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 Riders on the storm | Nathaniel ♣ Rose


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Lun 12 Jan - 1:04

Rose ♣ Nathaniel

« Riders on the storm »

Quitter la ville, s’éloigner d’Édimbourg, elle n’en avait pas l’habitude, pas plus que de se balader seule d’ailleurs. Depuis qu’elle avait quitté son Aberdeen natale et son bord de mer, en compagnie de ses nouvelles sœurs, Rose était rarement seule. Elle l’était certes chez elle, mais elle ne sortait rarement sans une de ses sœurs quand elle n’allait pas simplement travailler. Elle éprouvait quelques difficultés, seule, à se sentir à sa place au milieu d’humains, elle qui l’était encore il y avait de cela quelques semaines. Mais malgré ce malaise, la rusalkia ressentait le besoin de sortir des quatre murs de son appartement cosy, de voir le monde. Impulsion ou instinct qui lui soufflait de sortir, de sentir le vent et l’eau sur sa peau, elle n’en savait trop rien. Toujours est-il qu’elle avait envie de nature en ce milieu d’après-midi. Les buildings, les rues bondées empli d’un air rendu suffocant à cause des gaz d’échappement, tout cela lui pesait, et elle avait besoin de voir autre chose que les parcs et la rivière de la ville. C’est ce qui la poussa à prendre les transports en commun pour sortir de la ville. Emmitouflée dans son manteau de laine et son écharpe, elle avait l’impression d’étouffer. Trop de couches de vêtements, trop. « Couvres toi bien. Il fait froid, et si les humains te voient sortir sans rien, tu vas éveiller les soupçons. » Rose trouvait cela on ne peut plus exaspérant, mais le secret devait perdurer, et en ce sens, elle devait faire profil bas, comme tant d’autres de son espèce.

Le bus freina brusquement dans le bourg de North Berwick, ouvrant ses larges portes pour laisser descendre son flot de passager dont faisait partie la jeune Rusalkia. L’odeur des humains l’indisposait un peu, et elle fut presque heureuse d’avoir son écharpe pour y dissimuler son nez délicat alors qu’elle s’éloignait de la foule. North Berwick. Elle était venue ici parce qu’elle avait entendu parler de la présence d’un bois, charmant village en somme. Et c’était sans compter sur le fait qu’elle avait entendu des faës prononcer ce nom à plusieurs reprises, éveillant sa curiosité. Et alors que le bruit de ses pas se répercutait contre les murs de pierres, elle observait les environs, cherchant pourquoi les faës parlaient autant de cet endroit. Rose chercha à s’orienter par elle-même, de quitter le bourg pour rejoindre la nature où elle pourrait enfin quitter toutes ces épaisseurs de vêtements inutiles pour elle, marcher pieds nus dans l’herbe humide, sentir les rafales de vent glisser le long de sa peau dénudée. À cette simple évocation, le cœur de la rusalkia se serra. Le béton, elle en avait plus qu’assez, tout son être aspirant à retrouver le calme d’un sous-bois, d’être bercé par la douce mélodie d’un ruisseau ou d’une rivière coulant doucement dans son lit. Impatiente, la rouquine accéléra le pas, ne sachant pas où elle allait. Ne connaissant pas les lieux, tous les bâtiments se ressemblant ou presque à ses yeux, elle se perdit rapidement, se retrouvant rapidement incapable de retrouver l’arrêt de bus.

Rose perdit la notion du temps, et commença à s’inquiéter lorsque de lourdes gouttes d’eau s’écrasèrent sur son visage diaphane. La rusalkia ne craignait pas l’eau, non, loin de là, mais le mauvais temps pouvait avoir de bien mauvaises surprises qui ne serait pas à son goût et qu’elle craignait. La pluie s’intensifia rapidement, vidant les rues de ses habitants. Totalement trempée, Rose accéléra encore le pas, ôtant son écharpe qu’elle garda en main, ne supportant plus ce contacte des plus inconfortable contre sa gorge. « Par la Déesse… » Se mettant à courir, la rouquine réussit à sortir du dédale de rues, s’approchant de la forêt. Rose pouvait presque entendre le ronflement d’une rivière non loin de là, et pourtant, elle n’eut pas le loisir de l’atteindre. Un grondement de tonnerre la terrifiant et lui arrachant un cri.  Elle n’eut d’autre choix que d’aller se réfugier sur le pas de porte d’un cottage, le plus proche pour elle. Se recroquevillant en boule contre le bois rassurant, elle se boucha les oreilles, les larmes ruisselant sur ses joues. Un éclair zébra le ciel et lui arracha un autre cri. Saleté de Selkies ! Il n’y avait qu’eux pour provoquer ce genre de phénomène en cette saison n’est-ce pas ? Elle était en train de pester contre cette race de faës entre deux éclairs lorsque la porte sur laquelle elle était appuyée s’ouvrit, la faisant tomber au sol. La stupeur lui arracha un autre cri, alors qu’elle s’étalait de tout son long sur le sol, le trempant au passage.


