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 You'll be a man, boy


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Je suis en ville depuis le : 07/02/2015 Nombre de messages : 312 Points : 2601 On me connait sous le pseudo : Shayane Je porte l'avatar de : Syato <3 J'ai : 27 ans Je travaille comme : Flic à la criminelle Actuellement, je suis : Loup célibataire mais possessif
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Sam 9 Mai - 12:13
You'll be a man, boy

 

 
You were always on my mind.
 
 
La nuit était tombée sur la capitale et ses alentours. Les quelques lumières des lampadaires du village de North Berwick ne parvenaient pas à percer les ténèbres qui régnaient. L'obscurité était totale à quelques mètres des routes. Et cela profitait au curieux visiteur qui se profilait entre les habitations avec une remarquable discrétion. C'était à peine si l'on distinguait la silhouette noire du loup qui se déplaçait avec une célérité impressionnante.

La respiration chaude de l'animal s'exhalait hors de sa gueule bardée de crocs luisants, rendue en une fine buée par la fraîcheur ambiante. Noah bondit souplement par dessus un amas de buissons, atterrissant dans le jardin d'Amparo avec moins de bruit qu'un timbre poste heurtant le sol malgré sa stature intimidante dépassant aisément les cent kilos de muscles.

Noah ne pouvait pas détacher ses pupilles carmines du paysage face à lui. Il y était, enfin. Le manoir d'Amparo. C'était plus beau que le souvenir qu'il en avait imprimé dans sa cornée une ultime fois avant de tourner définitivement le dos.

C'était une trêve dans son périple sans fin. Pas la fin du voyage. Rien qu'une étape approchante. Noah ne savait pas ce que ça faisait de rentrer à la maison, mais il imaginait que ce qu'il ressentait actuellement s'y apparentait.

Il n'aurait jamais cru revenir. Tant de fois où le lycan traqué avait contemplé la mort droit dans les yeux. Il revoyait les sourires des chasseurs qui avaient cru le tenir. Le rictus de la lionne qui a isolé l'antilope sur leurs lèvres. Ce sourire de carnassier qu'ils réservaient aux plus grosses prises.

Aucun d'eux ne s'était attaqué à Amparo. Noah s'en était assuré. Il avait fuit, couvert les traces de son passage avec tant d'acharnement, qu'aujourd'hui nul n'aurait su dire dans quelle ville le loup avait débarqué lors de son arrivée en Europe une décennie plus tôt.

C'était l'une des raisons pour laquelle il n'avait pas encore montré le bout de son museau malgré son retour en ville datant de quelques mois. Il y avait aussi son incapacité dramatique à communiquer. Rien que ce soir, la civilité aurait voulu qu'il prévienne. Or Noah était un loup jusqu'au bout des griffes. Il ne savait pas demander l'autorisation de « passer juste pour faire un coucou ». Ezra lui apprenait à grand peine l'art du sms et des smileys. Et par dessus tout, se pointer avec un bouquet de fleurs et une bouteille de vin trônait très haut sur la longue liste des épreuves qui hissaient le lycan au rang d'handicapé social. Surtout quand celle qu'il prétendait revoir était la lataweic qui l'avait recueillit lorsqu'il n'était plus rien. Rien qu'un ado orphelin et paumé.

De son museau, le loup faufila toute sa masse par une fenêtre entrouverte. Ses griffes cliquetèrent sur le sol du petit salon. Quelques secondes, il contempla les lieux imprégnés de souvenirs, puis il s’élançant jusqu'au au hall d'entrée, grimpa les larges marches de marbres, ses yeux luisants comme de la roche en fusion dans la pénombre, en quête de celle dont le parfum flottait dans l'air.

Il entendit ses pas légers avant de la voir, au détour d'un couloir. Noah se figea. L'excitation affluaient dans ses veines et avant qu'il ai le temps de réfléchir, il émit un gémissement aigu. Amparo était là. Lui faisait face. Elle qui n’avait jamais jugé, jamais condamné, jamais abandonné tout en le laissant libre. Sa beauté mutine figée à jamais dans le temps aussi vivace et semblable que chaque fois que le lycan s'était remémoré son visage.


 
 


« No time for fear or blame
Inside, we are the same »

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Je suis en ville depuis le : 03/04/2015 Nombre de messages : 164 Points : 1257 On me connait sous le pseudo : Syato Je porte l'avatar de : Natalya Rudakova DC : Selen, le bisounours mal-lêché et Zadig, la crapule en Armani J'ai utilisé des images de : Syato (avatar) & Noah <3 (gifs) & caïus (signa) & Pluplumes (bannière rouquemouttes)
J'ai : 520 ans, et la meilleure des crème anti-rides pour que j'en paraisse 24. Je travaille comme : vendeuse de comics, propriétaire du Wiggle Bubble et auteure de bandes-dessinées en amateur. Actuellement, je suis : Célibiatch.
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Sam 9 Mai - 21:27
You'll be a man, boy

 

 
Bien sûr, je connais tes plaies, tes blessures au cyanure. Tes souvenirs ont la peau dure, fêlure. A chacun son chemin, chacun ses déchirures, mais je les ressens comme toi.
 
