IUN DEMENAGE En savoir plus en cliquant ici
TUMBLR DE IUN Un nouvel univers plein d'horreur vient d'ouvrir ! Le visiter en cliquant ici
LYCANS Les loups solitaires ne sont plus acceptés, vous devez figurer dans une meute.
WOLPERTÏNGERS Merci de ne plus créer de wolpertïnger Loups, ou Félins, qui sont déjà en surnombres.

Partagez | 

 Leçon de drague n°1 Orphée & Arizona


Silence is a true friend who never betrays.

avatar

Wolpertïnger
Voir le profil de l'utilisateur
Identity Card
Je suis en ville depuis le : 22/02/2015 Nombre de messages : 338 Points : 2484 On me connait sous le pseudo : Blueye Je porte l'avatar de : Lauren Cohan J'ai utilisé des images de : Bazzar et Google
J'ai : 26 ans Je travaille comme : Interne en chirurgie traumatologique Actuellement, je suis : Du genre à sauter sur tout ce qui bouge, mais en secret je cherche celui qui pourra me faire tourner la tête
Tell Me More
Got It !

Lun 30 Mar - 17:26


Orphée & Arizona
similis sensus exstitit amoris, si aliquem nacti sumus cuius cum moribus et natura congruamus, quod in eo quasi lumen aliquod probitatis et virtutis perspicere videamur. Quapropter a natura mihi

Le chaos, rien de plus que le chaos. J’avais l’impression de traverser la salle des urgences au ralenti. Je voyais des dizaines de personnes en larme, en train de crier... Les urgences étaient un vrai coin de paradis pour tout médecin qui se respecte. On trouvait les cas les plus intéressants : surtout pour les chirurgiens en traumatologie comme moi. Il fallait avoir un vrai sens de l’organisation et de la rapidité. J’adorais mon travail, non-pire que ça, j’en étais accro, mais les jours de chaos étaient les plus difficiles. Un peu plutôt dans l’après-midi, un bus scolaire avait été percuté par un chauffeur poids lourd et entraîné un énorme carambolage. Des dizaines de blesser qui avaient des traumatismes plus ou moins importants, allant de la simple plaie ouverte ou bout de métal enfoncé dans l’abdomen. J’allais passer mon après-midi à recoudre des membres ou à opérer au bloc. Alors, quand la première ambulance est arrivée, j’ai sauté sur le premier cas. Le chauffeur du bus, il avait de nombreux membres fracturés et de nombreux éclats de verre sur le corps. Enfin, c’est ce qu’a annoncé l’ambulancier, en réalité, il avait aussi un énorme éclat de verre, sans doute du part brise, qui lui traverser l’abdomen. Les gens normaux auraient sans doute vomi, mais pour moi, c’était sans doute le cas le plus mémorable de ma carrière.

Deux heures que nous étions au bloc. Ce patient monopolisait un chirurgien orthopédique pour les os cassés, un chirurgien général pour m'aider à faire sortir l'éclat de verre sans le tuer, et un chirurgien cardiaque, car des morceaux de verre avaient transpercé son cœur. J'étais une interne dans dernières années, je pouvais opérer seul, même si un vrai médecin devait me surveiller. Malgré, le chaos qui régnait dans cette salle d'opération, je n'aurais voulu être autre part. Ici, je n'avais pas le droit à l'erreur. Tous mes actes devaient être réfléchis, je ne pouvais pas prendre une décision sur un coup de tête. Cela contrastait avec mon caractère. À l'extérieur, j'étais un électron libre, je faisais ce qu'il me plaisait sans penser aux conséquences. Mais dans un bloc, j'étais maître de mon destin. C'était comme le jour et la nuit, l'ombre et la lumière, la joie et la colère... Je n'avais pas le droit à l'erreur même quand le patient a commencé à sombrer et qu'il a fallu masser directement son cœur. J'avais la vie de cet homme entre les mains et pourtant, je n'avais pas peur. Toute ma vie, j'avais eu peur : à l'orphelinat, quand je me suis transformée pour la première fois, quand j'ai eu Aden, mais dans ce bloc, j'avais enfin ma place. Puis l'homme est miraculeusement revenu à la vie, j'ai enfin respiré comme si pendant tout ce temps, j'étais en apnée.

Quand, je suis enfin sortie du bloc, je me suis dirigée tout droit vers la salle d'attente, où attendait la famille. J'allais pouvoir leur annoncer une bonne nouvelle. Ce n'était pas tous les jours le cas. Mais malgré le malheur qui avait eu lieu aujourd'hui et qui avait sans tuer des gens, j'avais pu sauver une vie, et ça c'est ce qui me faisait aimer mon job. Une fois, que j'ai vu la famille, je me suis dirigée vers les vestiaires, pour me changer et appeler mon fils. Ce soir, je n'allais pas renter tout de suite, ce soir, j'allais m'amuser après cette journée. J'entends deux bips avant que quelqu'un décroche. « Coucou mon chéri, c'est maman » « Maman, tu rentres bientôt ? » « Non, mon petit chat, j'ai encore du travail, mais madame Harper, va s'occuper de toi, mais je ne rentre pas tard. Je t'aime petit renard. » « Je t'aime maman » J'aurais dû rentrer tout de suite, mais je préférais évacuer la pression et quoi d'autre qu'un tour dans un bar. J'ai donc pris ma voiture et je me suis dirigée vers mon quartier Juniper Green. J'adorais le Lulu Bar, il était branché et classe, il était proche de chez-moi et il y avait des beaux gosses à n'en plus finir. En fait par beau gosse, je pensais surtout à l'un des barmans, Jesse. Nous avions eu une nuit de folie et depuis, c'était mon confident et j'avais besoin de ça, ce soir, quelqu'un avec qui parlait.

Même à l'extérieur, la fête battait son plein. Il y avait un monde fou qui attendait dehors, cette boite était l'une des meilleurs de la ville et cette foule en était la preuve. En fait, je détestais la foule, mais j'adorais boire et draguer. Heureusement pour moi, je n'avais pas besoin de faire la queue, j'avais mon passe VIP. Cela n'avait rien avoir avec ces gens qui étaient bourrés aux as. Moi, j'avais un laissé passé pour avoir aidé un des videurs après une bagarre. En arrivant devant la porte, on m'a tout de suite laissé passer. À l'intérieur, c'était la folie, il y avait bien trop de monde, mais, j'ai fait abstraction de toute cette pagaille pour me diriger tout droit vers le bar. Je n'ai pas eu besoin de chercher Jesse, il était en train de servir une bande de groupie qui devait sans doute fêter un enterrement de vie de jeune fille. Je n'étais même pas étonnée qu'il attire autant de fille, c'était sans doute le plus beau de la boite, mais tant pis pour moi, j'allais devoir attendre si je voulais pouvoir parler avec mon ami. J'ai donc essayait de trouver une place, pou l'attendre. En regardant, la salle, j'ai vu beaucoup de gens en train de boire ou de danser, mais rien qui ne m'attirait. Jusqu'à ce que mes yeux tombent sur Orphée. Mais qu'est qu'elle faisait là ? Je n'avais rien contre elle, mais ce n'était pas du genre à venir en boite et le fait qu'elle soit toute seule à une table en était la preuve. En fait, les rares fois où je l'avais croisée dans les couloirs, je l'avais prise pour une princesse. Ce n'était pas qu'elle fasse capricieuse, mais j'avais l'impression qu'elle vivait dans un monde où tout est rose. Je me suis donc approchée de sa table et je me suis assise sur une chaise sans même lui demander la permission. « Tu sais, ce n'est pas de cette façon que tu vas attirer les regards sur toi. » Ce n'était pas vraiment une façon de dire bonjour, mais j'avais passé une horrible journée et j'avais juste envie de parler. « Désolé, je suis d'une humeur massacrante. Comment vas-tu ? » dis-je en faisant signe à Jesse de m'apporter quelque chose à boire.

code by Chocolate cookie



You are my lucky star.


Dernière édition par Arizona L. Marshall le Lun 6 Avr - 11:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Identity Card

Je suis en ville depuis le : 28/01/2015 Nombre de messages : 251 Points : 3104 On me connait sous le pseudo : Supernova Je porte l'avatar de : Emma Stone DC : Magyar le Sor'cier et Siam la Leprechaun J'ai utilisé des images de : Reterna & FY E.Stone
J'ai : 25 ans Je travaille comme : Serveuse au Hot And the Grill pour financer mes études (médecine légale) Actuellement, je suis : Célibataire ; envoûtée
Tell Me More
Got It !

Mar 31 Mar - 15:04

 
Leçon de drague n°1
 

 Orphée & Arizona



Finalement, Orphée avait sans doute bien fait de changer de voie. Karou avait eut raison, comme toujours. Il avait eut raison de l’aiguiller, de la pousser à faire un peu de ménage dans sa vie, et à céder un peu à son impulsion. Même si elle ne l’avait fait que parce que l’animateur radio lui avait dit que l’idée était bonne… ou parce que cela la liait légèrement plus à Zadig de par son activité au funérarium. Sans doute sinon ne l’aurait elle pas fait. Elle en venait pourtant à ce dire, parfois, que l’idée avait été stupide. Qu’elle n’aurait pas du faire d’entorse (encore une !) a son cursus dans le médical. Après deux ans de médecine, une année en ostéo’, Orphée bifurquait encore. A croire qu’elle papillonnait sans jamais réussir à se fixer nulle part. C’était l’exacte opposé de ce qu’elle était en réalité, surtout depuis qu’elle avait quitté Londres, avant l’humanitaire, avant Joshua… Le changement lui faisait peur, cependant, depuis un mois il était presque son lot quotidien. Et malgré tout, malgré ces changements, Orphée se sentait bien. Elle se sentait bien depuis qu’elle avait dormit si paisiblement dans les bras de Zadig, sa chambre d’adolescente par la suite témoin d’une véritable révolution dans son existence. Le besoin de bouger les meubles, de prendre une grande bouffée d’air frais, de changer de cap et d’avancer. Prendre son indépendance, prendre sa vie en main, et avancer … enfin. Ne plus vivre dans la peur de son ombre, à côté de son propre corps. Voila le sentiment qui l’avait bouleversé.

Si bien qu’elle avait saisit au vol les conseils de son animateur radio préféré, et avait prit les choses en main et se retrouvait dans une branche qui s’avérait clairement passionnante. Pourquoi n’y avait elle pas pensée avant !? Adieu les patients à manipuler, qui la rendait si peu à l’aise face à ses complexes et les leurs…  Elle allait pouvoir être à l’aise, dans une branche mêlant le médical qui la passionnait, et d’autres aspects d’un domaine encore inconnu. Et son cours de victimologie du jour s’était révélée passionnant.  Les Sciences criminelles l’étaient en général, si bien qu’Opy se sentait renaitre. Elle adorait ce qu’elle apprenait… ce qu’elle vivait. Et son déménagement en perspective la ravissait aussi. Tant de chose à raconter à ses amies ! Ce soir, elle rejoindrait Amy qui voulait lui faire découvrir un bar branché dans Edimbourg… une boite de nuit. Et c’était bien pour faire plaisir à son amie qu’Orphée s’y était rendu au Lulu Bar en simple jean et pull noir trop grand pour elle. Les cheveux en bataille, son grand sac de cours sur l’épaule et une pair de convers’ tellement usées qu’elles en étaient vintage… Elle était loin de l’allure que possédait les jeunes (et des moins jeunes !) qui se rendaient dans ce genre d’endroit !