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Ven 16 Jan - 20:36
Riders on the Storm
ft. Rose MacLean

Un grondement menaçant se fit entendre, suivi du craquement caractéristique d’une lourde branche qui se brise. Nathaniel se serait probablement soucié de savoir où elle était tombé si cela signifiait devoir réparer le toit de sa remise ou refaire sa clôture, mais présentement, il était trop occupé à serrer les dents en concentrant férocement son attention sur le feu de cheminée pour même y songer. C’était parfaitement ridicule et il le savait ; un homme de sa taille, la trentaine entamée, n’aurait pas éprouver une peur aussi irrationnelle de l’orage. Il blâmait son Alter Ego animal pour cette crainte farouche qu’il éprouvait vis-à-vis du tonnerre et des éclairs et lui donnait envie de glapir et de partir se cacher dans la baignoire à chaque grondement. Ce qu’il ne faisait pas, bien sûr, parce qu’il ne pouvait peut-être pas contrôler sa peur, mais il pouvait l’apprivoiser, et il avait un minimum de dignité. Seulement voilà, son habituelle méthode pour calmer au mieux la situation était momentanément inapplicable, et le pire dans tout ça, c'était qu'il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même. Son premier réflexe était en général de mettre son casque sur les oreilles et d’écouter de la musique relaxante dans un coin, s’éloignant au possible des fenêtres et s’isolant de tout jusqu’à ce que l’orage soit passé. Mais la dernière fois que cela était arrivé, il avait fini par s’endormir avec sa musique dans les oreilles, et bien évidemment… il n’avait pas pensé à recharger son casque sans fil depuis. Se maudissant, il s’était donc drapé d’une couverture et s’était placé devant la cheminée, se concentrant sur la douce chaleur émise par le feu, laissant la danse hypnotique des flammes le transporter comme elle le faisait si facilement d’habitude : les insomnies aidant, il pouvait parfois passer des heures devant sans bouger, comme en transe. Mais bien sûr, ce jour là, les résultats étaient, sinon inexistants, très peu efficaces. Le tonnerre était sourd, grondant avec force, et les éclairs déchiraient le ciel avec une fréquence inquiétante. Il serra les dents avec suffisamment de force pour se faire mal à la mâchoire, tirant un peu plus la couverture sur ses épaules. Quelle idée avait-il eu en s’installant en Ecosse, sérieusement ? Il n’y avait que dans ce pays qu’on pouvait voir des orages en plein hiver, c’était absurde. Un nouvel éclair zébra le ciel, illuminant brièvement les ténèbres. Nathaniel ferma les yeux et compta.

1… 2… 3… 4… 5… 6…

Le tonnerre se fit entendre, plus fracassant que jamais, et il lâcha un juron dans sa barbe. Deux kilomètres. Il n’était pas sûr que son cœur survive au marathon dans lequel il venait de se lancer si l’orage continuait à se rapprocher. Ce fut précisément à ce moment là qu’il perçut un bruit différent, indistinct, venant de sa porte d’entrée. Il tendit l'oreille, aux aguets, mais lorsqu’un cri succéda au nouveau grondement de tonnerre, il n’eut plus aucun doute : quelqu’un se tenait sur son porche. Une jeune femme, s’il pouvait s’en fier au cri, et il avait en général une ouïe plutôt fine (être un Wolpertïnger n’avait pas que des désagréments heureusement). Bien qu’il fût tout sauf enchanté à l’idée d’aller ouvrir la porte et affronter les éléments par un temps pareil, il était incapable d’abandonner qui que ce soit à un tel destin sur son perron. Avec une profonde inspiration, il ouvrit donc brusquement la porte et… ne vit rien. Jusqu’à ce que son regard se baisse sur la forme prostrée au sol qui venait de tomber avec un nouveau cri. Il eut un instant d’hésitation en voyant la longue chevelure rousse qui ruisselait sur une peau blême et un visage aux traits fins...

