, j'en suis conscient même si cela me fais peur. Oui, ressentir de tels sentiments peut nous angoisser, peut m'angoisser mais je ferais avec cette angoisse. J'ai encore peur qu'il en aime un autre plus qu'il m'aime moi, cette peur ne me quittera sûrement jamais. J'allais devoir vivre avec, j'allais devoir apprendre à l'aimer assez fort pour qu'il ne se sente pas abandonné et qu'il continue de ne voir que moi.

« Tu auras donc un Sandwiche au fromage. »

Dis-je avec un sourire au coin des lèvres. Ses lèvres se posent de nouveau sur les miennes, je répond à son baiser sans me faire prier, comme si je n'aurais jamais assez de baiser durant ma longue existence à ses côtés. Je passe une main dans sa nuque, contacte physique qui m'est indispensable, alors que ses jambes sont toujours autour de moi. Quand il enlève ses lèvres des miennes je retiens un gémissement de supplice, ouvrant doucement mes yeux pour poser mon regard dans le sien. J'aimerais l'embrasser toute ma vie, passer mon temps à sentir ses lèvres sur les miennes, sentir sa peau sur la mienne. Je soupire tendrement en l'observant. Il détache ses jambes de moi et se met en position assise, je redresse légèrement mon dos. Pas que mon ancienne position soit inconfortable, mais ainsi, je pouvais mieux l'observer. Ce qu'il me dit ensuite me laissa quelques secondes sans voix. J'étais déjà fière de lui, tellement fière. Il est beau, fragile certes, mais c'est lui tout simplement.

« Blue, je t'aime comme tu es...tu n'as pas a changé pour moi. Je te trouve déjà parfait. »

Dis-je sérieusement. Il se lève alors et me prends la main, je me redresse également hors du lit et je vais vers la salle de bain, histoire de lui montrer où celle-ci se trouvait. Une fois qu'il me lâche la main pour que j'aille chercher des vêtements propres, je pose un baiser furtif sur mes lèvres avant de retourner dans ma chambre. Passant une main dans mes cheveux, j'entends l'eau couler et un hurlement assez aigu résonna dans la pièce où Blue se trouvait. Je souris avec amusement, comprenant qu'il avait sûrement eu un soucis avec l'eau. Je me mets à fouiller dans mes armoires pour trouver de quoi lui mettre sur le dos. Vu l'heure qu'il était je décide d'opter pour des habits plutôt décontractés. Un training noir, un tee-shirt ample sans trop l'être non plus noir ainsi qu'un boxer noir et rouge. Je retourne dans la salle de bain au moment ou Blue fait apparaître son visage. Par déduction, je devine ce qu'il cherche et je lève le doigt lui indiquant d'attendre une minute, me penchant vers l'avant, je prend dans un tiroir de la salle de bain une grande serviette que je pose sur l'évier.

« Je vais faire ton Sandwiche, fais gaffe le sol est glissant. »

Dis-je en venant déposer un baiser sur ses lèvres alors que son visage était trempé. Une fois fait, je retourne dans le couloir, fermant la porte derrière moi, tout en descendant dans le salon. Une fois dans la cuisine, je sors de quoi faire un sandwiche et je prépare celui de Blue et je m'en fais un également. J'en profite pour allumer la télévision, vu l'heure, il n'y avait pas grand chose au programme, donc, je loue un film et je l'active. Pas que j'allais forcément le regarder, mais disons qu'un bruit de fond ne fait jamais de mal. Je vais alors donner à manger à mes chiens, histoire qu'ils ne crèvent pas de faim ni de soif. Posant mon regard par la fenêtre du jardin, j'appuie une main contre le mur, laissant une main masser ma nuque calmement. Je suis tendu, trop d'émotions et pourtant je me sentais heureux, léger. Je vais après quelques secondes me mettre dans le divan, déposant mes pieds sur la table basse, les sandwiches sur le côtés n'attendaient cas être mangés. J'entends des bruits de pas descendre les escaliers et je lève les yeux vers la porte qui mène au couloir, Blue fait son apparition et je souris tendrement à sa vision.

« Alors tu as trouvé l'eau chaude ? Tu crie drôlement bien... »
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Mer 25 Mar - 23:12
Sous l’eau j’avais repensé à tout cela. A toutes ces fois où j’aurais voulu me noyer. Il pleut sur moi, il pleut tellement et je ne fondais pas. Je pourrais fondre. Mais je suis là. Je repensais à Cameron, à Théo. A cette façon que j’avais de déjà me substituer à Cameron auprès de lui. Je me demandais ce qui clochait chez moi, est-ce que l’on peut aimer deux personnes à la fois ? Pourtant, avec Théo j’avais chaud et froid. Je voulais qu’il me protège, qu’il me garde avec lui pour toujours. Est-ce que je l’aime parce que j’ai peur de la solitude éternelle ? J’ai peur de lui faire du mal. Est-ce que me soucier de lui est le signe que je l’aime vraiment ? Je me sens en pagaille. Je me sens si… Idiot. Cameron a tout mis en vrac dans ma tête et mon cœur, je sais que Théo m’aidera à remettre de l’ordre. Que cela va être difficile. J’ai peur qu’il s’en aille lui aussi, qu’il ne m’aime pas assez. Que je ne sois tout simplement pas assez important. Personne n’a besoin de moi. Cameron n’a pas besoin de moi. Et qu’importe pourquoi il est partie, je n’étais qu’au second plan pour lui. Et ce n’était pas moi qu’il avait choisi. Cameron, mon loup fougueux et blessé… Maintenant, c’est moi. Je suis en miettes. Enfin, bien plus qu’avant. J’ai voulu lui faire confiance et maintenant je ne pouvais que le regretter. Comme je regrette de t’avoir aimé foutu animal. J’ai mal à mon fichu de cœur.