C’est sans doute par miracle qu’elle y entra, qu’on la laissa passer l’entrée de la boite de nuit avant même qu’Amy n’arrive. Embrigader dans un groupe de filles hystériques qui braillaient et qui semblaient l’avoir prise pour une nana un peu triste à aider un peu, Orphée s’était sentit attrapé par deux d’entre elles qui l’emmenèrent au cœur de la boite de nuit. Immédiatement, elle se sentit presque étouffé par l’ambiance, le monde, la musique, les odeurs mêler de tout ses gens… Orphée, poisson hors de l’eau semblait bien loin de son élément, de son petit cocon doucereux et suave. Pourtant, elle s’était ressaisit, avait fait appel à tout le courage dont elle était capable et s’était frayée une chemin vers une table où elle pourrait attendre Amy tranquillement. Mais cette dernière se fit attendre, pour finalement annuler leur soirée via texto… Signe que vraiment, elle ne pouvait pas honorer le rendez-vous. Mais Opy n’eut pas le temps de se lamenter, de paniquer ou de pleurer qu’une présence se fit plus qu’imposante en face d’elle. « Tu sais, ce n'est pas de cette façon que tu vas attirer les regards sur toi. »  Malgré cette réflexion, Orphée était restée à regarder la jeune femme s’assoir sans permission avec un grand sourire et une mine réjouie. Les yeux pétillants presque de joie. « Arizona ! » Elle lui sauvait la mise, et la sortait de sa solitude.

Et puis, Arizona était une femme tellement belle… pleine d’assurance. Quand elle l’avait vu pour la première fois, arpentant les couloirs de l’hôpital avec cette fougue et cette confiance, Orphée avait décidé que si elle devait prendre exemple sur une femme, c’était elle. Pour son caractère, et la force qu’elle dégageait. La voir ainsi s’imposer à elle alors qu’Opy était sur le point de perdre le contrôle était presque miraculeux. Elle trépigna sur sa chaise, souriant en se pinçant les lèvres pour ne pas paraitre trop animé. « Désolé, je suis d'une humeur massacrante. Comment vas-tu ? » Orphée ne s’était absolument pas formalisé de ses paroles un peu sèche, et ne fit qu’enchainer avec entrain sans forcément répondre à Arizona :  « Comme je suis contente de te voir ! Je suis un peu perdue tu sais, une amie devait me rejoindre et au final, non ! Je n’ai pas l’habitude des boites de nuit. Tu me sauve la vie… Tu viens souvent ici ? Qu’est ce que tu es belle en dehors de l’hôpital ! Enfin… à l’hôpital aussi mais… enfin, ce que je veux dire c’est que je suis contente que tu m’es trouvé !  » Non elle n’avait pas répondus directement, mais oui elle allait bien !  Il n’y avait qu’à entendre le flot ininterrompu de ses paroles et voir son regard pétillant de joie et d’admiration devant la présence d’Ari pour le comprendre ! Elle rougissait déjà devant la stupidité de ses paroles, espérant qu’Arizona ne lui en tienne pas rigueur.  

 
code par SWAN - gifs tumblr


i'm gonna live my life like tomorrow doesn't exist.
Everybody's been there, been stared down by the enemy. Fallen for the fear and done some disappearing, bow down to the mighty. Don't run, just stop holding your tongue. Maybe one of these days you can let the light in, show me how big your brave is ! I just want to see you...
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Wolpertïnger
Voir le profil de l'utilisateur
Identity Card
Je suis en ville depuis le : 22/02/2015 Nombre de messages : 338 Points : 2484 On me connait sous le pseudo : Blueye Je porte l'avatar de : Lauren Cohan J'ai utilisé des images de : Bazzar et Google
J'ai : 26 ans Je travaille comme : Interne en chirurgie traumatologique Actuellement, je suis : Du genre à sauter sur tout ce qui bouge, mais en secret je cherche celui qui pourra me faire tourner la tête
Tell Me More
Got It !

Lun 6 Avr - 10:55


Orphée & Arizona
similis sensus exstitit amoris, si aliquem nacti sumus cuius cum moribus et natura congruamus, quod in eo quasi lumen aliquod probitatis et virtutis perspicere videamur. Quapropter a natura mihi

Je savais bien que la petite Orphée n'était pas le genre de femme à aller en boite de nuit et sa tenue en était la preuve. Elle avait un pull trois fois trop grand pour elle, des converses qui avaient sans doute l'âge de mon grand-père que je n'ai jamais connu, pas maquiller ou à peine. Pourtant, c'était une fille très jolie, même sans maquillage, j'étais même assez jalouse de sa beauté naturelle, mais elle ne savait pas la mettre en avant. Je l'avais croisée plusieurs fois à l'hôpital et chaque fois, elle me regardait comme si j'étais une déesse. Cependant, la première fois que je lui avais parlée à la cafétéria, j'ai cru qu'elle allait tomber dans les pommes. C'était une fille très gentille et assez drôle, je devais l'avouer, mais elle avait juste besoin de quelqu'un qui l'aide à s'affirmer. La preuve en était lorsqu'elle m'a vu arriver « Arizona » Elle était tellement heureuse de me voir, comme si j'étais sa sauveuse. J'adorais venir en boite seule pour pouvoir avoir tous les hommes et les femmes, mais elle, elle ne voulait pas être seule. Je lui ai simplement demandé si elle allait bien, car j'avais cru comprendre qu'elle était au service de médecine légal alors vu la journée que nous avions passé, je voulais seulement savoir si elle allait bien après cette journée. Ce pendant, elle a commencé à parler de tout sauf de son état et surtout avec un débit de paroles, plus impressionnant que le mien. C'était loin d'être un compliment. Mais elle était vraiment adorable, c'était le genre de fille qu'on voulait protéger. « Comme je suis contente de te voir ! Je suis un peu perdue tu sais, une amie devait me rejoindre et au final, non ! Je n'ai pas l'habitude des boites de nuit. Tu me sauve la vie... Tu viens souvent ici ? Qu'est-ce que tu es belle en dehors de l'hôpital ! Enfin... à l'hôpital aussi mais... enfin, ce que je veux dire c'est ce que je suis contente que tu m'es trouvé ! » Je ne savais plus quoi dire, c'était à la fois gênant, drôle et touchant. J'avais l'impression d'être un modèle pour elle, c'était la première fois, enfin sans compter mon fils. « Je suis aussi contente de te voir moi aussi. J'ai l'impression que tu ne viens pas souvent en boite, je me trompe ? » C'est à ce moment-là que la petite serveuse et venu me donner mon verre. Elle a déposé mon verre de Margarita en se penchant un peu trop vers moi. La vérité, c'est que la semaine dernière, nous avions eu une nuit plutôt agitée et depuis elle faisait tout pour que nous renouvelions l'expérience, mais, j'étais plutôt la fille d'un soir. J'avais eu quelques relations de plus d'un mois, mais ça n'avait jamais été plus loin. Avant de partir la petite serveuse m'a fait un clin d'œil, mais je l'ai ignoré. Mais qu'elle parte, je l'ai retenu par le bras, elle pensait que j'avais changé d'avis. « Est-ce que tu peux en apporter un autre pour mon amie ?» La garce en moi était sortie, mais je voulais surtout que la jeune femme comprenne que je ne lui appartiens pas. J'ai reporté mon attention sur Orphée.

Tout d'un coup, j'étais vraiment heureuse qu'Orphée soit là, elle allait pourvoir, me faire, rire après cette difficile journée. Je savais qu'Orphée était loin d'aimer les filles, mais j'avais envie de passer une soirée entre filles à boire et à draguer les mecs. « Vu que ton amie t'a abandonné, peut –être que je pourrais prendre sa place. Détends toi, on va s'amuser et on va commencer par ta boisson, il faut que tu boives un truc plus fort. » J'ai regardé discrètement et j'ai vu Jesse qui me regardait. Je savais qu'il s'attendait à ce que je vienne le voir, mais il y avait encore trop de femmes autour de lui et je voulais lui parler tranquillement alors, j'ai préféré me servir de lui. Je savais qu'il ne m'en voudrait pas. Je lui ai fait un clin d'œil et un signe de la tête pour qu'il comprenne que je viendrais le voir plus tard, pour l'instant, j'allais m'amuser et essayer décoincer la jolie rousse avec qui j'allais passer la soirée. « Alors dis-moi, est-ce que tu as quelqu'un dans ta vie ? Je sais que je suis un peu direct, mais j'ai l'impression que le barman te regarde... » C'était en réalité un mensonge, mais j'avais envie qu'elle s'amuse un peu et moi par la même occasion. Je me souviens de la première fois où 'étais allée en boite de nuit, c'était lors de ma première année de fac. Avant j'avais vécu dans un orphelinat, ce qui était incompatible avec l'amusement. C'était en voyant un homme m'approchait que j'avais pris conscience de ma beauté. Bien sûr, une amie m'avait aidé, et j'avais l'impression que je devais moi aussi aider Orphée à prendre conscience de sa beauté et à prendre confiance en elle.
code by Chocolate cookie



You are my lucky star.
Revenir en haut Aller en bas

Identity Card

Je suis en ville depuis le : 28/01/2015 Nombre de messages : 251 Points : 3104 On me connait sous le pseudo : Supernova Je porte l'avatar de : Emma Stone DC : Magyar le Sor'cier et Siam la Leprechaun J'ai utilisé des images de : Reterna & FY E.Stone
J'ai : 25 ans Je travaille comme : Serveuse au Hot And the Grill pour financer mes études (médecine légale) Actuellement, je suis : Célibataire ; envoûtée
Tell Me More
Got It !

Mar 14 Avr - 18:37

 
Leçon de drague n°1
 

 Orphée & Arizona



Comme toujours Orphée avait trop parlé. Trop vite, trop tout court… ridicule. Mais après tout Opy était réellement heureuse de tomber sur Arizona au moment où elle commençait à paniquer. Elle et personne d’autre. Car même si elle ne la connaissait pas beaucoup, Opy avait tendance à lui faire confiance. Et au milieu d’une boite de nuit où elle avait l’impression d’être totalement hors de son petit monde la présence d’Ari la rassurait. Elle lui était familière, mais pas suffisamment ‘proche’ dans sa vie quotidienne pour qu’Orphée craigne son jugement. Même si en toute franchise, la jeune femme se trouvait bien idiote devant une personne telle qu’Arizona ! Elle était belle, brillante… et il émanait d’elle une assurance et féminité que l’on ne pouvait que remarquer. Comme quoi, si Opy en était parfaitement dépourvue ce n’était pas le cas de tout le monde ! Elle resta quelques instants silencieuse, à regretter un peu ses paroles trop… stupides. Un peu gênée, la jeune rouquine se mit à tripoter un morceau de son pull en attendant qu’Arizona rebondisse ou change de sujet. « Je suis aussi contente de te voir moi aussi. J'ai l'impression que tu ne viens pas souvent en boite, je me trompe ? » Orphée lui adressa un regard plein de reconnaissance, ses grands yeux bleu rivés dans ceux d’Arizona alors qu’elle hochait la tête pour lui faire comprendre que non, elle n’en avait pas l’habitude. A vrai dire, elle pouvait même compter sur les doigts d’une seule main les fois où elle avait passé une soirée en boîte. Puis une serveuse été arrivée, et Opy avait fermé la bouche alors qu’elle allait ajouter encore un flot de paroles sans doute insensés.