« …Rose ? »

Sa première réaction fut presque machinale ; surprise et inquiétude temporairement envolés, il se baissa pour la soulever sans même réfléchir, la portant dans ses bras comme une mariée et claquant derrière lui la porte du pied. Elle était aussi légère que frêle, ne pesant presque rien dans ses bras, et il n’eut aucun mal à la porter jusqu’au canapé où il l’installa confortablement devant le feu de cheminée qui crépitait avec douceur et qu'il s’empressa de faire redémarrer en ajoutant quelques bûches.

« Tu es trempée, tu devrais enlever ton manteau, tu vas attraper froid. »

La jeune femme semblait tellement frigorifiée qu’il fut tenté de l’aider dans cette manœuvre, mais ne préférant pas faire de geste déplacé, surtout sachant ce dont elle était capable lorsqu'elle perdait le contrôle, il se contenta de murmurer :

« Je reviens tout de suite, ne bouge pas. »

Et quelques secondes plus tard il était de retour, les bras chargés de couvertures et de serviettes dont une qu’il plaça aussitôt autour de ses épaules pour essuyer ses cheveux, peu soucieux du désordre que l’eau qui continuait à dégouliner de ses vêtements causait. Il se tendit presque imperceptiblement lorsqu’un nouveau coup de tonnerre retentit, mais Rose lui offrait une diversion efficace, et tant qu’il se souciait plus d’elle que lui, il pouvait noyer le reste dans un fond sonore certes déplaisant mais lointain, et il s’efforça ainsi de ne penser à rien d’autre, bien que la tension ne quitta pas tout à fait ses muscles. Doucement, il s’autorisa à frictionner les épaules de la Rusalkia avec la serviette, penché vers elle de sorte à être à la même hauteur, la cherchant du regard.

« Est-ce que tu veux une boisson chaude ? Café, thé, chocolat ? »

Il devait admettre être curieux de savoir ce qu’elle faisait là : simple hasard, ou bien le cherchait-elle ? De souvenir, il ne lui avait jamais révélé où il vivait, mais dans ce cas, la coïncidence était plutôt amusante. Encore qu’amusante n’était pas vraiment le mot ; elle semblait aussi effrayée par l’orage qu’il l’était lui-même, et peut-être plus encore. Dans tous les cas, elle avait eu de la chance dans son malheur ; il n’osait imaginer dans quel état la pauvre se serait retrouvée s’il n’avait pas été présent.

 
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Dernière édition par Nathaniel Rosebury le Mer 11 Fév - 14:58, édité 1 fois
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Dim 25 Jan - 16:27

Rose ♣ Nathaniel

« Riders on the storm »

La tête de Rose heurta le sol, la faisant cligner des paupières rapidement alors qu’un visage apparaissait dans son champ de vision. Elle mit un certain temps avant de reconnaître les traits fins de Nathaniel, un wolpertinger qui était venu à sa rescousse alors qu’elle perdait totalement pied, il y a quelques temps de cela. Elle ne se doutait pas qu’il vivait ici, mais elle fut vraiment soulagée que son regard rencontre le sien. Au moins était elle en terrain connu ou presque. Elle pourrait être elle même et n’aurait pas à se cacher comme si elle était tombée sur un humain. Mais ce sentiments de soulagement s’effaça bien vite alors qu’un nouveau grondement de tonnerre fit vibrer les vitres de la demeure du wolpertinger. Avalant difficilement sa salive, les yeux agrandis par la terreur, elle laissa Nathaniel la ramasser comme si elle n’était rien d’autre qu’une poupée de chiffon, la soulevant dans ses bras comme si elle ne pesait rien. Il semblait surpris de la trouver sur le pas de sa porte, sas nul doute, comme le laissait deviner la façon dont il avait prononcé son prénom, comme une interrogation. Et les rôles eurent été échangés, qu’elle aurait sans nul doute tout aussi surprise que lui, mais en cet instant , tout ce qu’elle pouvait faire, était de s’accrocher à son cou, blottie contre lui, comme s’il pouvait, de son corps, empêcher l’orage de l’atteindre. Et elle avait beau tenter de contrôler les tremblements de son corps, cela semblait être une cause perdue, au premier éclair ou roulement de tonnerre, elle savait qu’elle ne serait qu’une pauvre chose frémissante, et ce, durant tout le temps que durerait l’orage.