Que pourrais-je faire pour être quelqu’un d’important ? Théo ne veux pas que je change pour lui. Mais je veux être digne de lui, de son amour. Qu’il ne pense pas que je ne suis avec lui que parce que j’étais seul. Parce que ma solitude était insupportable. Non, je l’aime vraiment ; je l’aime depuis ce jour à l’hôpital. Je me souviendrais toujours de ces internes qui me fixaient et qui  discutaient mon cas sous mes yeux et lui… Qui me fixait. Moi, si frêle et pourtant captiver par son regard. Je ne me suis rendu compte de rien, ce petit voleur de cœur. Ce n’était pas un coup de foudre, ce ne fut pas comme Cameron. Mais au plus profond de mon être ; ce jour là, j’ai su qu’il était quelqu’un de bien. J’ai su qu’il me considérait. J’ai lu son empathie et cela m’avait violement et silencieusement réanimé.

Je sortais la tête du rideau de douche et Théo me fit signe de rester où je me trouvais. Il sorti une serviette et déclara aller me faire un sandwich. Je ne suis pas sorti de la douche. Planqué derrière le rideau il s’est approché de moi et j’ai rougi. Ses lèvres se posaient sur les miennes et je me sentais si bien. Il sort et je tirais le rideau pour aller me sécher en tremblotant de froid. Je m’habille, je suis bien plus maigre que Théo. Je soupire faiblement en séchant mes cheveux se dressant sur ma tête. Je tentais de les dompter avec mes doigts avant de filer en dehors de la pièce. J’adore marcher nus pieds… En silence je descendais les marches et j’entrais timidement dans la pièce et je l’aperçu dans le canapé. Me mordant les lèvres sa remarque pour masquer mon sourire avant de m’approcher de lui. Je me suis assis sur ses cuisses en passant une jambe de chaque coté de son corps magnifiques avant de contempler son visage et de m’emparer de ses lèvres avec avidité en poussant un grognement amusé. Je ne me lasse pas du gout de sa bouche, pourtant les saveurs se meurent. Mais pas lui. Non, il est parfaitement délicieux. Parfait. Mes mains enlaçaient sa nuque et je me collais à lui avec une sensualité qui m’était méconnue.  

Mes lèvres vinrent glisser sur sa joue avant de venir renifler son parfum au niveau de sa nuque. Divin. J’ai embrassé son cou de façon bruyante puis je me suis décollé de son être délicieux en soupirant faiblement. Un sourire serein se dessinait doucement sur mon visage, je sais que je suis une véritable sangsue que je vais l’étouffer… Qu’il n’en pourra plus de moi et que c’est probablement pour cela que Cameron est partie. J’ai mal à cette idée, si mal. J’ai lentement baissé la tête, laissant quelques mèches humides repasser devant mes yeux. Je ne veux pas être rejeté, pas par lui… « Merci d’être là… Je… J’n’aurais pas du crier comme ça hier… Non… J’n’aurais pas du te faire si honte. Pardonnes-moi. » Je t’en supplie, ne m’en veux pas. Mais laisse moi pour toujours la première place dans tes préoccupations, laisse moi passer avant ton travail, avant l’hôpital… Laisses moi être ta priorité. Je veux être au centre, je veux que pour une fois, quelqu’un n’aie rien de mieux à faire que de me tenir dans ses bras. Sois cette personne mon Théo.

Pour l’empêcher de me répondre, je l’ai embrassé de nouveau. Mes mains parcourant son torse ; je voudrais ce contact avec lui. Peau contre peau. Mais je me contente de deviner la douceur de son être. J’ai faiblement souris. Satisfait. Picorant ses lèvres de doux baisers avant de lui dire malgré mon envie de toujours le toucher et j’espérais que lui aussi… Avait envie de moi. « Tu sais… On… On n’est pas obligé de… D’aller plus loin. » Oui, moi j’aime passer du temps à l’embrasser. J’aime ce long moment d’attente, nos hésitations. J’aime cette fébrilité. J’ai souris en caressant ses cheveux courts. N’ai-je pas tant de chance de l’avoir rencontré un jour ? « Je me sens tellement bien avec toi. Je me sens… Mieux. » Je commençais alors à descendre de ses jambes en attrapant un sandwich qui se trouvait là, j’ai tellement faim. C’est toujours aussi fébrile que j’ajoutais « J’ai… Toujours voulu ma destruction. Je le voulais tellement et à chaque fois tu apparais pour me sauver. Je vais bien Théo. » Mon bien être était relatif. J’étais toujours particulièrement complexé et mal à l’aise avec mon propre corps et la personne que j’étais. Mais je ne voulais pas mourir. Les idées de morts m’avaient quitté ? « Et toi ? Comment tu te sens ? » Es-tu heureux ? Voulait-il de moi ? Je sais que nous sommes deux hommes et que cette proximité de nos corps est excitante. Mais c’était plus que cela entre nous ?
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Dim 29 Mar - 18:54