Elle observa en silence le petit jeu de la serveuse et d’Ari, qui vraisemblablement ignorait le flirt de la jeune femme qui posait un verre devant elle. Arizona l’avait ensuite retenu, pour demander qu’elle apporte un verre à la rouquine… un verre de ? Elle ne savait pas, même avec celui d’Ari sous les yeux, et la jeune femme fut presque tentée quelques secondes de dire à la serveuse qu’elle voulait un cocktail de fruits… mais l’embarras l’en empêcha. Sous les yeux de la femme qui se tenait devant elle, Orphée ne voulait pas passer pour une gamine… même si c’était probablement déjà trop tard, donc, autant éviter d’aggraver son cas ! Puis quand Arizona avait reporté son regard sur Opy, celle-ci avait haussé les épaules et lui avait adressé un grand sourire. Elle était vraiment contente de passer un peu de temps avec elle… hors de l’hôpital. Finalement le hasard faisait plutôt bien les choses ! « Vu que ton amie t'a abandonné, peut –être que je pourrais prendre sa place. Détends toi, on va s'amuser et on va commencer par ta boisson, il faut que tu boives un truc plus fort. » « Oh ! Tu sais je n’ai pas vraiment l’habitude de… » L’habitude de boire… mais elle s’était finalement interrompu. Après tout, elle pouvait sans doute faire confiance à cette femme qu’elle considérait sans peine comme une amie même si elles se connaissaient encore bien peu ! Elle s’était donc interrompu, avait enfin lâché son pull et avait prit une expression plus déterminée en hochant une fois encore la tête, convaincu.

Orphée passerait sans doute une bonne soirée, avec Ari ! Elle ne pouvait pas en douter, et lui faisait pleinement confiance. Puis Opy avait observé l’allure de sa compagne de la soirée, et s’était redressé pour l’imiter un peu… mais rapidement elle eut envie de se faire toute petite. « Alors dis-moi, est-ce que tu as quelqu'un dans ta vie ? Je sais que je suis un peu direct, mais j'ai l'impression que le barman te regarde... » Orphée bafouilla immédiatement, devenant rouge de confusion alors qu’elle cherchait désespérément à regarder ailleurs que là où le barman œuvrait. Lui ? Un type comme lui ? Qui sans doute évoluait dans la même catégorie qu’Arizona… un homme comme ça ne pouvait pas regarder une fille comme elle, banale, insipide. Comme Zadig. Comment des hommes comme eux pouvaient s’intéresser à elle. Elle baissa alors le menton, haussant à nouveau les épaules avant de répondre à Arizona sur un ton presque triste. « Je pense que c’est toi qu’il regard Ari’ ! Je ne suis pas aussi belle que toi…  » Elle se mordit la lèvre pour distraire son attention du serveur, et la reporta ensuite sur Arizona. « Je ne suis pas le genre de fille que l’on regarde ! Mais j’ai l’habitude tu sais, ce n’est pas grave ! Je préfère ne pas trop me faire remarquer parce que… parce que dans tout les cas je ne sais pas comment m’y prendre … » A demi-mots, elle venait d’avouer qu’elle était inexpérimentée. Opy avait bien eut une petite amourette, qui lui avait brisé le cœur deux ans auparavant. Mais sinon, rien… Mais en avouant à moitié cela, elle espérait secrètement qu’Arizona lui donnerait des conseils, qu’elle pourrait peut être la guider un peu, et qui sait… lui apprendre certaine chose qui l’aiderait la prochaine fois qu’elle irait voir Zadig.


 
code par SWAN - gifs tumblr


i'm gonna live my life like tomorrow doesn't exist.
Everybody's been there, been stared down by the enemy. Fallen for the fear and done some disappearing, bow down to the mighty. Don't run, just stop holding your tongue. Maybe one of these days you can let the light in, show me how big your brave is ! I just want to see you...
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Wolpertïnger
Voir le profil de l'utilisateur
Identity Card
Je suis en ville depuis le : 22/02/2015 Nombre de messages : 338 Points : 2484 On me connait sous le pseudo : Blueye Je porte l'avatar de : Lauren Cohan J'ai utilisé des images de : Bazzar et Google
J'ai : 26 ans Je travaille comme : Interne en chirurgie traumatologique Actuellement, je suis : Du genre à sauter sur tout ce qui bouge, mais en secret je cherche celui qui pourra me faire tourner la tête
Tell Me More
Got It !

Dim 19 Avr - 17:55


Orphée & Arizona
similis sensus exstitit amoris, si aliquem nacti sumus cuius cum moribus et natura congruamus, quod in eo quasi lumen aliquod probitatis et virtutis perspicere videamur. Quapropter a natura mihi

Quand le verre est arrivé avec la jolie serveuse, j'ai tout de suite commencé à le siroter. Avec ma langue, je jouais avec la paille, puis j'ai inspiré tranquillement le liquide. Ce goût légèrement alcoolisé me faisait le plus grand bien, il me détendait. Autour de moi, la fête battait son plein : les gens dansaient, buvaient, rigolaient... et certains se bécotaient au fond de la boite de nuit. Cette boite avait beau être l'une des plus huppées de la ville, mais il y avait beaucoup trop de petits jeunes, qui me donnaient un mal de tête, rien qu'en les voyants boire jusqu'à s'évanouir. J'avais beau être une fêtarde et la drague était pour moi un sport, je n'étais pas vraiment à l'aise avec ce genre de personne, je préféré largement la compagnie d'Orphée. Elle avait au moins des sujets de conversation intéressants, et même passionnants, alors même si nos caractères étaient loin d'être similaires, j'aimais sa compagnie. Mais au fond, un sentiment de jalousie avait commencé à me ronger de l'intérieur, Orphée était une si jolie fille, mais cela allait tourner à mon avantage, personne n'allait venir m'offrir un verre ou essayer d'avoir mon numéro de téléphone. Sauf peut-être la petite serveuse qui me regardait avec des yeux de merlan frit. J'espérais juste qu'elle n'allait pas être un problème dans notre soirée fille. J'ai décidé de reporter mon attention sur la jolie rousse à côté de moi et j'ai fixé ses yeux, elle avait vraiment l'air d'être effrayée et mal à l'aise. « Oh ! Tu sais, je n'ai pas vraiment l'habitude de... » De quoi ? De boire ? Je m'en doutais, mais ce qui me semblait, c'est que j'avais dit la même la première fois que l'on m'avait proposé un verre et aujourd'hui, je pouvais boire quatre verres d'un alcool fort, avant de commencer à ne serait-ce qu'à me sentir euphorique. « Ne t'inquiète pas, ce n'est pas un alcool aussi fort qu'on peut le penser et tu n'es pas obligée de tout boire, c'est moi qui te l'offre... Disons que c'est cadeau de la maison. » dis-je avec un grand sourire. Cela avait un certain avantage d'être un VIP dans cette boite.

Jesse me regardait encore de son bar. Il est vrai qu'en débuté de soirée, j'avais vraiment envie de parler à un ami, de pouvoir parler de cette difficile journée, mais après avoir discuté avec la jeune Orphée, j'avais juste envie de penser à autre chose. Mais, je devais avouer que Jesse et Orphée auraient fait un joli couple, mais il me semblait avoir entendu à l'hôpital, qu'Orphée avait déjà un petit faible pour quelqu'un d'autre. Je n'étais pas du genre à écouter les racontars donc je n'avais pas cherché plus loin, mais ce soir, j'étais un peu curieuse. « Je pense que c'est toi qu'il regard Ari' ! Je ne suis pas aussi belle que toi... » Mince, elle m'avait démaqué, il fallait que je me sorte de là. « Je ne crois pas... Jesse et moi, on est juste ami... Donc il me semble que c'est plutôt qu'il regarde... » Heureusement, pour moi, c'est à ce moment-là que la jolie serveuse est venue déposer le deuxième verre. Je l'ai remercié d'un simple hochement de tête, en espérant, qu'elle ne reste pas trop longtemps. Avant, que je puisse rouvrir la bouche, c'est Orphée qui l'a fait. « Je ne suis pas le genre de fille que l'on regarde ! Mais j'ai l'habitude, tu sais, ce n'est pas grave ! Je préfère ne pas trop me faire remarquer parce que... Parce que dans tous les cas, je ne sais pas comment m'y prendre ... » En réalité, je n'étais pas si surprise. Orphée avait beau être une jolie fille, elle manquait de confiance en elle et c'est moi qui allait l'aider. « Écoute Orphée, tu es une femme donc les hommes te regardent forcement. Maintenant, c'est à toi de choisir comment tu veux qu'ils te regardent... » Je lui tends le verre et je prends le mien pour trinquer. « La première chose quand tu vas en boite et que tu veux que les hommes te regardent, c'est d'avoir un verre. Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois, que tu as un verre dans les mains, les hommes font la queue pour t'en offrir un autre. Comme s'ils avaient peur que ce soit un autre homme qui t'en est offert un... Comportement totalement matcho... Comme si tu ne pouvais pas t'en offrir un tout seul... » dis-je en rigolant. Les hommes étaient en réalité, si prévisibles. Il suffisait seulement d'avoir le manuel. « Deuxièmement, je ne veux plus jamais que tu te dises que tu n'es pas jolie ou que les hommes ne te regardent pas, car tu es vraiment magnifique. Il faut juste que tu te mettes plus en valeur... C'est décidé demain, on va faire les boutiques... » Je n'étais pas sûre d'être une super prof. En fait, je devais être lamentable, mais j'ai toujours appris que le ridicule ne tue pas. « Je vais te montrer, comment t'y prendre et surtout comment choisir les mecs... Euh... On est bien d'accord, tu n'aimes pas les filles ? » C'était une question idiot mais je n'avais pas très envie qu'elle se fasse des idées, je voulais juste l'aider, pas sortir avec elle.
code by Chocolate cookie



You are my lucky star.
Revenir en haut Aller en bas

Identity Card

Je suis en ville depuis le : 28/01/2015 Nombre de messages : 251 Points : 3104 On me connait sous le pseudo : Supernova Je porte l'avatar de : Emma Stone DC : Magyar le Sor'cier et Siam la Leprechaun J'ai utilisé des images de : Reterna & FY E.Stone
J'ai : 25 ans Je travaille comme : Serveuse au Hot And the Grill pour financer mes études (médecine légale) Actuellement, je suis : Célibataire ; envoûtée
Tell Me More
Got It !