Nathaniel du plier sa longue silhouette pour la déposer doucement sur un canapé plus que confortable, près de la cheminée où ronflait tranquillement les restes d’un feu où il rajouta quelques buches alors qu’elle s’enfonçait tranquillement contre les coussins qu’elle était certaine de tremper. Elle était désolée de tremper ainsi l’intérieur du wolpertinger, il n’avait rien demandé, et voilà qu’elle était en train de mettre de l’eau partout...

« Tu es trempée, tu devrais enlever ton manteau, tu vas attraper froid. »
Et alors que son regard restait posé sur le dessin compliqué d’un coussin, elle le leva vers Nathaniel. Et un sourire amusé se peignit sur ses lèvres, chassant la surprise de son regard clair. Le froid, cela faisait des semaines qu’elle ne l’avait plus ressenti, elle l’appréciait même. L’orage, en contrepartie, était une autre paire de manche. Mais elle ne lui dit pas que ce n’était pas le froid qui était la source de ses tremblements, n’étant tout simplement pas prête à admettre qu’elle était juste terrifiée par la tempête qui faisait rage en dehors de ces murs. D’autant plus que cela lui fournissait un bon moyen d’enlever ces vêtements qui l’étouffaient depuis des heures. Les humains n’étaient pas très friand de voir des gens se promener dans le plus simple appareil, mais tout de même...Ses mains étaient en train de chercher la fermeture éclair de son manteau pour l’ôter lorsqu’il murmura qu’il revenait tout de suite. Elle lui suivit du regard un instant, alors qu’elle ôtait le vêtement gorgé d’eau de pluie. Elle était en train d’enlever son pull lorsque son hôte revint, armé d'une serviette de toilette et de couvertures. Son débardeur n’était pas pas mouillé, et au moins mettrait-elle moins d’eau sur les affaires de Nathaniel ainsi.
« Ça ne te dérange pas ? Je ne voudrais pas noyer ton intérieur... » Dit-elle en désigna la petite pile faite de son manteau et de son pull qui était non loin de ses pieds, plus proche de la chaleur du feu.

La rusalkia le laissa déposer une serviette sur ses épaules, ce qui la sécha un peu et qui eu au moins le mérite d’estomper l’écoulement de l’eau le long des ses mèches rousses. Et elle n’eut pas le loisir d’observer la tension qui prit possession du corps de Nathaniel alors qu’un nouveau coup de tonnerre se fit entendre, elle-même sursauta et agrippant un coussin qu’elle prit dans ses bras comme si cela pouvait la protéger des éléments. Essaies de faire bonne figure après ça...Rose n’aimait pas dévoiler ses faiblesses, et ce, même si ces dernières étaient bien connu du folklore...Elle resta recroquevillée autour du coussin qu’elle était en train de maltraiter, n’osant plus bouger, attendant la prochaine attaque de la tempête. La sensation des mains de Nathaniel sur ses épaules, en train de la frictionner avec la serviette la surpris et la fit sursauter légèrement. Tournant le visage dans sa direction, elle le vit penché vers elle, à sa hauteur, et la Déesse savait qu’elle n’était pas bien grande. Elle lui adressa un sourire désolé. Désolée d’être aussi tendue que la corde d’un arc, d’être trempée et de transformer son salon confortable en mare glaciale.

« Je ne voulais pas tremper tes affaires. » Et elle était sincère, bien que se sentant bien plus a son aise assise sur son canapé que contre sa porte d’entrée.
Et alors qu’il cherchait son regard, elle se détendit imperceptiblement, fixant ses prunelles dans celle de Nathaniel. « Est-ce que tu veux une boisson chaude ? Café, thé, chocolat ? » La jeune femme acquiesça d’un digne de tête. « Un thé si cela ne te dérange pas. » Répondit-elle doucement, ne lâchant toujours pas le coussin entre ses bras. Et avant qu’il n’ait eu la chance de se lever, elle saisit doucement son poignet, son regard acéré le détaillant. « Merci Nathaniel, vraiment. » Et venant de sa bouche, ce n’était pas des paroles en l’air. Elle se sentait redevable envers lui, car elle avait vraiment la sensation qu’en lui fournissant un abri, il venait de lui sauver la vie ou presque. Car est-ce que les rusalkia pouvait mourir de peur ? elle n’en savait rien et n’éprouvait pas l’envie de le découvrir.