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Blue & Théo



Comment en étais-je arrivé à l'aimer de la sorte ? Comment mon coeur en était-il arrivé à battre si fort que cela en devenait presque douloureux ? Je n'en avais pas la moindre idée, mais c'était ainsi et malgré la douleur, la peur, les doutes, je savais que mon coeur ne pouvait que lui appartenir. J'avais croisé son regard sur ce lit d’hôpital, je l'avais inconsciemment aimé sur le champ. C'est ainsi que je fonctionne, au coup de coeur et Blue avait été le plus grand, le plus fort de mon existence. Je ne souhaitais pas le perdre, quitte à mettre mon existence en péril pour lui. Oui, je ferais tout ce qui est nécessaire pour l'aider à guérir de ses blessures passées, espérant secrètement que ce Cameron finirait pas s'effacer de son existence. Je ne voulais pas avoir à faire à lui, risquant de devenir méchant, cruel avec celui qui avait brisé son coeur. M'aime-t-il comme moi je l'aime ? Peut-être, peut-être pas. Mon amour envers lui me semble tellement grand, si fort que cela m'étonnerais assez qu'il puisse éprouver la même chose. Assis dans le divan, j'observais Blue qui avait retrouvé toute sa fraîcheur dans des vêtements propres. Il est si beau, si attirant que cela me perturbe de l'intérieur. Je lui lance une petite pique alors que je le vois se mordre la lèvre, masquant un sourire que je ne pu que voir quand même, ou encore deviner. Il approche de moi et je sens mon coeur battre la chamade. J'ai l'impression que son corps m'a déjà cruellement manqué, comme si il réclamait d'avantage de contactes, de baisers. Il vient se mettre sur moi, laissant ses jambes glisser de part et d'autre des miennes. Je dépose mes mains sur ses cuisses, l'observant avec attention, tendresse, envie. Il est beau, je le trouve tellement. Il peut paraître tellement banal aux yeux des autres, aux miens, Blue est la septième merveilles du monde.

Je plonge mes yeux dans les siens, un léger sourire aux lèvres, alors qu'il vient déposer ses lèvres avec avidités sur les miennes. Je démarre au quart de tour, y répondant avec la même ardeur, resserrant mon emprise au niveau de ses cuisses. Je laisse une de mes mains remonter dans son dos, savourant ses lèvres contre les miennes, recherchant sa langue avec la mienne pour une danse envoûtante dont elles seules avaient le secret. Son corps se colle au mien et je fais en sorte d'entourer sa taille de mes bras, un soupire de plaisir s'échappa de mes lèvres, alors qu'une envie certaine naissait en moi comme une flamme brûlante. Le sentir si proche, si avide était des plus agréable, surtout face à cette sensualité que je ne lui connaissais pas. Ses lèvres dévient le long de ma joue, je ferme légèrement les yeux, me mordant la lèvre essayant de contenir ainsi des pulsions que je ne pouvais assouvir sur le coup. Je penche légèrement ma tête sur le côté, profitant de son baiser que je sentais au niveau de mon cou, alors que mes mains caressaient son dos. Il vient alors se poser dans mon cou, poussant un faible soupire alors que mon coeur battait bien trop rapidement dans ma poitrine. Je dois bien avouer que je m'emballais à un simple baiser, mais dans une telle position, je ne pouvais que souhaiter d'avantage. Je l'écoute me parler, je souris faiblement mais avant que je n'aille le temps de le répondre, Blue s'empresse de m'en empêcher reprenant le contrôle de mes lèvres. Je gémis légèrement de plaisir quand ses mains se mirent à parcourir mon corps, alors que les miennes parcourraient son dos. Je passe une main dans ses cheveux mouillés, répondant aux moindre de ses baisers.

Je n'avais jamais aimé quelqu'un ainsi, je n'avais jamais désiré une personne comme je le désirais actuellement. C'était une sensation cruelle et étrange, agréable et brûlante. Je l'écoute et je me mords la lèvre alors que j'ai envie de plus, de beaucoup plus. Je souhaite son corps, je souhaite son coeur, je souhaite son âme. Je souhaite posséder tout chez Blue, aussi bien physiquement que mentalement. C'est égoïste, mais je souhaite qu'il ne puisse plus vivre sans moi.

« On est pas obligé non.... »

Je souris tendrement, après tout, je n'allais pas en mourir si ? Si...Enfin, non, enfin je n'en savais rien du tout. Mon corps hurlait son envie, alors que mon coeur se morfondait déjà face à ses baisers qu'il avait cessé. Il me dit qu'il se sent mieux, qu'il se sent bien avec moi et j'en suis réellement heureux. Sauf quand il glissa de mes jambes...Là, je le fus un peux moins. Je le voulais encore contre moi, oui, je voulais garder ce corps contre le mien, ses lèvres sur les miennes.

« Je me sens bien avec toi aussi...Tu es la plus belle chose qui me soit arrivé Blue. »

Je l'observe attraper son sandwiche et je souris calmement, l'observant manger. J'aime le regarder, néanmoins, cette proximité me donnais carrément envie de lui sauter dessus. Heureusement, je ne suis pas un animal sauvage, enfin, pas vraiment. Quoi que, voilà un sacré bout de temps que je n'avais plus eu de rapports quelconques, l'envie risquait donc de monter beaucoup plus rapidement de mon côté. Je l'écoute et doucement, je viens me placer derrière lui, glissant mes jambes de chaque côté des siennes, venant répondre à sa question en murmurant au creux de son oreille.