Lun 20 Avr - 22:12

 
Leçon de drague n°1
 

 Orphée & Arizona



Arizona lui avait dit de ne pas s’inquiéter. Que le verre qu’elle avait commandé pour elle n’était pas un alcool fort… alors Opy avait été quelque peu rassuré ! A vrai dire elle n’avait vraiment, vraiment pas l’habitude de boire. La dernière fois qu’elle l’avait fait c’était lors d’une soirée avec Amy, et Orphée avait trouvé le moyen de déraper dans les marches du perron en sortant de chez Sam après seulement une bière… se retrouvant de se fait en position ‘autruche dans la neige’. Question résistance : niveau ras-des-pâquerettes. Mais si la brune en face d’elle lui certifiait qu’elle pourrait encaisser, elle le ferait ! Quand même… elle avait 25 ans ! Elle pouvait… elle devait mûrir un peu maintenant. Et Ari’ pouvait peut être l’aider à le faire. Quand à espérer que la jolie interne ne vole à son secours justement pour lui donner deux trois conseils (vois plus, cela ne ferait pas de mal !) Orphée la sentit déjà prête à le faire avant même qu’elle n’ouvre la bouche. Le regard d’Arizona avait prit une expression de confiance et de détermination qui avait forcé la jeune rouquine à plonger ses yeux bleu dans les siens, sans parvenir à les y déloger. La serveuse était venue, déposant son verre devant Opy qui ne l’observa pas même une seconde alors qu’elle tentait de prendre le maximum d’informations visuelles auprès d’Ari. Sa position, sa manière de se mouvoir, presque féline. Tout en elle n’était que féminité, sensualité… et tellement naturelle ! Vraiment attractif. Pas étonnant qu’elle est autant de succès à l’hôpital ! Il n’était pas rare que les hommes comme les femmes parlent d’elle de temps en temps dans les salles de repos. Les termes n’étaient jamais trop élogieux, ni l’inverse. Mais toujours on parlait d’elle comme une femme d’exception.

« Écoute Orphée, tu es une femme donc les hommes te regardent forcement. Maintenant, c'est à toi de choisir comment tu veux qu'ils te regardent... » Opy ne l’avait pas lâché du regard, mais à cet instant celui-ci retomba sur son verre qu’elle détailla avec beaucoup d’assiduité. Décider de la manière dont elle serait regardé… était-ce réellement possible ? Arizona leva son verre pour trinquer et Opy s’empressa de faire de même, d’un geste un peu maladroit et manquant presque de renverser son contenu sur la table. « La première chose quand tu vas en boite et que tu veux que les hommes te regardent, c'est d'avoir un verre. Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois, que tu as un verre dans les mains, les hommes font la queue pour t'en offrir un autre. Comme s'ils avaient peur que ce soit un autre homme qui t'en est offert un... Comportement totalement matcho... Comme si tu ne pouvais pas t'en offrir un tout seul... » Là, elle était tout bonnement sidérée et l’expression de son visage le laissait entendre. Les yeux écarquillés, Orphée buvait les paroles d’Arizona comme s’il en était de son salut ! C’était bien la première fois qu’on lui dispensait des conseils de ce type… Et même si la jeune femme ne saurait pas nécessairement les utiliser avec justesse cela ne tombait certes pas dans l’oreille d’une sourde ! « Deuxièmement, je ne veux plus jamais que tu te dises que tu n'es pas jolie ou que les hommes ne te regardent pas, car tu es vraiment magnifique. Il faut juste que tu te mettes plus en valeur... C'est décidé demain, on va faire les boutiques... » Orphée s’était mise à trépigner sur sa chaise, et cette fois elle reçut quelques gouttes de Margarita sur son pull. Mais elle l’ignora, car la perspective de faire du shopping avec Arizona était merveilleuse !

Se mettre en valeur… et pour cela être aidé par cette incroyable personnalité, cette femme d’envergure. Voila qui était tout à fait excitant ! Même si quelque part, c’était aussi une source d’angoisse… Et puis, elle avait dit trouver Opy magnifique, et voila que les joues de la rouquine rosissaient déjà sous le compliment autant que l’excitation du relooking à venir. « Ari’, tu n’imagine pas… j’ai l’impression d’avoir trouvé une bonne fée ! » Et quelle bonne fée ! Opy était chanceuse, vraiment. Elle tombait sans cesse sur des gens bienveillants. Il n’y avait qu’à voir Sam, Noah, ou même plus récemment… Zadig. Elle s’empressa à cette pensée de venir porter son verre à ses lèvres après s’être positionnée exactement de la même manière qu’Arizona. On aurait dit une pâle imitation, un postiche, mais Opy n’avait pas sa classe naturelle ! Elle but deux gorgées d’affilées, reconnaissant la saveur de la fraise… puis celle de l’alcool qui lui tira presque une grimace ! « Je vais te montrer, comment t'y prendre et surtout comment choisir les mecs... Euh... On est bien d'accord, tu n'aimes pas les filles ? » Opy en resta bouche-bée. Mais enchaina rapidement en posant son verre dans un geste empressé. « Je heu… A vrai dire heu… Je. Hum… enfin … je veux dire que… » Elle toussota. Le feu sur ses joues devenaient vraiment gênant et elle peinait à fixer Arizona plus de quelques secondes. Jamais encore elle n’avait eut ce genre de conversation sur sa sexualité, aussi frontalement… et dans un lieu publique qui plus est ! Immédiatement elle revint triturer la manche de son pull. Son cœur battait fort dans sa poitrine, et elle cherchait ses mots avec une grande difficulté. « Pour tout dire, je ne sais pas… si j’aime les femmes. Ou… les hommes. Je n’ai jamais testé aucuns des deux. » Voila, elle l’avait dit… vierge. Elle avait fait son maximum pour paraitre sereine mais c’était raté. En réalité, elle se sentait presque honteuse… Opy savait qu’il n’y avait pas de quoi. Mais elle tenait tant à l’opinion d’Ari’ qu’elle avait une trouille bleue de son jugement.


 
code par SWAN - gifs tumblr



i'm gonna live my life like tomorrow doesn't exist.
Everybody's been there, been stared down by the enemy. Fallen for the fear and done some disappearing, bow down to the mighty. Don't run, just stop holding your tongue. Maybe one of these days you can let the light in, show me how big your brave is ! I just want to see you...
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Wolpertïnger
Voir le profil de l'utilisateur
Identity Card
Je suis en ville depuis le : 22/02/2015 Nombre de messages : 338 Points : 2484 On me connait sous le pseudo : Blueye Je porte l'avatar de : Lauren Cohan J'ai utilisé des images de : Bazzar et Google
J'ai : 26 ans Je travaille comme : Interne en chirurgie traumatologique Actuellement, je suis : Du genre à sauter sur tout ce qui bouge, mais en secret je cherche celui qui pourra me faire tourner la tête
Tell Me More
Got It !

Ven 24 Avr - 22:48


Orphée & Arizona
similis sensus exstitit amoris, si aliquem nacti sumus cuius cum moribus et natura congruamus, quod in eo quasi lumen aliquod probitatis et virtutis perspicere videamur. Quapropter a natura mihi

Je ne cessais de regarder la jolie rousse à côté de moi. J'avais l'impression qu'elle buvait chacune de mes paroles. J'avais presque fait abstraction de la fête qui battait son plein autour d'eux. Parler avec Orphée, lui donner des conseils était une meilleure thérapie que sauter sur n'importe quel homme venu. J' avais très peu d'amis, j'avais peur de m'attacher, car toutes les personnes que j'aimais finissaient toujours par partir ou par mourir. J'avais donc oublié ce que c'était de passer un bon moment avec une amie. Mais les regards qu'elle m'adressait me mettaient parfois un peu mal alaise. La seule personne qui me regardait comme ça... Comme si j'étais la voix de la sagesse s'était mon fils et voir Orphée me regardait de la même façon était à la fois glorifiant et quelque peu stressant. Elle n'avait même pas ouvert la bouche lorsque je lui parlais, elle ne faisait que m'écouter. « Ari', tu n'imagine pas... j'ai l'impression d'avoir trouvé une bonne fée ! » Cette réplique me fit sourire. J'avais regardé Cendrillon, la semaine dernière avec mon fils et en voyant la bonne fée, il m'a dit « elle a de super pouvoir, mais elle est veille et moche ». De la part d'Orphée, c'était un compliment, mais je ne suis pas sûr que mon fils dise la même chose. « C'est un très beau compliment... Je suis touchée... J'essayerai d'en être digne... » Même si je repensais encore à mon fils et à sa bonne fée, j'étais réellement touché par ce compliment qui au fond, n'en était pas vraiment un. « Mais, je suis une bonne fée plus jeune et plus sexy que l'original. » dis-je avec un sourire aux lèvres pour détendre l'atmosphère et j'ai pris mon verre et j'en ai avalé une énorme gorgée.

« Je heu... A vrai dire heu... Je. Hum... enfin ... je veux dire que... » Mince, j'avais peut-être été encore trop franche. Je l'avais mis dans l'embarras, je l'entendais au son de sa voix. Mais qu'est-ce qui m'avait pris de poser cette question. Je voulais seulement être sur qu'elle ne voyait pas là, un moyen de la draguer. Elle était jolie et elle aurait pu être une de mes nombreuses conquêtes, mais je ne voyais qu'en elle, une simple amie et je ne voulais pas qu'elle interprète mal mes propos. Je ne voulais pas la render mal alaise. « Je suis désolé... Je n'aurais pas dû être aussi franche... Mais tu vois, j'aime les filles... et les garçons. Je ne voulais pas que tu te fasses de mauvaises idées... Je suis désolé, je n'aurais pas dû te demander ça, comme ça. » Mais dans quelle situation, est-ce que je me suis mise ? On passait pourtant une bonne soirée et il avait fallu que j'ouvre ma bouche... Que je parle avant de réfléchir... J'ai repris mon verre et j'ai recommencé à boire dans mon verre, en faisant comme si la situation n'avait jamais existé. « Pour tout dire, je ne sais pas... si j'aime les femmes. Ou... les hommes. Je n'ai jamais testé aucun des deux. » J'ai failli m'étouffer, et j'ai recraché discrètement le surplus dans mon verre. Venait-elle d'avouer qu'elle était vierge ? Je n'étais pas choquée pour ça, j'étais plutôt en colère contre moi-même. Je ne savais plus quoi dire, je ne bougeais plus, je faisais que la fixer. Elle venait sans doute de me révéler son plus grand secret. Je ne sais pas pourquoi, mais à ce moment, j'avais envie d'être sincère avec elle. « Tu n'a pas à te sentir gêner... Je n'ai pas toujours été la femme jolie, ambitieuse, riche, franche, sur d'elle, sans gêne, fille à papa sans doute pourri gâter." J'étais en train de m'éparpiller, elle devait être complètement perdue. Elle ne savait sans doute pas de quoi, je parlais... Mais je n'étais pas idiote, je savais très bien que ses mots avaient été employés pour me qualifier dans ma vie ou à l'hôpital. J'étais souvent à source de rumeur, mais cela ne m'avait jamais atteint, mais tous avaient tort. « Je ne suis pas idiote, je sais très bien ce que les gens pensent de moi à l'hôpital, mais ne les écoutent pas. La vérité, c'est que j'ai vécu dans un orphelinat jusqu'à l'âge de seize ans. J'étais du genre garçon manqué, avec les cheveux courts, des vêtements trois fois trop grands et je faisais de la boxe. Puis grâce à mes parents adoptifs, j'ai pu rentrer dans une petite université. C'est en voyant tous ces étudiants, que j'ai compris que je devais vivre pour moi, sans faire attention à ce que pensent les gens. Alors, je suis devenu la femme médecin, sexy et déterminée que tu vois » Je n'avais pas l'intention de lui révéler autant de chose sur ma vie. J'avais beau être une femme franche et extravertie, j'étais habituellement discrète sur ma vie et mon enfance. « Enfin tout ça pour dire que tu n'as pas à avoir honte d'être... Euh inexpérimentée. Ce n'est pas moi qui vais te juger et tu ne dois pas laisser les autres le faire. Dans ma vie, il n'y a qu'une seule personne pour qui son jugement est important pour moi et il apprend à peine à faire lire. » Penser à Aden me donner envie de pleurer. Que ce serait-il passé si j'étais restée le garçon manqué... Je ne ferais pas un métier que j'aime, je n'aurais jamais quitté les Usa, je n'aurais jamais eu l'homme de ma vie. Non, je ne regrettais pas d'être la femme que j'étais et la petite rousse ne devrait pas non plus. Je venais de me découvrir une nouvelle mission : l'aider à prendre confiance en elle et l'aider à trouver quelqu'un qui soit digne d'elle.