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Mer 11 Fév - 15:42
Riders on the Storm
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Amusant comme, dans un tout autre contexte, avoir une belle jeune femme en train de se dévêtir devant le feu de cheminée de son salon aurait pu suggérer une scène bien loin de celle qui se jouait réellement. Mais l’atmosphère ne pouvait pas vraiment être jugée romantique alors que la jeune femme en question tremblotait de façon incontrôlable, les cheveux ruisselants d’eau de pluie, et que lui-même s’efforçait de ne pas sursauter à chaque coup de tonnerre, chaque muscle de son corps tendu au point d’en être douloureux. C’était plus facile d’ignorer l’orage lorsqu’il se concentrait sur quelque chose à faire, aussi se mit-il à déplacer quelques affaires pour que la Rusalkia soit plus à son aise, en profitant également pour écarter quelques tapuscrits sur lesquels il travaillait et qui traînaient ici et là – même s’il avait toujours des doubles, ses notes étaient faites directement sur le papier, et il ne tenait pas spécialement à tout recommencer parce que l’encre avait coulé au contact de l’eau.

Il adressa à Rose un sourire qui se voulait rassurant tandis qu’elle s’inquiétait de tremper ses fournitures, secouant légèrement la tête.

« Ne t’inquiète pas pour ça, ce n’est que de l’eau. »

Se penchant pour ramasser ses vêtements humides, il les suspendit auprès du feu de sorte à bien les laisser sécher. Il hésita brièvement à lui proposer de lui prêter une chemise bien qu’elle serait certainement trop grande pour elle, au moins pour se réchauffer, mais à vrai dire, à la voir en débardeur en train de se sécher tant bien que mal, le froid ne semblait pas l’incommoder tant que ça, et à bien y réfléchir, considérant qu’elle était une Rusalkia, cela faisait sens. Son langage corporel semblait plutôt suggérer que comme lui, c’était l’orage qui la mettait à cran, et il en eut la preuve lorsqu’elle malmena un peu plus le coussin qu’elle avait entre les mains après un nouveau coup de tonnerre. Il fronça légèrement les sourcils, en oubliant momentanément ses propres craintes. Il n’était pas vraiment un expert concernant les Rusalkia – Rose était la seule qu’il connaissait – et du peu qu’il en savait, ces créatures étaient souvent associées à des naïades, ce qui impliquait donc qu’elles aimaient l’eau, et très probablement la pluie. Mais il n’avait jamais rien entendu concernant les orages, et il se fit une note mentale de vérifier cette information.

Acquiesçant lorsqu’elle lui demanda un thé d’une petite voix, il répondit sur le même ton calme et rassurant :

« Mets- toi à ton aise, je vais te préparer ça. Et pas la peine de me remercier, c’est normal. Tu en aurais fait autant. »

Il ne savait absolument pas si c’était vrai, pour être parfaitement honnête : elle s’était toujours montrée sous un bon jour avec lui, et il n’avait aucune raison de penser qu’elle ne lui aurait pas rendu la pareille, mais à vrai dire, il savait encore assez peu de choses sur elle. Il ne pouvait pas l’en blâmer ; soucieux de respecter sa vie privée, il n’avait jamais vraiment posé de questions trop personnelles et s’était contenté de l’aider comme il le pouvait et de lui faire savoir qu’il était là si elle avait besoin d’un soutien moral ou d’une simple oreille attentive.

Il l’abandonna à nouveau quelques minutes le temps d’aller dans sa cuisine préparer deux tasses de thé chaud, maudissant une nouvelle fois le temps lorsque le sifflement de la bouilloire s’accompagna d’un nouveau coup de tonnerre. Un éclair zébra l’obscurité et il tira les rideaux de la fenêtre d’un geste rageur, autant à l’égard de la météo que de lui-même, bien que comme on pouvait s’y attendre, l’effet fut relativement nul. Il ne perdit pas de temps, et retourna auprès de Rose avec un plateau en main qu’il déposa sur la table basse face au canapé avant de s’y installer à son tour et de prendre la théière pour servir la jeune femme. Il manqua en mettre à côté lorsque l’orage gronda une nouvelle fois, et ne parvint à l’éviter que grâce à un parfait self control. Il tendit enfin la tasse à la Rusalkia.