« Merveilleusement bien...Je me sens heureux tout simplement. Je t'aime Blue. »

La proximité de son cou ne pu que je tenter d'y déposer un baiser, déposant une main sur sa cuisse de nouveau.
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Mar 31 Mar - 0:28
Quand il répondait que l’on n’était pas obligé, je comprenais qu’il serait toujours doux avec moi. Qu’il serait toujours le même. Et pourtant, qu’il était enivrant. Ses mains me rendait dingue ; dans mes cheveux et ma cuisse. Il me rendait fou d’amour. J’étais terriblement  et follement amoureux de lui. Je me sentais bien à ses cotés. Je me sentais à l’aise. Je savais qu’avec lui, je pouvais être faible sans risque de me faire écraser par lui. Qu’il me respectera encore. Qu’il me considérera comme une personne. Une vraie personne. C’était cela qui me plaisiat chez lui, il ne m’abandonnera pas. Il se souciait de ce que je ressentais. Cela avait de l’importance pour lui. C’était si doux comme sensation. Il me disait se sentir bien et je souriais heureux. Moi aussi, je me sens bien. Alors, j’espérais que nous restions ainsi pour toujours. Je savais que j’avais agis sur un caprice et exigé beaucoup de lui. Que je n’avais pas à lui demander de renoncer à sa vie, à ce qu’il faisait en dehors de moi. Parce que j’étais nouveau dans sa vie, que j’allais bien trop l’étouffer. Je ne veux pas qu’il se lasse de moi, qu’il suffoque. Je devais le laisser respirer sans moi, loin de mon odeur pour qu’elle lui manque… Mais c’est trop dur. Je ne suis pas près encore. Pas tout de suite. Et quand il vint se mettre derrière moi, je comprenais que lui aussi ; n’était pas près.

Je mordais dans le pain avec plaisir. Uhm, délicieux. Je crois que ça n’est bon uniquement parce que c’est lui, qui me l’avait préparé. Je me vautrais gentiment contre son torse alors qu’il murmura à mon oreille. J’avalais ma bouchée alors que je ses lèvres se posaient délicieusement sur mon cou. Mon corps se laissa secouer d’un frisson agréable et je m’empressais de mordre de nouveau mon encas alors que sa main glissais sur ma cuisse. Les yeux rivés sur l’écran de la télévision ; je n’ai pas bougé. Je me sentais bien. Dans ses bras à manger. Je crois que c’est deux activités que j’adore. Alors les faire en même temps était un véritable plaisir. Je n’ai pas répondu. Je mangeais tranquillement mon sandwich en me laissant transporter par sa présence et ses petites attentions à mon égard. J’aime tellement cette façon qu’il avait de me laisser croire que j’étais important. Une fois mon repas achevé, je me suis suçoté les doigts avant de tordre mon cou pour le regarder en coin en lui adressant un faible sourire pensif. Reconnaissant. « Je t’aime… » Souffla ma voix. Ma main trouva la sienne et l’invita à enlacer mon petit torse. Je me sens minuscule et protégé ainsi. Je soupirais de bien être et ma deuxième main se posa sur la sienne se trouvant encore sur ma cuisse.

Je restais collé contre lui ; laissant le temps s’écouler sans m’en soucier. Je n’aime pas me soucier du temps, je ne veux pas y penser puisqu’il n’avait plus aucun sens pour nous. L’on est libre du temps. Et nous pouvions rester longtemps dans les bras l’un de l’autre sans se soucier de quoi que ce soit. Il était presque minuit et le film n’était pas terrible. Je regardais les image sans faire attention à ce que je voyais. Puis après un moment si doux de silence. J’ai tendu mon cou pour poser ma nuque sur son épaule. J’ai lentement embrassé son cou à plusieurs reprise avec légèreté ; sensualité. J’avais peur de le faire avec lui. Que je ne sois plus une nouveauté pour lui. Qu’il ne m’aime plus. Qu’il n’a plus envie de moi. J’ai peur que l’éternité soit trop longue pour lui. « Je ne veux pas avoir un gout de routine pour toi… » Je ne veux pas être banal, je ne veux pas être fade. Je ne veux pas que mon corps donne une sensation de déjà vu. Qu’il n’y ait plus cette étincelle dans son regard quand il me regarde. Parce qu’il me regardait comme personne. Ses yeux si beaux, je ne me lasserais jamais de les admirer. Je me plais dans ses yeux ; c’est absurde. Je suis toujours moi, je suis toujours laid. Mais dans ses yeux ; je suis plaisant. Je le crois ; j’aimerai être séduisant pour lui. J’aimerais lui plaire. Parce qu’il me plaisait atrocement.

Je continuais d’une voix mielleuse. « Embrasses-moi Théo… Embrasses moi toujours de cette même façon. » Aimes moi au travers de tous tes baisers. J’en avais tant besoin. Je ne suis pas qu’un passe temps n’est-ce pas. J’ai à mon tour posé une main sur sa cuisse musclée se trouvant autour de mon bassin. Cette position me plaisait assez et je me cambrais doucement pour appuyer malicieusement sur son bas ventre. On n’est pas obligé de le faire, mais j’en avais cruellement envie. Je jouais au contorsionniste pour embrasser ses lèvres avec avidité ; je tirais si fort sur ma gorge que ma pomme d’Adam tirait cruellement sur ma peau qui semblait sur le point de lâcher. Je poussais un râle de joie en caressant sa cuisse avec douceur. Je ne suis qu’un dépravé ; mais je ne pouvais pas y résister plus longtemps. J’avais peur, je ne voulais pas bruler trop vite… « Promet moi que je n’aurais pas un gout de cendre dans ta bouche… » Jures le moi, ou je ne serais que de la cendres. Je devrais bruler car je ne peux vivre si tu n’as plus le gout de moi. Mon anxiété était ingérable. Je voudrais lui dire comment me rassurer. Mais je l’ignore moi-même. J'ai souris tout contre ses douces lèvres; je souriais de joie. Je souriais d'espoir.
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Mer 1 Avr - 11:24