« Au fond, tu as peut-être raison d'attendre... Mais revenons à la question. Tu sais forcement au fond de toi si tu aimes les filles, ou les hommes ou les deux... Est-ce que tu as déjà imaginé avoir une relation avec une fille ? Je veux dire plus que l'embrasser... une relation sous la ceinture... » Cette conversation devenait n'importe quoi. J'étais censé l'aider alors pourquoi j'utilisais des mots comme « relation sous la ceinture » ou lieu de coucher. Je n'allais pas la choquer, elle avait 25 ans tout de même. « Mes questions sont bizarres, je sais même pour moi... mais je suis curieuse. Tu as dit que j'étais ta bonne fée, il faut que je sois digne de ce titre » Je fis une pause et je pris une autre gorgée, j'avais presque fini mon verre. Je venais d'avoir une idée. « Par exemple, quand tu regardes la petite serveuse. Est-ce que tu ressens quelque chose ? »
code by Chocolate cookie



You are my lucky star.
Revenir en haut Aller en bas

Identity Card

Je suis en ville depuis le : 28/01/2015 Nombre de messages : 251 Points : 3104 On me connait sous le pseudo : Supernova Je porte l'avatar de : Emma Stone DC : Magyar le Sor'cier et Siam la Leprechaun J'ai utilisé des images de : Reterna & FY E.Stone
J'ai : 25 ans Je travaille comme : Serveuse au Hot And the Grill pour financer mes études (médecine légale) Actuellement, je suis : Célibataire ; envoûtée
Tell Me More
Got It !

Lun 4 Mai - 14:29

 
Leçon de drague n°1
 

 Orphée & Arizona



Une bonne fée, oui c’était cela ! Et si Opy avait bien besoin de quelque chose c’était d’une bonne âme pour lui souffler des conseils, parfois la guider. Lui montrer la voie. C’était bien encore un élément perturbant pour elle que de ne savoir prendre de décision. Thé ou café ? Heu… CHOCOLAT ? Tentative dérisoire pour éviter d’avoir à choisir entre deux chemins donnés, même si c’était pour la plupart des gens quelque chose de si simple. Mais Orphée ne savait pas. Elle avait sans cesse peur de prendre la mauvaise direction, si bien qu’elle laissait aux autres, qu’elle considérait comme plus mâture, le soin de lui montrer le bon sentier. Arizona elle, faisait mieux. Elle était un modèle peut être sans le savoir, un idéal qu’Orphée aurait aimé pouvoir atteindre ou ne serait-ce qu’imiter… rien qu’un peu ! Aussi resterait-elle très attentive aux faits et gestes d’Arizona. « C'est un très beau compliment... Je suis touchée... J'essayerai d'en être digne... Mais, je suis une bonne fée plus jeune et plus sexy que l'original. » Orphée avait émit un faible rire, un peu timide, mais n’avait aucun doute quand au rôle que tiendrait Arizona pour elle. Rien que d’être là, devant elle, à lui témoigner de l’intérêt… était d’une grande aide.

Quand à la question qu’elle lui avait posé par la suite… Opy se sentait franchement, presque mal de devoir avouer à une femme comme Arizona qu’elle n’avait aucune expérience en matière d’hommes, comme de femmes. « Je suis désolé... Je n'aurais pas dû être aussi franche... Mais tu vois, j'aime les filles... et les garçons. Je ne voulais pas que tu te fasses de mauvaises idées... Je suis désolé, je n'aurais pas dû te demander ça, comme ça. » Orphée l’avait presque ignoré même si les mots lui étaient parvenus sans peine. En se triturant la manche de son pull trop grand, elle essayait de reprendre ses esprits. Arizona n’avait pas été trop franche, elle n’avait pas été trop loin. Simplement, elle avait posé une question. Et sans doute dans l’optique ensuite de conseiller Opy, de l’aider. Alors, il lui fallait répondre ! La jeune femme se concentra quelques instants, pour respirer avec lenteur, calmer les battements effrénés de son cœur. Et réussit à ouvrir la bouche pour laisser sortir des paroles qui lui semblaient soudainement être source de honte. De peur de lire le jugement dans le regard clair d’Arizona, elle n’avait pas relevé les yeux après sa confession, et se contentait de tirer d’avantage sur sa manche, déformant encore un peu plus le pull déjà grandement abimé. « Tu n'a pas à te sentir gêner... Je n'ai pas toujours été la femme jolie, ambitieuse, riche, franche, sur d'elle, sans gêne, fille à papa sans doute pourri gâter. » Elle releva le menton pour la fixer. A vrai dire elle avait vraiment du mal à la croire… comment pouvait-on imaginer Arizona autrement que… cette Arizona-ci ? Elle l’écouta ensuite avec la plus grande des attentions, se mordant la lèvre alors qu’Arizona était en train de se confier sur un sujet sans doute difficile. Son passé. Opy avait jusque là été dans l’ignorance quand à la vie privée d’Ari, et ne se serait jamais imaginé la voir sous ce jour nouveau. Mais ce n’était pas de la pitié que ressentait la rouquine, plutôt, une plus grande admiration encore pour elle. Qui avait réussit à surpasser ses craintes, une enfance difficile, et à s’élever. Grandir et s’épanouir à sa guise, aller où elle le voulait et choisir elle-même son destin. Comme un papillon sortant de sa chrysalide après s’être façonnée elle-même.  Définitivement, Arizona était une personne étonnante. Opy ne fit aucun commentaire, bien que de très nombreuses questions, ou des confessions sur sa propre vie veuillent franchir ses lèvres. Heureusement, Ari reprit la parole et l’empêcha de le faire.

« Enfin tout ça pour dire que tu n'as pas à avoir honte d'être... Euh inexpérimentée. Ce n'est pas moi qui vais te juger et tu ne dois pas laisser les autres le faire. Dans ma vie, il n'y a qu'une seule personne pour qui son jugement est important pour moi et il apprend à peine à faire lire. » A peine lire ? Elle pencha la tête sur le côté, l’air curieux et en pleine réflexion mais encore une fois incapable de parler. Arizona était-elle maman ? Cela lui paraissait… si logique en vérité. Elle possédait ce même regard, cette même maturité que pouvait avoir Sam elle aussi maman. Un faible sourrire, bien que confiant naquit sur le visage d’Opy. S’était peut être aussi pour cela qu’elle s’était tant attachée à Arizona, et qu’elle lui faisait tant confiance. Quelque part, elle ressemblait à Sam. Orphée aurait aimé en savoir plus sur la vie d’Arizona, mais elle n’osa pas. Comme toujours. D’autre part elle lui en avait déjà suffisamment dévoilé sur elle, sans doute aurait-il été déplacé de lui poser d’avantage de questions… « Au fond, tu as peut-être raison d'attendre... Mais revenons à la question. Tu sais forcement au fond de toi si tu aimes les filles, ou les hommes ou les deux... Est-ce que tu as déjà imaginé avoir une relation avec une fille ? Je veux dire plus que l'embrasser... une relation sous la ceinture... »

Une fois encore Orphée se sentit rougir et se mordit la lèvre avant de venir chercher son verre. Elle fit doucement danser le liquide contre les parois transparentes, avant de le porter à sa bouche pour le boire cul-sec ! Elle grimaça, et secoua sa tête comme pour faire mieux passer la chose et remettre ses idées en place. Il allait lui falloir un peu de cran pour affronter cette conversation et suivre les conseils d’Ari’. Car malgré sa pudeur et sa maladresse Opy était bien décidée à s’exécuter, si elle pouvait ensuite être plus à l’aise… avec Zadig. « Fichtre ! » Fichtre ? Nom d’un p’tit pois, c’était vraiment la dernière chose à dire pour ne pas passer pour une pécore ! L’alcool lui brûlait la gorge, et elle sentait déjà son ventre chauffer sous son effet. « Mes questions sont bizarres, je sais même pour moi... mais je suis curieuse. Tu as dit que j'étais ta bonne fée, il faut que je sois digne de ce titre » Une fois encore elle émit un sourire avant de se lancer enfin. « Je ne sais pas… en faite je n’ai jamais pensé à ce qu’il pouvait se trouver… en dessous de la ceinture… Enfin pas vraiment. Du moins pas dans cette optique là. » Par pitié Orphée tait-toi !! Pouvait-on être plus cruche qu’elle ? Difficilement… « Par exemple, quand tu regardes la petite serveuse. Est-ce que tu ressens quelque chose ? » Avec un grand sérieux, Orphée porta son regard sur la serveuse que désignait Arizona et la détailla de la tête aux pieds. « Et bien… je la trouve jolie. » A nouveau elle pencha la tête sur le côté et plissa les yeux comme si elle l’analysait totalement et tentait de percevoir quelque chose dans ses sentiments confus et l’angoisse de cette situation inhabituel et bien peu commune. « Oui, je la trouve jolie… mais que devrais-je ressentir de plus ? » Elle posa son regard sur Arizona et celui-ci était à nouveau brillant d’incertitude. Que devait-elle ressentir ? Cette discussions était si confuse… « Quand je vois une fille comme elle je crois que je la jalouse, ou que je l’admire… mais en même temps c’est aussi facile de ressentir la même chose en regardant un garçon plein d’assurance. Mes pensées ne descendent pas… en dessous de la ceinture. En faite je crois que je ne suis pas vraiment faite pour ce genre de réflexion… » Sa tête lui tournait presque, et elle fronça les sourcils, mais pas de contrariété, juste sous le coup de ses pensée avant qu’une moue presque enfantine ne vienne orner son visage. « Toi, qu’est ce que tu ressent exactement ? »

 
code par SWAN - gifs tumblr


i'm gonna live my life like tomorrow doesn't exist.
Everybody's been there, been stared down by the enemy. Fallen for the fear and done some disappearing, bow down to the mighty. Don't run, just stop holding your tongue. Maybe one of these days you can let the light in, show me how big your brave is ! I just want to see you...
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Wolpertïnger
Voir le profil de l'utilisateur
Identity Card
Je suis en ville depuis le : 22/02/2015 Nombre de messages : 338 Points : 2484 On me connait sous le pseudo : Blueye Je porte l'avatar de : Lauren Cohan J'ai utilisé des images de : Bazzar et Google
J'ai : 26 ans Je travaille comme : Interne en chirurgie traumatologique Actuellement, je suis : Du genre à sauter sur tout ce qui bouge, mais en secret je cherche celui qui pourra me faire tourner la tête
Tell Me More
Got It !