« J’espère que l’Earl Grey te convient. Il y a du sucre et du lait si tu en veux. »

Il ne s’était jamais fait à l’idée que certains anglais boivent leur thé avec du lait, mais il prit un morceau de sucre pour sa propre tasse avant de remonter ses jambes contre lui, les mains enroulées autour de la tasse chaude qu’il contempla un bref instant avant d’ajouter, se tournant vers Rose, l’air interrogateur :

« Alors, tu avais prévu une visite surprise, ou c’est le hasard qui t’a mené à ma porte ? »

 
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Dernière édition par Nathaniel Rosebury le Mar 17 Fév - 18:50, édité 1 fois
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Sam 14 Fév - 22:47

Rose ♣ Nathaniel

« Riders on the storm »

Rose apprécia qu’il lui dise de ne pas s’en faire, qu’il ne s’agissait là que d’un d’eau, rien de plus. Mais cela n’ôta pas l’impression d’avoir fait intrusion avec ses gros sabots, surtout en voyant Nathaniel ramasser des feuilles de papiers sans nul doute importantes à ses yeux. L’eau sèche, c’est un fait, mais l’encre ne s’en remettrait pas, et elle lui adressa un sourire contrit, encore une fois. Elle l’observa un moment, alors qu’il ramassait ses propres vêtements trempés par l’eau de pluie glacée. Et l’envie de s’excuser auprès de son hôte revint à la charge. Elle n’était pas chez elle, et n’avait donc pas su où mettre ses affaires trempées, et aussi étrange que cela puisse paraître, elle s’en voulait pour cela. Les conventions sociales humaines la mettaient dans une situation inconfortable, comme si elle avait oublié comment elle aurait agi alors dans une telle situation du temps où elle aurait été humaine. Elle aurait été aussi perdue, à n’en pas douter, arrivant dans un lieu inconnu. Déroutée. Mais il été beaucoup plus simple pour la rusalkia de mettre son malaise sur le dos des conventions sociales qui régissait les sociétés humaines.

Mais bien rapidement, la tempête se rappela à ses bons souvenirs, faisant vibrer les fenêtres et sursauter la faë qui avait un mal fou à ne pas se décharger de son stress sur le malheureux coussin qui était devenu, le temps de quelques instants, sa boule anti-stress. Remercier le wolpertinger pour son hospitalité, était le moins qu’elle pouvait faire, et la réponse qu’il lui fournit était tout à fait celle qu’elle aurait pu attendre de lui. Et u sourire fut la seule réponse qu’elle fut capable de lui faire. Aurait-elle fait la même chose si elle l’avait trouvé sur le pas de sa porte ? Trempé et apeuré ? Oui, oui, elle aimait à le penser. Elle n’aurait pas pu le laisser dehors, c’est certain. Mais aurait-elle pu s’occuper de lui comme il le faisait avec elle présentement ? Durant un orage ? Elle n’aurait pas parié là-dessus. Elle lui aurait certainement ouvert la porte pour ensuite partir en courant sous sa couette, hurlant de toutes ses forces en chemin. Peut-être se serait-elle cachée sous le lit… Nathaniel semblait si calme, si sûr de lui, et ce, même si elle pouvait deviner qu’une légère tension l’habitait en cet instant. Aurait-elle été ainsi ? Non, elle aurait juste pété un câble.

Nathaniel se leva, la laissant seule dans le salon. Et elle se ratatina sur elle-même, dissimulant une partie de son corps derrière le coussin qui était encore malmené entre ses mains. Pendant l’espace d’une minute, elle parvint à ignorer les bruits provenant de l’extérieur, se concentrant en détaillant l’intérieur chaleureux et cosy de Nathaniel. Mais alors qu’elle entendait le léger sifflement de la bouilloire, un nouveau coup de tonnerre retentit. Rose se mit les mains sur les oreilles, chantonnant doucement une comptine qu’elle chantait étant enfant. « Clap, clap, handies, Mammie’s wee, wee ain… » Se détendant doucement, elle se concentra sur la petite mélodie, ses mains quittant doucement sa tête. Elle ne se souciait pas de son apparence, pas maintenant, pas alors qu’elle essayait d’apaiser le rythme erratique de son cœur, de calmer la fréquence de ses inspirations…