❝  ANOTHER DAY OF RAIN HAS COME AND GONE SO I'M COLD INSIDE

Blue & Théo



J'avais besoin de cette proximité avec lui, c'était devenu comme vital pour le moment. Le début d'une relation c'est toujours quelque chose d'intense, d’enivrant, nous en étions à ce moment. Pourtant, je connaissais déjà cette sensation, sauf qu'avec Blue, cela me paraissait tellement différent, beaucoup plus fort, beaucoup plus agréable. Le coeur battant dans ma poitrine, mon corps contre celui du jeune homme, je laissais mes doigts caresser sa cuisse avec tendresse et calme alors qu'il mangeait contre mon torse. Mon regard fixait l’écran sans réellement y prêter une grande attention. L'heure tournait et nous étions toujours là, le temps n'avait plus d'emprise sur nous. A jamais, nous allions restés dans ce corps qui était le nôtre. Pas une ride, aux yeux des humains nous avions un charme étonnant presque fascinant. J'en avais joué lors de mes premiers jours en Latawiecs, me nourrissant de jeune homme parfois plus jeune que moi, savourant leur sang, leurs gémissements. Mais Blue était arrivé, il m'avait rappeler cette petite part d'humanité qui vivait toujours en moi, cette humanité qui l'aimait plus que de raisons. Posant mes lèvres sur son épaule, je poussais un soupire de bien être. Oui, j'étais tellement bien à cet instant précis, tellement paisible et heureux. Je ne voyais plus cette ombre qui semblait grandir en moi, je ne voyais, je ne ressentais que cet amour que je portais à ce Latawiec. Mes caresses montaient et descendaient sur sa jambe, une certaine sensualité se dégageait de mon geste sans pour autant que je le réalise. Pourtant, elle était belle et bien là. Une fois son repas terminé je redresse légèrement le visage, alors que lui, tournait la tête pour me regarder en coin. Je souris tendrement, tournant mes yeux vers les siens, alors qu'il me disait qu'il m'aimait. Je ne me lasserais jamais de ses paroles, de ses je t'aime. Un sourire en coin, je dis doucement, d'une voix calme et paisible.

« Moi aussi. »

Sa main trouve la mienne, alors que celle-ci me guide à l'entourer, chose que je fais sans opposer de résistances, le faisant avec grand plaisir. Je sens son autre main se poser sur la mienne, celle qui avait cessé ses caresses sur sa cuisse, pour entrelacé mes doigts avec les siens. Il soupire, moi aussi. Nous sommes bien, nous sommes comblés par cette proximité qui me semble merveilleuse mais encore trop éloignée. J'ai besoin de le sentir tout contre moi, j'ai besoin de ses baisers, j'ai besoin de ses caresses mais j'ai également besoin de le protéger. Dans un sens je l'avais toujours fait et je le ferais sûrement toujours, éternellement, jusqu'au chaos infini. Nous restons là, observant ce film qui franchement n'est pas fameux, mais je n'avais pas vraiment choisi de le mettre. Disons qu'au début je l'avais mit pour avoir un bruit de fond, ne me doutant pas que nos regards allaient se poser sur ses foutues images débiles. Mon dos contre le canapé, je laissais ma main dans la sienne, caresser sa paume du bout des doigts. J'ai toujours ce besoin maladif de lui offrir une caresse, un baiser, un sourire, un regard. C'est épique, c'est étrange. Cette relation allait soit me combler de joie toute ma foutue existence, soit me détruire à petit feu... L'un ou l'autre, il n'y avait pas de juste de milieu, pas avec les sentiments. Blue fini par venir déposer sa nuque sur mon épaule, venant poser quelques baisers dans mon cou. Je laisse plusieurs frissons m'envahir alors que je sens mes entrailles se tordent face à une envie qui remontait de nouveau à la surface. Je pousse un léger soupire, un soupire presque inaudible d'envie. Blue m’annonce alors qu'il ne veut pas avoir un goût de routine pour moi. Je pose un regard sur lui, un regard pétillant, un regard brumeux face à des émotions diverses. Amour, envie, bien-être...

« Tu n'auras jamais ce goût pour moi. Tu aurais toujours ce goût merveilleux que je ne cesserais de vouloir encore et encore. »

Je ressers mon étreinte autour de lui, venant déposer un baiser sur le coin de ses lèvres. Blue ne pourrait jamais avoir un goût de routine à mes yeux, c'est complètement impossible. Il allait devenir cette drogue que l'on réclame encore et encore sans savoir s'en passer. Oui, il n'allait pas le devenir, il l'était déjà. J'entends sa demande et je souris tendrement. Je l'embrasserais encore et toujours sans jamais cesser de le faire, avec cette même passion, ce même amour que j'éprouverais éternellement pour lui. Je sens la main de Blue se poser sur ma cuisse alors que je sens également une pression son mon bas ventre. Il jouait avec le feu, mais disons que cela ne pouvait que m'attirer d'avantage. Nos lèvres se trouvèrent de nouveau, alors que je répondais à ses baisers avec autant d'avidité que lui, me collant le plus possible à son corps. Ma main qui l'entourait remonta pour se poser dans son cou, alors que le coeur battant, je ne cessais de laisser mes lèvres caresser avec sensualité les siennes. J'entends son râle de plaisir, alors que mon soupire d'envie s'échappa de mes lèvres.