 

De ces nuits sans lune où il ne restait plus rien, Amparo portait en elle des souvenirs contrastés. Elles lui rappelaient tant de choses, qu'elle ne voulait plus faire confiance à sa mémoire, et simplement laisser ses impressions la guider. Ces ténèbres d'encre qui envahissaient la ville, elle les méprisaient peut-être un peu, car c'était lors d'une nuit similaire que Gwyneth était morte. Simplement, silencieusement, rendant son dernier souffle aussi sublime que son existence tout entière. Amparo, ou plutôt Walker à cette époque-là, n'avait pas pu lui en vouloir de partir de cette manière, car il savait que cela arriverait un jour ou l'autre. Et bien que sa disparition l'avait profondément peiné, redevenir Amparo, redevenir cette reine d'ailleurs, l'avait aidé à enfermer sa peine au fond de son cœur. Pour ne plus y penser, pour se dire que cette maison, cet immense manoir, était l'ultime héritage de leur amour, si caché, si fragile.

Mais voilà. Parfois, la tristesse filtrait au-travers du ventricule, s'insinuait dans ses veines comme un poison violent, et l'écho des rires et des râles insidieux semblaient parvenir jusqu'à elle, portés par le vent de cette fin de printemps, la poussant à se retrouver avec deux doigts de whisky dans un verre de cristal et une cigarette en fumante sur le rebord d'un cendrier. La Latawiec ne portait que les lumières du village en guise de vêtements, le reflet des réverbères se répercutant sur son corps androgyne au-travers de la fenêtre de sa chambre. Sa parure de lueurs lui convenait très bien, elle, si seule ce soir et sans doute encore pour longtemps. Pourtant, sa condition ne lui posait habituellement aucun problèmes. Elle l'avait choisi en laissant sa belle-fille s'en aller, en se coupant des autres et en acceptant de n'être que celle que l'on croise, fugace, mais que l'on n'oublie pas. Ça lui convenait, d'être un fantôme qui ne tarissait jamais de conseils. Cependant ce n'était pas un choix dénué de douleur, et parfois, l'idée d'avoir une famille lui revenait en tête. Bien que le monde entier l'était à ses yeux, le manque était pourtant là. Vaille que vaille. se disait-elle, avant d'amener le liquide ambré au goût de cendre vers sa bouche, presque solennelle.
Elle ne faisait rien d'autre que d'observer ces lueurs qu'elle savait éphémères, illusions parmi lesquelles les hommes se sentaient plus forts que les lois simples de la nature. Ils avaient si peur du noir qu'ils ne pouvaient attendre la venue du soleil. Elle, dans sa chambre sombre, n'avait pas d'avis sur la question, mais comprenait. Elle avait été comme eux, autrefois. Son ombre était son cauchemar.

Ainsi, elle observait. Mais ses instincts les plus profonds n'étaient pas tranquilles. Sans pouvoir le définir, elle pressentait que quelque chose allait se produire. Une présence inexpliquée rodait près du manoir, ce qui la poussa à mettre ses sens en alerte. Lentement, elle reposa le verre, resta quelques secondes en suspend, avant de se lever du fauteuil sur lequel elle avait pris place et d'attraper un de ces peignoirs de soie qu'elle avait négligemment laissé sur son lit. Le nouant à sa taille, la sensation qu'elle éprouvait ne fit que décupler, tandis qu'elle sortit de la pièce pour se plonger dans les ténèbres profondes du couloir. Elle marcha, erra un peu, se dit que finalement, c'était peut-être son humeur du soir qui l'incitait à la paranoïa. Et puis, elle eut la confirmation que non. Au détour d'un corridor, elle les vit. Ces deux rubis qui luisaient dans l'espace, comme si la noirceur des lieux tentaient de l'appeler. Mais c'était bien autre chose. Un témoin du passé, de délicieuses retrouvailles qui lui redonnèrent instantanément du baume au cœur. Elle ne pouvait faire autrement que le reconnaître, même sous cette forme-là.

« … J'ai cru que tu ne reviendrais jamais. », déclara-t-elle, peut-être un peu trop stoïque vu l'ampleur de la surprise qui venait de la submerger.

Elle ne bougeait pas, se trouvant à quelques mètres de la bête lui faisant face, de peur de gâcher l'instant. Mais elle ne tint plus, et dans un rire, plus léger qu'à l'accoutumée, elle courut pieds nus jusqu'à lui et enserra le loup dans ses bras, sa forme étant si massive qu'elle fit à peine le tour de son cou. Elle se laissa aller contre lui, perdant son visage dans la fourrure noire, humant son odeur qui, au fil des années, avait légèrement changé. Mais Amparo était certaine, il ne pouvait en être autrement. C'était lui, et finalement, ils étaient de nouveaux réunis après tant de temps.

« Perrito... »
, souffla-t-elle, donnant à ce surnom tout sa signification, lui rappelant les jours passés aux côtés de l'adolescent perdu. Ce « chiot », comme elle l'appelait dans son espagnol rouillé, lui avait énormément manqué, et bon nombre de fois, ses pensées avaient dérivées vers lui.
Quand elle cessa de l'étreindre à contre-coeur, elle se dégagea un peu, et lui sourit, radieuse. Ses yeux bleus étaient perdus dans ceux rougeoyants du lycan, et même si l'émotion était à son comble, elle parvint tout de même à articuler ces quelques mots, qu'elle mourait de vouloir lui dire, depuis le jour où il avait pris la décision de partir :

« Bienvenue à la maison, Noah. »
 



Sans contrefaçon...

Tout seul dans mon placard, les yeux cernés de noir... A l'abri des regards, je défie le hasard. Dans ce monde qui n'a ni queue ni tête, je n'en fais qu'à ma tête. Un mouchoir au creux du pantalon, je suis chevalier d'Eon.
© caius
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