Dim 17 Mai - 15:55


Orphée & Arizona
similis sensus exstitit amoris, si aliquem nacti sumus cuius cum moribus et natura congruamus, quod in eo quasi lumen aliquod probitatis et virtutis perspicere videamur. Quapropter a natura mihi

Orphée était vraiment une femme difficile à cerner. Je sentais qu’elle voulait me parler, me poser des questions, mais elle n’osait pas. Moi, à l’inverse, j’étais du genre à parler beaucoup, sans parfois faire attention à ce que disaient les autres. Durant mon enfance, je n’osais jamais dire ce que je pensais alors quand j’ai pris confiance en moi, j’ai commencé à parler trop. Je sentais bien que la jolie rousse avait envie de me poser des questions sur ma vie chaotique, sur mon fils ou sur comment j’étais passée de la fille discrète à la fille sûre d’elle. Je ne comprenais pas pourquoi elle n’osait pas m’interrompre pour me parler. Attendait-elle que je lui donne une autorisation ? À vrai dire, je n’étais pas habituée à avoir des amis comme Orphée. D’habitude, les gens n’avaient aucune gêne de me dire que je parlais trop… Je ne savais même plus si je devais continuer de parler de ma vie ou si je devais m’arrêter parce que je l’ennuyais plus qu’autre chose. J’allais ouvrir la bouche pour qu’elle me parle, mais pour une fois, j’ai préféré m’abstenir pour ne pas risquer de la blesser. Après tout, j’étais sa bonne fée… Pas la vilaine sorcière.

Je n’aurais pas dû être aussi cash, mais on ne change pas une femme aussi facilement, mais je n’aurais imaginé qu’elle prenne son verre et qu’elle le vide comme si elle buvait un simple verre d’eau. N’avait-elle pas dit qu’elle n’avait pas l’habitude de boire. La Margarita n’était peut-être pas un alcool aussi fort que la vodka, mais le boire cul-sec, n’étais pas vraiment l’idée du siècle. « Fichtre ! » Je n’étais pas encore spécialiste de l’argot écossait, mais je comprenais parfaitement qu’elle était surprise par les effets de l’alcool. « Je ne sais pas… En fait, je n’ai jamais pensé à ce qu’il pouvait se trouver… en dessous de la ceinture… Enfin pas vraiment. Du moins pas dans cette optique là. » Mais pourquoi, j’avais utilisé les mots « sous la ceinture ». Je ne savais qui était la plus gênée de nous deux. J’ai à mon tour pris mon verre pour le finir et essayé de masquer ma gêne. Je n’étais définitivement pas la meilleure des bonnes fées. « Et bien… je la trouve jolie. » Jolie ? Elle n’était pas seulement jolie et elle était vraiment sexy, mais je n’étais pas très objective. C’était une petite blonde avec un visage à la fois fin et sexy. Je me suis penchée pour mieux l’admirer et je me suis rendu compte qu’elle était assez quelconque, au fond. J’ai secoué la tête, je devais me concentrer sur la petite rousse à côté de moi et non sur une fille que je n’avais en aucun cas envie de revoir. « Oui, je la trouve jolie… mais que devrais-je ressentir de plus ? » Effectivement, que devait-elle ressentir. J’ai levé les yeux au ciel, comme je le faisais à chaque fois que j’étais en pleine réflexion. J’ai fouillé au fond de ma mémoire pour me souvenir de ce que j’avais ressenti lorsque je l’avais vu la première fois. Plus je réfléchissais, plus je me rendais compte que je ne ressentais rien. Alors pourquoi Orphée ressentirait quelque chose pour une fille qu’elle ne connaissait ni d’Adam ni d’Eve.

« Quand je vois une fille comme elle, je crois que je la jalouse, ou que je l’admire… mais en même temps c’est aussi facile de ressentir la même chose en regardant un garçon plein d’assurance. Mes pensées ne descendent pas… en dessous de la ceinture. En fait, je crois que je ne suis pas vraiment faite pour ce genre de réflexion… » J’avais tout d’un coup la tête qui tournait. Je n’avais pourtant pas bu qu’un seul verre. Étais-je rentrée dans un nouveau monde ? Elle était jalouse d’une fille peut-être sexy, mais qui n’avait aucune personnalité. « Attends rembobine, comment ça, tu es jalouse ? Je suis désolé, mais, je n’arrive pas à comprendre. Pourquoi serais-tu jalouse ? D’accord, elle est jolie, mais elle est assez banale et elle ressemble à tout le monde, non ? » J’y étais allée peut-être un peu fort. Ma réaction avait s’en douté été gouverné par le fait que nous avions eu une relation, mais surtout que la jeune femme était un genre de pot de colle. « Toi, qu’est-ce que tu ressens exactement ? » J’étais en train d’avaler la dernière gorgée de ma boisson lorsqu’elle m’a posé la question. J’ai senti le liquide me brûler la gorge et remonté vers le haut. J’ai respiré un grand coup pour ne pas recracher. Sa question m’avait surpris, je ne connaissais pas cette facette franche de la personnalité d’Orphée. Sans m’en rendre compte, j’ai commencé à mordre ma lèvre inférieure. C’était une habitude lorsque j’étais embarrassée. Mais, je posais des questions embarrassantes alors pourquoi ne pouvait-elle pas me mettre aussi dans l’embarras. J’ai essayé de faire un effort et de me concentrer sur la petite serveuse que j’essayais d’ignorer depuis le début de la soirée. Je n’avais pas beaucoup bu, mais la fatigue accumulée par la journée me donnait le tournis. « Euh… et bien, je la trouve très jolie et hier, j’aurais eu très envie de l’embrasser, mais ce soir, j’ai surtout envie qu’elle me lâche…Je ne sais pas comment t’expliquer, mais lorsque tu vois un homme ; tu as envie d’être avec lui, de vivre quelques choses avec lui, non ? Ne ressens-tu pas, ça pour quelqu’un ? » C’était difficile de lui expliquer. Orphée était une fille qui rêvait d’une grande histoire d’amour, alors que moi, j’avais trop souffert pour croire qu’une telle histoire était possible. « Tu sais, je peux t’aider à prendre confiance en toi et apprendre quelques conseils pour draguer quelqu’un, mais je ne suis pas douée pour les relations… » Je ne voulais pas qu’elle se fasse des idées, je pouvais l’aider au début, mais pour une vraie relation, c’était une autre histoire. « J’ai une idée, je vais appeler la serveuse. Elle n’a dieu que pour moi… mais c’est une longue histoire… J’aimerais que tu essayes de savoir ce que tu ressens de l’attirance ou rien du tout. Mais, je voudrais que tu me montres comment tu ferais pour attirer son attention et la draguer. » Ce n’était peut-être pas la meilleure idée de l’année, mais au moins, mon idée allait pimenter la soirée.
code by Chocolate cookie



You are my lucky star.
Revenir en haut Aller en bas

Identity Card

Je suis en ville depuis le : 28/01/2015 Nombre de messages : 251 Points : 3104 On me connait sous le pseudo : Supernova Je porte l'avatar de : Emma Stone DC : Magyar le Sor'cier et Siam la Leprechaun J'ai utilisé des images de : Reterna & FY E.Stone
J'ai : 25 ans Je travaille comme : Serveuse au Hot And the Grill pour financer mes études (médecine légale) Actuellement, je suis : Célibataire ; envoûtée
Tell Me More
Got It !

Lun 25 Mai - 0:56

 
Leçon de drague n°1
 

 Orphée & Arizona



« Attends rembobine, comment ça, tu es jalouse ? Je suis désolé, mais, je n’arrive pas à comprendre. Pourquoi serais-tu jalouse ? D’accord, elle est jolie, mais elle est assez banale et elle ressemble à tout le monde, non ? » Immédiatement après l’avoir entendu balancer une telle phrase, Orphée avait violemment rougit. D’embarras, de honte… à vrai dire, elle n’avait pas pensé à ce point de vu là.  Ressembler à tout le monde… Pour Orphée, cette serveuse n’avait rien de commun avec elle. Alors oui Orphée lui jalousait son assurance et sa beauté. Quand à sa personnalité, elle n’était pas perceptible d’un simple coup d’œil. Mais peut être Arizona avait elle raison… peut être qu’Orphée n’avait rien à voir avec la serveuse, mais que finalement se n’était pas une mauvaise chose, et qu’Opy était moins banale qu’elle le pensait. Une chose qui l’étonnerait, sincèrement. Mais l’idée faisait son chemin dans sa tête, certainement aidé par la Margarita… il fallait bien le dire ! Elle se sentait comme… euphorique. Légèrement désinhibée et même si elle en avait clairement conscience, elle ne pouvait s’empêcher de laisser cet effet grandir et la rendre moins craintive. En un sens, c’était agréable, de moins se poser de question… de laisser faire la spontanéité. Même si les paroles d’Ari résonnait à l’intérieur de son crâne et qu’Opy n’arriva pas à répondre autre chose qu’un très lamentable « Je heu… sais pas. » L’assurance et la beauté, contre une pseudo personnalité qu’elle ne supportait pas. Vraiment, ce n’était pas à réfléchir de son point de vu !  Alors, Opy avait demandé à Arizona ce qu’elle ressentait en voyant cette jeune femme. Non seulement parce que cela l’intéressait de comprendre par les yeux d’Ari, mais aussi pour changer de sujet…

Ce fut sans doute la première fois qu’Orphée eut l’occasion d’observer de l’embarras dans le regard d’ordinaire si assuré d’Arizona. Pour la rouquine il n’y avait rien de déplacé à poser cette question qui coulait de source. Elle cherchait à appréhender, à saisir les différences sans doute subtiles, à obtenir des réponses pour avancer et avoir la possibilité de le faire avec l’aide d’Arizona. Alors elle avait soutenu son regard malgré la réaction explicite de la jeune femme. L’alcool donnait-il aussi plus de courage ? Peut être… « Euh… et bien, je la trouve très jolie et hier, j’aurais eu très envie de l’embrasser, mais ce soir, j’ai surtout envie qu’elle me lâche…Je ne sais pas comment t’expliquer, mais lorsque tu vois un homme ; tu as envie d’être avec lui, de vivre quelques choses avec lui, non ? Ne ressens-tu pas, ça pour quelqu’un ? » Opy baissa les yeux, laissant un petit sourire naitre sur son visage devant les paroles parfaitement sensés d’Arizona. « Si… en effet. » C’était son cas, maintenant qu’elle y pensait. Plus encore, Ari’ semblait lui faire prendre conscience que réellement, Opy avait envie de vivre des choses avec Zadig… mais ne savait pas comment s’y prendre pour ce faire. Pour lui montrer, et laisser certains signes filtrer dans son attitude, pour le lui faire comprendre, à lui. Juste à lui. Elle ne savait pas s’y prendre, et cela s’était bien ressentit quelques jours auparavant au funérarium… quand les choses avaient ‘dérapés’, et qu’elle avait été incapable de répondre à leurs désirs respectifs. Uniquement à fuir, à cause d’une peur qu’elle commençait à trop bien connaitre, mais qui l’agaçait aussi profondément.  Orphée mourrait d’envie de se lancer une bonne fois pour toute. De simplement profiter, de laisser sa spontanéité prendre le dessus… comment ? C’était une autre histoire.