« Tu as un goût bien plus merveilleux. »

Je venais de murmurer ses paroles à son oreille, alors que des frissons parcourraient mon être face à ses caresses, ses baisers. Je viens caresser son cou de mes lèvres, laissant ma langue goûter à cette peau que je trouvais délicieuse. J'ai besoin de le sentir contre moi, de me sentir contre lui. A une vitesse étonnante, je viens me placer en face de lui, mes nouvelles aptitudes de Latawiecs m'offraient une rapidité que j'appréciais à certains moments. Mes lèvres quittèrent les siennes l'espace d'une seconde ou deux, mais déjà, elles retrouvèrent celles de Blue alors que je le soulevais légèrement du divan pour l'allonger dedans. Je me positionne au dessus de lui, alors que mon corps se coller de nouveau au sien, mes lèvres dérivant vers son cou, explorant chaque parcelles de cette peau qui me rendais dingue.

« Je t'aime... »
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Ven 3 Avr - 11:37
Sa main si douce sur ma cuisse avait provoqué en moi cette envie irrésistible de me jeter dans ses bras. Je me sentais délicieusement bien. L’on s’aime, c’était ça qui rendait notre vie plus belle et douce. Je me sentais compris et mon semblable, mon Théo à mes cotés. Je ne désirais rien de plus. Tout était : parfait. Il me rassura une fois de plus. Que je ne serais jamais usé à ses yeux. Que ses lèvres n’en auront jamais assez des miennes. Il me serrait dans ses bras et je me lovais contre lui ; fermant tendrement les yeux, bercé par sa seule présence. Quand je pense que j’ai souffert le martyr au départ de Cameron. Il n’y a pas à dire, il est le meilleur docteur qui soit. Mon Théo, il était vraiment formidable. Nous nous embrassions avec plaisir et je caressais à mon tour sa cuisse alors que mon derrière insistait sur son corps sublime. Moi, je ne l’avais jamais vu nu. Bon, presque nu. Mais je n’avais jamais posé mes yeux sur ce qui était de plus privé dans son anatomie. Il m’avait déjà vu lui ; cela fut gênant au début. Mais je crois qu’après ne plus avoir été vraiment conscient d’être vu, il m’a été plus simple d’accepter son regard sur mon triste corps.

Il m’enlaçait, sa main sur ma gorge tendue ; sentait-il ma jugulaire palpiter follement ? Je n’en doutais pas… Ce long baiser me transportait de bonheur ; je me sentais si bien. Oui. Vraiment bien. J’ai lentement fermé les yeux, savourant cet échange salivaire qui m’apportait confort et bien être. Cet homme dégageait quelque chose que je ne saurais décrire. Une substance dans l’air qui me rendait fou, il me possédait pleinement à cet instant. Ses lèvres sur mon cou, je me senti frissonner de plus bel. A peine eu-je le temps de pousser un léger gémissement sous ces sensations incroyable que sa langue mutine sur la peau de mon cou me provoquait. Peut-être était-ce un endroit où ma sensibilité était plus accrue. Il était vrai que je ne connaissais pas encore bien mon corps et ses réactions. Je voulais apprendre à me connaître au travers de lui. Je voulais me découvrir dans son regard et sous ses mains délicates qui semblaient faites tout simplement pour moi.

Ses lèvres s’écrasaient contre les mienne alors qu’il se retrouvait en face de moi. Il m’allongea et je me laissais faire. Le regard empli de fascination. Comment parvenait-il à faire cela ? J’y pensais, moi aussi ; j’avais ces dons. Pourquoi est-ce que je ne savais pas m’en servir ? Je restais passif de ma propre force. Mes doigts glissaient dans ses quelques boucles qui sublimaient son visage. Il m’aime. J’enroulais mes jambes autour de lui poussant un gloussement de joie alors que ses lèvres parcouraient mon cou dénudé. Il me rendait si heureux. « On pourrait… On pourrait arrêter d’attendre. » Soufflais-je finalement. Je savais que je venais juste de prétendre l’inverse. Que je ne voulais pas que l’on se consume maintenant, mais j’étais quelqu’un d’assez ambivalent. Il n’y avait qu’à voir comme j’avais pu passer de la détresse morale au bonheur le plus intense en moins de vingt-quatre heure. Je ne suis pas normal, je le sais. Mes émotions sont très étranges.

Je riais faiblement, je riais parce que je ne l’avais pas fait depuis si longtemps. J’ai gonflé mon torse contre lui. Je me suis langoureusement collé à lui ; mon dieu que c’était… Bon. Mes mains glissaient le long de son échine et je soulevais son t-shirt, me pinçant les lèvres à l’idée de cette découverte. Mes doigts remontaient doucement son vêtement alors qu’ils découvraient la musculature de son dos. Mon souffle irrégulier suivait le rythme fou de ses baisers « Théo… Je veux être ton homme. Dès ce soir. » Oui, je veux que notre histoire commence ; je ne veux pas être juste son plaisir ce soir, je veux être son homme. Comme il est le mien depuis bien longtemps. Il est mon petit héros. Il est l’homme que j’avais tant espéré. Oui, j’en suis persuadé. Il est celui dont j’aurai besoin chaque matin. Celui qui me comblera. Celui que chacun mérite.