Le bruit d’un rideau que le tire avec force la ramena sur terre aussi surement que l’éclair qui éclaira le temps d’une seconde la pièce de sa lumière blafarde, faisant mourir les mots sur ses lèvres. La rouquine observa Nathaniel qui revenait s’installer, armé d’un plateau sur lequel était posé une théière fumante et deux tasses. Elle le regarda la servir, n’osant dire un mot. L’avait-il entendue ? Elle espérait bien que non…Et de toute manière, avec cette fichue tempête, il était quasi certain qu’on ne pouvait l’entendre avec ce vacarme…

Rose l’observa lui servir une tasse de thé, et elle aurait presque pu jurer le voir tressaillir lorsque la tempête s’exprima une fois encore en grondant. Est-ce que lui aussi avait-il un léger souci avec ce satané phénomène météorologique ? Elle avait envie de lui poser la question mais s’abstient. Après tout, s’il voulait lui en parler, il le ferait, et on ne déploie pas autant d’efforts à agir normalement face à une peur si on ne désire pas en parler… Aussi prit-elle docilement sa tasse de thé en main. « C’est parfait ne t’inquiètes pas. » dit-elle doucement, enroulant ses longs doigts fins autour de la faïence tiédie par le breuvage qu’il contenait. Le thé, elle le prenait nature, et l’avait toujours fait, il n’y avait pas de raison pour que cela change maintenant. Soufflant doucement sur son thé, elle y trempa délicatement les lèvres, avalant une petite gorgée avec de reporter son regard sur le wolpertinger. Il avait remonté ses longues jambes contre lui, et le canapé semblait presque trop petit pour contenir sa longue silhouette, et cela la fit sourire doucement.

La question de Nathaniel était pertinente. Que faisait-elle ici ? N’importe qui lui aurait demandé cela sur le pas de la porte, mais pas lui. « Si j’avais voulu te rendre une visite surprise, il aurait fallu que je sache où tu habites… » Ce qu’elle ignorait encore il y a une demi-heure de cela. « Je voulais quitter la ville pendant un instant. Me ressourcer un peu, tu vois ? J’ai entendue dire qu’il y avait une rivière non loin. » Confessa-t-elle doucement, son regard se perdant alors dans le vague, sa voix se faisant rêveuse. « Je voulais juste m’éloigner un peu des humains, me plonger dans l’eau… » Clignant des yeux, Rose revint sur terre, reportant son attention sur l’homme brun assis à ses côtés. « J’ignorais que tu vivais ici jusqu’à ce que tu ouvres ta porte. » Elle ne voulait pas qu’il pense qu’elle l’avait suivi, ou avait demandé des renseignements sur lui, ou tout simplement cherché dans l’annuaire son nom, parce que cela aurait été étrange n’est-ce pas ? Et elle avait déjà suffisamment de mal à se faire à sa nouvelle nature sans qu’on la prenne pour une obsédée.




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Mar 17 Fév - 19:36
Riders on the Storm
ft. Rose MacLean

La jeune femme ne semblait pas beaucoup plus à son aise quand il revint, au contraire plus recroquevillée sur elle-même que jamais, serrant contre elle le coussin comme si elle espérait disparaître derrière. Il ignorait si sa présence marquait une quelconque différence, mais livrée à elle-même elle semblait plus crispée que jamais. Probable que comme pour lui, la présence d’une autre personne lui permettait de concentrer son attention sur autre chose que l’orage qui tonnait dehors. Il fallait dire qu’ils n’étaient pas gâtés, ils étaient rarement aussi violents, et Nathaniel était prêt à parier qu’à sa prochaine promenade en forêt il rencontrerait nombre d’arbres frappés par la foudre. Mais pour le moment, il n’était pas prêt de sortir de chez lui. Même s’il paraissait plus composé, il n’avait probablement pas plus fière allure que la Rusalkia avec ses longues jambes ramenées contre lui, tête appuyée sur ses genoux et mains enroulées autour de sa tasse, le regard posé sur la cheminée lorsqu’il n’était pas tourné vers sa visiteuse inattendue. Enfant, on le retrouvait souvent assis dans un coin de sa chambre dans cette posture, tête baissée et bras étroitement serrés autour de ses genoux comme si en se repliant sur lui-même de la sorte il pouvait tenir éloigné le reste du monde. Il n’était plus un enfant mais n’était jamais parvenu à se débarrasser de certains réflexes, et il était encore aujourd’hui bien souvent incapable de s’asseoir correctement sur une chaise (quand il daignait s’asseoir sur une chaise – il ne se serait peut-être pas permis de le faire ailleurs que chez lui, mais ici, il n’y avait quasiment aucune partie de son mobilier sur laquelle il ne s’était pas encore appuyé sans même s’en rendre compte). Pour un œil extérieur, c’était toujours un spectacle à part entière de voir quelqu’un de sa taille occuper l’espace comme il le faisait, comme s’il n’était pas certain de quoi faire de ses quelques centimètres en trop et s’efforçait ainsi de se tasser sur lui-même autant qu’il le pouvait.