« Tu sais, je peux t’aider à prendre confiance en toi et apprendre quelques conseils pour draguer quelqu’un, mais je ne suis pas douée pour les relations… J’ai une idée, je vais appeler la serveuse. Elle n’a d’yeux que pour moi… mais c’est une longue histoire… J’aimerais que tu essayes de savoir ce que tu ressens de l’attirance ou rien du tout. Mais, je voudrais que tu me montres comment tu ferais pour attirer son attention et la draguer. » La rouquine en resta figée de stupéfaction… Oh non… Non non ! Que lui demandait-elle là ?! Bouche-bée, Orphée l’observa d’un air totalement craintif alors qu’elle repassait une fois, puis deux les paroles d’Arizona dans sa tête. Attirer l’attention, Orphée ne savait pas faire. Draguer… encore moins. Alors le faire publiquement sous le regard d’une femme assurée comme Arizona, c’était un véritable supplice. Au bord de la panique, Opy en vint à chercher des excuses pour s’en aller d’ici au plus vite et éviter la nouvelle humiliation qui semblait se profiler. Et comme si cela n’avait pas suffit, la serveuse elle-même sembla s’y mettre car sans même être appelée, elle se pointait à nouveau en proposant une nouvelle tournée. Cette fois, ses mains tremblaient  presque et Opy fut obligé de les cacher dans ses manches trop longues qu’elle triturait à nouveau pour exprimer sa gène. Mais l’alcool semblait avoir adoucit sa timidité si bien qu’au final, elle réfléchissait (contre toute attente !) à la manière d’attirer l’attention de la jolie serveuse sur elle…

La rouquine minauda quelques secondes… avec quelque chose de tellement ridicule dans le regard que l’on aurait réellement crut voir une princesse Disney particulièrement idiote. « Vous… tu peu nous remettre la même chose ? Non attend... un truc plus fort. Tu veux bien nous apporter la spécialité de la boite ? Je suis certaine que tu es une experte… dans… le choix des boissons… alcoolisées. » C’était nul, c’était affligeant… mais Orphée avait réussit à parler. Ce qui en soit était déjà quelque chose ! Elle adressa un sourire qui se voulait éblouissant à la jeune serveuse, mais qui ressemblait plutôt à celui d’un cyborg en plein bug. Et elle resta ainsi… a ne plus savoir quoi dire, ou faire… consciente que la situation devenait un peu plus ridicule à chaque secondes mais totalement incapable de changer la donne ou même juste d’arrêter de sourire comme une abrutie. Après un moment, la serveuse avait fini par se retirer, avec un regard parfaitement moqueur… et Opy baissa les épaules, accablées. « C’est pas possible… je dois pas être faite comme tous le monde… » Mais cette scène pitoyable eut plus le don de l’agacer, d’éveiller une sorte de colère froide en elle. Opy s’en voulait… terriblement. Et elle en avait asser de tourner en rond ! Bon dieu, elle était loin d’être une quiche !! Pourquoi est-ce qu’elle ramait autant avec la séduction ?! De manière inattendue, Opy frappa du point sur la table, chose qui l’étonna tellement elle-même qu’elle en écarquilla les yeux devant son geste. Mais au fond, la rouquine semblait réaliser certaines choses grâce à Arizona. Elle voulait grandir, changer comme elle l’entendait, et avait à priori seulement besoin d’un petit coup de pouce. Seulement pour arriver à quelque chose, il fallait dire les choses clairement… « Dit moi comment plaire… » Encore une fois, elle fut étonnée d’elle-même. L’alcool devait faire son office, mais ce n’était pas désagréable, bien au contraire ! « Il y a un homme… j’aimerais lui montrer que je l’aime, et que je suis prête à faire des efforts pour être avec lui. A être moins potiche, plus féminine… Quelqu’un qu’il mériterait. Je crois que je suis prête mais je ne sais pas comment faire. » Le dire à haute voix était un véritable soulagement. Oui, elle était amoureuse de Zadig. Et oui, elle voulait aussi pouvoir le séduire et lui prouver que malgré tout ce qu’Opy pouvait être, la rouquine pouvait (peut être !) le surprendre ! En espérant qu’Arizona soit prête à l’aider. Mais cette fois, c’est sur le visage d’Orphée que se lisait la détermination. Chose rare… et pourtant, c’était bien le cas.


 
code par SWAN - gifs tumblr


i'm gonna live my life like tomorrow doesn't exist.
Everybody's been there, been stared down by the enemy. Fallen for the fear and done some disappearing, bow down to the mighty. Don't run, just stop holding your tongue. Maybe one of these days you can let the light in, show me how big your brave is ! I just want to see you...
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Wolpertïnger
Voir le profil de l'utilisateur
Identity Card
Je suis en ville depuis le : 22/02/2015 Nombre de messages : 338 Points : 2484 On me connait sous le pseudo : Blueye Je porte l'avatar de : Lauren Cohan J'ai utilisé des images de : Bazzar et Google
J'ai : 26 ans Je travaille comme : Interne en chirurgie traumatologique Actuellement, je suis : Du genre à sauter sur tout ce qui bouge, mais en secret je cherche celui qui pourra me faire tourner la tête
Tell Me More
Got It !

Mer 10 Juin - 22:14


Orphée & Arizona
similis sensus exstitit amoris, si aliquem nacti sumus cuius cum moribus et natura congruamus, quod in eo quasi lumen aliquod probitatis et virtutis perspicere videamur. Quapropter a natura mihi

« Je heu… sais pas. » Sa réponse n’avait été qu’un simple murmure, si je n’avais pas été concentrée sur Orphée, j’aurais à peine entendu. Sa réplique avait été longue à venir, j’en conclus donc que malgré mon tact légendaire, ma question l’avait fait réfléchir. Je ne pouvais cesser de comparer la petite serveuse et la jolie rousse devant moi. J’essaye de comprendre pourquoi Orphée se dévalorisait autant. Cela ne pouvait pas seulement venir d’un manque de confiance en elle. La jeune femme devant moi avait de jolis cheveux roux naturels, un regard doux et sincère, mais surtout, il n’y avait rien de refait chez elle. Elle n’avait rien de commun. À l’inverse, la petite serveuse avait une coloration blonde, on apercevait même des mèches brunes qui représentaient les vestiges d’une couleur plus naturelle. Ses yeux étaient quatre fois trop maquillés et les lentilles qui lui donnaient l’impression d’être une habitante d’une autre planète. J’ai passé sous silence sa poitrine qui était bien trop généreuse pour être naturelle. Inconsciemment, j’en remerciais le seigneur de ne jamais avoir fait de la chirurgie… Non, Orphée était peut-être discret et pas du tout à la mode, mais elle était beaucoup plus jolie et naturelle que la jeune serveuse.

Je dois avouer qu’il était rare qu’une personne me prendre de court. En règle générale, je m’attendais à tout et à rien de tout le monde. Mais, je ne pensais pas qu’Orphée aurait autant d’assurance pour me poser ce genre de question. Je l’avais sans doute sous-estimé ou l’alcool avait joué un rôle important ? Il faut avouer que pour quelqu’un qui n’avait pas l’habitude de boire, Orphée m’impressionnait. Elle n’avait pas encore commencé à danser sur la table ou pire vomir. Malgré cette question surprise, j’avais réussi à retourner la situation en lui posant une autre question. Cela n’avait rien d’héroïque, mais j’avais déjà avoué beaucoup de choses sur ma vie et je n’étais pas sûr de vouloir en dévoiler davantage. « Si… en effet. » Elle avait de nouveau murmuré sa réponse comme si elle avait pensé à voix haute. Je continuais de la fixer, elle était encore en pleine réflexion intérieure. Peut-être qu’après tout, j’étais une bonne fée.

J’avais à peine proposé qu’elle drague la serveuse, que j’avais eue envie de ravaler ma salive. J’avais une nouvelle fois parlée trop vite. Orphée avait l’air d’une enfant à qui on essaye d’apprendre à nager. Elle avait peur et surtout elle était mal à l’aise. Je n’étais peut-être pas une si bonne fée après tout. Je cherchais un moyen de faire marche arrière. Peut-être que je pourrais ravaler mon orgueil et moi-même draguer la serveuse, même si depuis le début de la soirée, j’essayais de la fuir comme la peste. Mais avant que j’ai pu ouvrir la bouche Orphée avait pris la parole. « Vous… tu peu nous remettre la même chose ? Non attend... un truc plus fort. Tu veux bien nous apporter la spécialité de la boite ? Je suis certaine que tu es une experte… dans… le choix des boissons… alcoolisées. » J’aurais aimé être un fantôme pour voir la tête que je faisais. Mes yeux étaient tellement écarquillés que je devais avoir l’air stupide. J’ai ouvert plusieurs fois la bouche pour essayer de dire quelques choses. En vain… Ma bouche s’ouvrait et se refermait sans prononcer le moindre mot. Je ne savais pas si j’étais plus surpris par son audace ou par sa drague. Je dirais la deuxième proposition. Je n’étais pas choqué par ses paroles, même si l’experte des boissons était vraiment limite, mais c’est surtout son attitude. On aurait dit que la serveuse avait la grippe et qu’elle cherchait à l’éviter. Je comprenais qu’elle soir mal à l’aise, mais si elle draguait de cette façon, je comprenais beaucoup de choses. « Non… Heu… C’était… Pas mal… » Je mentais comme un arracheur de dents, mais, je ne voulais pas la vexer. Mais, je n’étais pas du genre à me laisser abattre. Il y avait un bon côté, elle avait réussi à ouvrir la bouche. « Mais voilà, le bon côté des choses, tu as réussi à vaincre ta timidité. C’est un grand pas. » « C’est pas possible… je dois pas être faite comme tous le monde… » Puis, elle se mit à cogner sur la table. Instinctivement, je m’en suis éloignée. Je ne savais plus quoi dire. Me connaissant, il valait mieux que je tourne sept fois ma langue dans ma bouche. « Dit moi comment plaire… » Sans m’en rendre compte, j’avais tourné la tête, je ne voulais pas qu’elle se sente embarrasser. Mais en croisant son regard, je fus surprise. Elle n’avait plus peur, elle était déterminée. Une joie immense s’est emparée de moi : inconsciemment, elle avait passé un cap. « Je… Heu… Tu sais, tu es la première personne qui arrive à me surprendre au point d’en perdre la parole. » Je lui ai souri, car je ne trouvais pas les mots. Bien sûr que j’allais l’aider. Au moins, elle ne pourrait plus me surprendre après ça.