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Jeu 23 Avr - 19:09


❝  ANOTHER DAY OF RAIN HAS COME AND GONE SO I'M COLD INSIDE

Blue & Théo



Je vais sûrement avoir peur, oui, cette peur que l'autre ne vous brise en milles morceaux. Cette peur que votre coeur ne peut supporter, que l'on ne peux imaginer. Cette souffrance qui vous brûle de l'intérieur, ce manque que l'autre nous fait ressentir encore et encore par son absence. Oui, je vais avoir peur qu'il s'en aille retrouver ce Cameron, qu'il me quitte, qu'il fuit celui que je suis...un être totalement imparfait. J'ai beau l'aimer de tout mon coeur, je reste un homme, enfin, une créature pourvue d'un coeur, de défauts et de qualités. Je vais l'aimer, non, je l'aime déjà plus que de raison...Malheureusement, je me connais, je sais qui je suis, ce que je suis et ce dont je suis capable. J'espère qu'il pourra me pardonner. Oui, pardonner mes erreurs, mes moments de colères, mes moments de tensions. Mais nous n'en sommes pas encore là. Car déjà, je le sais, je le sens, notre histoire durera plus que n'importe qu'elle autre. Elle ne sera pas facile à vivre, mais au fond, la vie en elle-même est d'une complication légendaire. Nos caresses, nos baisers. La chaleur semblait envahir tout mon être, comme si mon coeur était devenu un foutu volcan prêt à exploser.

Je me retrouvais au dessus de lui, usant de mes nouvelles capacités de rapidités, tel un chasseur se précipitant sur sa proie. Non pas pour la tuer, non, mais plutôt pour la dévorer, la consumer de baisers et de caresses. Il enroule ses jambes autour de moi, je laisse alors l'une de mes mains se poser sur sa hanche droite, resserrant mon étreinte contre son corps. Je frissonnais face à ses baisers que je sentais dans mon cou, ses lèvres me semblaient piquantes et excitantes. J'en voulais encore et encore. Fermant les yeux, je profitais de cette sensation qui m'envahissais, profitant de ce moment que je partageais enfin avec celui qui me faisait complètement fléchir. Blue serait ma bouée de sauvetage, ma délivrance, mais il sera également mon pire cauchemars cette peur permanente qui ne me quittera jamais. Il sera mon paradis et mon enfers. Je souris légèrement à ses paroles, alors que sa main vagabondait dans mes cheveux, me procurant de nouveaux frissons. Il voulait cesser d'attendre, je n'étais pas contre cette idée. Je ne voulais rien précipiter, mais actuellement, l'envie était bien plus forte que ma foutue raison. Je le voulais, je voulais le posséder de toutes les manières possibles. Je le voulais pour moi, pour moi seul. Je voulais qu'il l'oublie lui, je voulais qu'il ne pense plus cas moi, cas nous...

« Oui, on pourrais. »

Dis-je le souffle un peux plus rapide face à une réaction naturelle de mon corps, de mes pensées, de mes envies. Je viens poser un baiser dans son cou, remontant vers son oreille, laissant mes dents frôler le lobe de son oreille avec une sensualité certaine. Il riait et ce rire me fis légèrement sourire. Son rire était comme une douce mélodie, un couinement que j'appréciais fortement. J'aimais le savoir bien, le savoir heureux dans mes bras, sous mes caresses, mes baisers. Son torse se colla un peux plus au mien, alors que ses doigts glissèrent vers mon tee-shirt le soulevant légèrement, découvrant cette musculature que j'avais naturelle. Je plongeais mes yeux dans les siens, l'observant en silence alors que je nous trouvais déjà bien trop habillé. Je resserre mon étreinte au niveau de sa hanche, mon torse se soulevait rapidement face à une respiration saccadée par l'envie qui parcourrait mon corps tout entier. Je souris légèrement à ses paroles, posant une main sur sa joue.

« Blue, je veux que tu sois mon homme, dès ce soir, mais également pour toute ses années qui nous restent à vivres... c'est à dire toute l'éternité. »

Oui, je voulais qu'il soit mien, je voulais être sien. Je ne voulais plus qu'une seule personne à part moi puisse lui procurer autant de plaisir, je voulais être le seul qu'il puisse aimer durant l'éternité et bien plus encore. Je voulais être celui qui l ferait rire, mais également qu'il aurait peur de perdre comme moi j'avais actuellement peur de le perdre. Je voulais vivre ma vie à ses côtés sans jamais plus le quitter. Je voulais l'aimer encore et encore, mais également le détester pour cet amour que je pouvais lui porter. Je souhaitais tellement de chose, sauf une, une seule...Qu'il me quitte, qu'il s'en aille et me laisse seul avec un coeur brisé, j'avais déjà assez souffert et lui aussi, il était temps de goûter au bonheur. Je sens mon tee-shirt glisser vers le haut avec l'aide de Blue, sans opposer la moindre résistance, je le laisse faire, me retrouvant alors torse nu face au jeune homme. Il m'oblige à me redresser légèrement sans pour autant rompre le contacte entre nous, comme si nous étions collés l'un à l'autre pour toujours. Il m'observe et je le laisse faire, je suis à lui et il est à moi. Mon corps tout entier, mon coeur, mon être, ma personne lui appartienne. Ses lèvres reviennent chercher les miennes, elles m'avaient manquées. Je lui rends ses baisers sans la moindre hésitation. Mes lèvres se faisaient envieuses et ardentes, mon corps contre le sien était chaud voir bouillant. Je soupirais d'envie, de plaisir, d'excitation. Mes mains se faisaient baladeuses, alors que ma main gauche glissait sous son tee-shirt, laissant ma peau sentir la sienne du bout des doigts.

Son visage s’enfouit de nouveau dans mon cou alors qu'il venait de murmurer un mot doux. Je pouvais sentir sa langue jouer sur mon cou, provoquant en moi de violents frissons. Je resserrais mon emprise sur sa hanche, laissant ma main remonter doucement pour redescendre plus sensuellement. Je me mordis violemment la lèvre que je sentis ses doigts glisser sur ma peau, alors que sa main fini par descendre sous ma ceinture. Un léger gémissement s'échappa de mes lèvres, c'était une torture, une violente torture qu'il m'infligeait là. Une de mes mains vient se poser dans sa nuque, alors que je viens également déposer mes lèvres dans son cou, m'amusant à mordiller quelques endroits avec passion et envie.

« Comment pourrais-je l'oublier ? »

Dis-je en laissant quelques souvenirs envahir mon esprit sans pour autant m'échapper de l'emprise sensuelle du moment. Beaucoup d'interne n'aimaient pas toucher les patients à mains nues, personnellement, je trouve que les gants ne sont pas nécessaires dans certaines situations. Je trouvais que cela faisait un obstacle entre le patient et son médecin...Donc, j'avais sans aucune crainte étendu de la pommade sur Blue à mains nues, doucement, comme une caresse presque tendre, non, celle-ci était tendre.

« Je m'en souviendrais toute ma vie. »

Murmurais-je doucement en posant mes lèvres sur sa peau, un baiser tendre, doux, calme et envieux également. C'est alors qu'il me susurra des paroles que j'attendais, que j'espérais secrètement. Je viens plonger mes yeux dans les siens durant quelques secondes. Oui, au fond j'attendais son feu vert pour commencer, son autorisation pour aller plus loin que de simples caresses, de simples baisers. Je viens dévorer ses lèvres avec les siennes, des baisers sensuels et pourtant doux tout en étant assez ardent. Un mélange magnifique entre l'amour et l'envie. Je laisse alors mes doigts glisser sous son tee-shirt et, comme demandé, doucement, je soulève celui-ci. Je détache mes lèvres des siennes l'espace d'une seconde pour lui enlever complètement, le jetant sur le sol sans aucune délicatesse, revenant chercher ses lèvres avec les miennes. Je le repousse doucement sur le canapé pour qu'il s'y remette en position couchée, une fois fait, mes lèvres glissèrent doucement le long de son cou, caressant ensuite son torse, goûtant à cette peau si sucrée et délicieuse que je désirais plus que tout au monde. Mes mains glissèrent sur son pantalon, tout en descendant mes lèvres, je fis glisser celui-ci le long de ses hanches. Mes baisers accompagnèrent mon geste, alors que mes lèvres glissaient sur son boxer pour se réfugier sur ses jambes. Quelques secondes après, le pantalon du jeune homme tombait sur le sol, allant retrouver mon tee-shirt et le sien. Je reviens coller mes lèvres aux siennes, alors que je murmurais entre deux baisers un.

« Je t'aime. »
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Sam 25 Avr - 0:12
Je me sentais en sécurité avec lui. Non pas uniquement parce qu’il était fort. Car il était vrai que Théo était vraiment fort. Il semblait plus habile avec tout ça, probablement a-t-il un meilleur instinct que moi.  Je suis vraiment faible. Dans tous les domaines je crois que je suis tout simplement nul et minable. Mais dans ses bras, je me laisse bercer par l’idée que ce n’est pas grave. Que je peux être faible parce qu’il sait depuis toujours à quel point je le suis. Tellement misérable. J’aurais voulu lui montrer que je n’étais pas que ça, lui démontrer ma virilité. Mais comment faire ? Je ne savais pas, ce n’était pas naturel chez moi. Je n’étais pas non plus une personne efféminée ; je n’étais pas la caricature de la personne homosexuelle de ce que l’on peut voir parfois. J’aime le fait d’être un homme ; je n’aimerai pas être une femme. Vraiment pas à vrai dire, cela à l’air bien compliqué.   La nature masculine était ce que je connaissais de mieux et c’était pour cela qu’ils m’apportaient ce climat de confiance qui ne s’instaurait pas toujours de façon instantanée avec une femme car il y avait cette grande curiosité et appréhension de ma part. Des créatures si douces et bavardes à la fois… J’aime les hommes, parce que c’est plus simple à comprendre selon moi. Pourquoi devrions-nous nous mélanger après tout ? C’est dieu qui avait décidé cela et moi, je n’aime pas le seigneur. Il ne décide rien de bon pour moi.

Nos mains vagabondent, avides de découvrir ces terres. Je trouvais sa peau de plus en plus vaste et moi de plus en plus petit. Il me parcourait entier et je crois que je pouvais tenir entier au creux de sa main. Les idées se bousculent uns à une dans mon esprit. Les envies l’assaillent, je ne suis pas un pervers. Je ne suis pas sale. Je me laisse pourtant attiré et divertir sans la moindre difficulté par cet homme. Mes doigts sont faits pour sa peau, je le sens. C’est comme s’ils m’avaient été donné pour sentir le grain de sa peau. Il me ravivait si brutalement, ses gestes semblaient si experts et moi je n’étais qu’une chose brute et maladroite. Je voulais procurer chez lui les sensations qu’il m’apportait. Je n’avais pas idée de comment le faire, de savoir ce qu’il aimait. L’idée de le découvrir était tellement palpitante, je me prêtais au jeu naturellement. Je voulais alors tout savoir et me montrait particulièrement attentif à ses réactions. Je veux apprendre à être parfait pour lui. La perfection a toujours été une préoccupation majeur dans mon esprit tant il me semblait impossible de l’être alors que les autres l’étaient tous.

Je serais son homme pour toujours. Mes yeux se plissent dans une expression de joie alors que mes lèvres s’étirent naturellement pour lui adresser un large sourire si sincère. Je crois que je n’ai jamais souris de la sorte. Je ne me suis jamais senti à ce point rassuré. Je ne pouvais que boire ces mots et les accueillir avec bonheur et confiance.


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