« Il y a un homme… j’aimerais lui montrer que je l’aime, et que je suis prête à faire des efforts pour être avec lui. A être moins potiche, plus féminine… Quelqu’un qu’il mériterait. Je crois que je suis prête mais je ne sais pas comment faire. » J’aurais sans doute du être surprise, mais au fond, il y a toujours une autre personne qui nous pousse à changer : un homme, une femme ou un enfant. « Oh, et aurais-je l’honneur de savoir qui est l’heureux élu ? Non, tu n’es pas obligée, je suis un peu trop curieuse, mais je vais te donner quelques petits conseils. » J’ai regardé autour de moi, afin de nous trouver la personne idéale. Autour de nous, il n’y avait que des petits jeunes qui passaient plus de temps à se bourrer la gueule et se bécoter plus qu’à profiter de la musique. Il y a Jesse, mais il était un peu trop occupé avec ses clients. Puis, le nouveau serveur s’est approché. Il était arrivé la semaine dernière. Il était vraiment sexy mais après mon expérience avec la serveuse, j’avais préféré laisser tomber le personnel de la boite. Trop de complication. Lorsqu’il est passé à côté de nous, je l’ai arrêté en posant délicatement ma main sur son avant-bras. Comme à mon habitude, je l’ai regardé intensément. J’avais hérité des yeux de ma mère : il était bleu-gris. Bien entendu, lui m’a d’abord relooké avant de s’attarder sur mes yeux. Une fois sur que j’avais son attention, je me suis penchée vers lui. « Excuse-moi, mon ami et moi n’avons plus rien à boire. On vient de prendre des Margarita, mais on voudrait un truc un peu plus fort. Impressionne-nous. » Ma main était toujours sur son avant-bras, je soutenais toujours son regard, mais je m’étais légèrement écartée. Il m’a fixé encore quelques secondes puis et est parti chercher notre commande. Reportant mon intention vers Orphée, j’ai commencé à lui donner des conseils. « Peu importe que tu dises une énorme connerie tant que tu arrives à jouer avec ton corps et que tu es convaincue de ce que tu dis… Je t’accorde que l’experte en boissons alcoolisées n’était pas terrible, mais cela serait passé inaperçu si tu n’avais pas été droite comme un piquet. Détends-toi. Si tu as peur cela se ressent. Il faut que tu es confiance en toi, que tu sois aussi déterminée que tu l’étais quand tu me parlais de cet homme qui te fait tourner la tête, mais déterminer ne veut pas dire sal*pe… » Pendant que je balançais mon discours le serveur était venu avec nos commandes. Il nous avait ramené des Cocktails spéciaux de la maison et était resté là avant de se rendre compte, qu’on ne s’intéresser pas le moins du monde à lui. « Tu vas ressayer en essayant d’être un peu plus sur de toi, plus déterminé et un peu tactile… Mais essaye de ne pas trop en faire. Soit toi-même. Je sais que tu es très drôle alors mets tes atouts en avant. Tu vas voir Jesse, le barman et tu me ramènes son numéro ? »

code by Chocolate cookie



You are my lucky star.
Revenir en haut Aller en bas

Identity Card

Je suis en ville depuis le : 28/01/2015 Nombre de messages : 251 Points : 3104 On me connait sous le pseudo : Supernova Je porte l'avatar de : Emma Stone DC : Magyar le Sor'cier et Siam la Leprechaun J'ai utilisé des images de : Reterna & FY E.Stone
J'ai : 25 ans Je travaille comme : Serveuse au Hot And the Grill pour financer mes études (médecine légale) Actuellement, je suis : Célibataire ; envoûtée
Tell Me More
Got It !

Mer 24 Juin - 16:37

 
Leçon de drague n°1
 

 Orphée & Arizona



C’était sans doute l’une des premières fois qu’elle avouait, même à demi-mot, vouloir plaire à Zadig d’Ambroise. Opy en prenait conscience petit à petit depuis le fameux soir où il avait débarqué pour la consoler d’un cauchemar. Une drôle de nuit… qui s’était terminée de manière bien chaste et pourtant, elle en gardait un souvenir aussi charmant que frustrant. Et ce soir, avec Arizona, Opy semblait à présent s’apercevoir de bien des choses. Se sentir prête aussi… C’était l’alcool sans aucun doute. Demain peut-être se réveillerait-elle avec une haleine de phoque et une honte infâme accrochée à ses souvenirs de la veille. Mais là, maintenant, il semblait qu’une certaine force s’éveillait en elle : une détermination qu’elle n’avait pas d’ordinaire, et qui semblait lui donner des ailes. Petit à petit, son esprit s’allégeait sous les effets de l’alcool et Opy se sentait déjà bien plus libre de ses pensées. Il lui paraissait déjà plus facile de mettre des mots sur ses sentiments et ses envies, comme elle venait de le faire avec Arizona en lui demandant très clairement de l’aider à prendre de l’assurance pour séduire un homme. « Oh, et aurais-je l’honneur de savoir qui est l’heureux élu ? Non, tu n’es pas obligée, je suis un peu trop curieuse, mais je vais te donner quelques petits conseils. » Quand bien même l’alcool avait des vertus et savait rendre les gens bavards, elle n’effaçait pas totalement la réserve de la jeune femme qui avait baissé la tête et bafouillé lamentablement. « C’est un… camarade de classe… » Un mensonge, évidemment. Et il se voyait gros comme une maison tant elle abordait une expression coupable… mais pour l’instant Orphée ne se sentait ni prête à garder le silence, mais pas non forte au point de prononcer à haute voix le nom de Zadig, qui était dans l’hôpital relativement ‘connu’ puisque le Thanatopracteur savait attirer les regards malgré le peu de temps qu’il y passait.

Mais sa culpabilité s’était envolée quand Orphée avait vu Ari’ poser sa main sur le bras d’un serveur pour l’arrêter. La rouquine en resta franchement muette de stupeur, la bouche presque entrouverte et le regard rond comme deux billes. « Excuse-moi, mon ami et moi n’avons plus rien à boire. On vient de prendre des Margarita, mais on voudrait un truc un peu plus fort. Impressionne-nous. » Il n’y avait rien de vulgaire dans la manière qu’elle avait d’agir. Au contraire, elle était gracieuse et captivante… Si bien qu’Opy papillonna des yeux, elle-même relativement épatée par le regard d’Arizona qui pourtant ne lui était pas adressé. Puis elle porta toute son attention sur elle au moment où le serveur repartis. « Peu importe que tu dises une énorme connerie tant que tu arrives à jouer avec ton corps et que tu es convaincue de ce que tu dis… Je t’accorde que l’experte en boissons alcoolisées n’était pas terrible, mais cela serait passé inaperçu si tu n’avais pas été droite comme un piquet. Détends-toi. Si tu as peur cela se ressent. Il faut que tu es confiance en toi, que tu sois aussi déterminée que tu l’étais quand tu me parlais de cet homme qui te fait tourner la tête, mais déterminer ne veut pas dire sal*pe… »  Voilà, Arizona venait de mettre le doigts sur quelque chose d’important. Etre déterminée, savoir ce que l’on voulait, et se battre pour l’obtenir ne voulaient pas forcément dire que l’on était une trainée ou une personne sans aucuns scrupules. Là résidait sa crainte. De montrer de l’intérêt ou du désir, et d’être rabrouée. Ce qui était finalement arrivé une fois… « Je le sais… je le sais rien qu’en te regardant. Qui pourrait-être plus épanouie que toi ? Mais j’ai l’impression que moi, j’en suis incapable. » Encore une fois, manque de confiance. Pourtant Orphée venait d’adresser un sourire franc à Arizona, loin de celui qu’elle abordait souvent et qui était plus proche de la crainte ou de la méfiance.

Entre temps le serveur était venu apporter deux cocktails et était resté planté là comme un idiot. Gênée par sa présence, Opy lui avait jeté un regard incommodé avant de se concentrer tant bien que mal sur Arizona en goûtant le cocktail qui était diablement fort ! « Tu vas ressayer en essayant d’être un peu plus sur de toi, plus déterminé et un peu tactile… Mais essaye de ne pas trop en faire. Soit toi-même. Je sais que tu es très drôle alors mets tes atouts en avant. Tu vas voir Jesse, le barman et tu me ramènes son numéro ? » Toussant à moitié, les yeux larmoyants, Orphée avait cependant bien comprit ce qu’Ari attendait d’elle et aurait pu s’étouffer d’avantage. Trépignant sur sa chaise, mal à l’aise et pourtant déjà prête dans sa tête à s’exécuter, Orphée semblait à présent en pleine méditation… puis après un moment de silence, elle se leva, déterminée, pour filer jusqu’au bar en titubant à moitié. Sa tête tournait un peu, mais il lui semblait que ses idées étaient claires malgré tout.

« Salut… Jesse… » Ayant réussi à attirer son attention, Orphée enchaina rapidement. « Ecoute, je sais que c’est super bizarre et même complétement stupide mais ma pote là-bas, est en train de me donner des leçons de drague. Mais je suis zéro ! Nulle, vraiment à pleurer. Pour me prendre des portes ça par contre, je suis forte hein mais alors pour aguicher un type là y’a plus personne… » S’appuyant sur le comptoir, Opy lui adressait un sourire un peu désolé alors qu’il s’était lui-même penché pour mieux l’entendre. « Bref, tout ça pour dire que j’ai besoin de ton numéro pour faire comme si finalement je n’étais pas trop stupide… je sais, c’est peu orthodoxe mais j’ai sans doute plus de chance de l’obtenir en étant honnête quand venant te dragouiller lamentablement comme j’en ai l’habitude… » Après un instant de réflexion et sous le regard appuyé et presque suppliant d’Orphée, le barman avait fini par prendre un morceau de papier et griffonner dessus avant de le tendre à la rouquine qui vint s’en saisir en le remerciant, filant toute guillerette vers la table. Victorieuse, elle se mit à brandir le papier sous le nez d’Arizona en remuant du popotin dans une petite danse de la réussite (non mérité !). Seulement après quelques secondes, Orphée regarda elle-même le griffonnage du barman et s’aperçut avec horreur qu’il n’y avait pas noté son numéro mais simplement « Non merci =) » … Dépitée, Orphée lui jeta un regard contrarié avant de s’assoir à nouveau et de noyer sa déception dans son cocktail alcoolisé.  « Les mecs… c’est tous des nazes. En fait, y’a que Zadig qui est gentil… oup’s ! » Riant à moitié, une main plaquée sur la bouche, Orphée prit un air coupable (mais très idiot) alors que… dès lors, elle se rendait à moitié compte qu’elle était totalement faite.
 
code par SWAN - gifs tumblr


i'm gonna live my life like tomorrow doesn't exist.
Everybody's been there, been stared down by the enemy. Fallen for the fear and done some disappearing, bow down to the mighty. Don't run, just stop holding your tongue. Maybe one of these days you can let the light in, show me how big your brave is ! I just want to see you...
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Identity Card
Tell Me More
Got It !

Revenir en haut Aller en bas
 

Leçon de drague n°1 Orphée & Arizona

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Leçon de drague n°1 Orphée & Arizona
» Drague dangereuse
» Carole Et Moi en mode Drague sur Meetic.
» [TERMINÉ] Premier jour, première drague ! [Paige]
» Orphéo...... Et Orta

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
IN UMBRA NOCTIS :: Lulu Bar & Nightclub-