Il se pencha pour attirer un peu plus vers eux le plateau et la boîte de biscuits qui s’y trouvait, et en prit un qu’il grignota aussitôt, surprenant au passage le léger sourire de la jeune femme sans comprendre qu’il en était la cause. Au moins tant qu’elle souriait, elle ne pleurait pas, et cela ne pouvait qu'être une bonne chose. Il lui rendit donc son sourire, attendant patiemment qu’elle prenne la parole pour répondre à sa question.
Il ne fut pas surpris de découvrir que sa visite était en effet un pur fruit du hasard : elle aurait probablement pu trouver son adresse dans un annuaire aisément et il ne lui en aurait certainement pas tenu rigueur si elle était venue le voir à l’improviste, mais du peu qu’il savait d’elle, cela ne lui ressemblait pas vraiment. Il hocha doucement la tête, comprenant parfaitement son besoin de s’éloigner de tout et de se ressourcer – c’était quelque chose qu’il partageait, même en tant que simple Wolpertïnger, il ressentait bien souvent ce besoin de s’éloigner de tout et de retrouver sa liberté. Ce n’était pas pour rien qu’il avait emménagé ici, en lisière de forêt, loin de la ville et de son agitation. Et comme l’eau était l’élément de la Rusalkia, il ne pouvait que comprendre. Pour le reste, il pouvait aisément remplir les blancs dans son histoire : elle avait été surprise par la tempête alors qu’elle se dirigeait vers la rivière, s’était abritée sous le refuge le plus proche, lequel s’était avéré être son perron, et ainsi se retrouvait-elle sur son canapé à boire du thé en attendant que l’orage passe.

« Je suppose qu’on peut dire que tu as eu de la chance dans ta malchance », murmura-t-il avec douceur.

Non pas qu’il la considérât chanceuse d’avoir atterri chez lui, mais simplement de s’être retrouvée devant la porte de quelqu’un qu’elle connaissait et, à priori, appréciait, et qui par chance n’était pas absent. Dans un autre cas de figure, elle aurait pu passer des heures agglutinée à sa porte, en proie aux éléments, sans même parler de ce qui se serait passé si elle était tombé sur quelqu’un de plus mal intentionné… encore qu’il ne fut pas réellement inquiet quant à ce scénario, il la savait plus que capable de se défendre des hommes et s’estimait par ailleurs heureux de la compter comme alliée plutôt que comme ennemie.

« Il y a en effet une rivière qui passe pas loin derrière ma maison, je pourrais t’y guider si tu veux, c’est un endroit que j’aime beaucoup aussi… enfin, lorsqu’il fera plus beau. »

Comme pour ponctuer ses paroles, un nouveau coup de tonnerre retentit, et ses mains se crispèrent férocement sur sa tasse. Mâchoire contractée, ce fut d’une voix à peine audible qu’il murmura sur un ton rageur, yeux fixés sur les flammes qui dansaient devant lui en répandant une douce chaleur :

« Je déteste les orages. »

Il souffla légèrement, puis porta sa tasse à ses lèvres et en but une longue gorgée avant d’ajouter sur un ton plus neutre – moins pour faire la conversation que pour les distraire l’un et l’autre de l’orage :

« Je ne regrette pas le Texas, mais c’est dans ce genre de moments que je me rappelle qu’il n’y avait pas que des mauvaises choses là-bas. A commencer par la météo. Le côté aride n’est peut-être pas follement attractif, mais au moins les orages sont plus rares qu’ici. »

 
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Mar 24 Fév - 0:18

Rose ♣ Nathaniel

« Riders on the storm »

Rose porta sa tasse de thé à ses lèvres, dégustant délicatement le thé à la bergamote aux accents citronnés. Si elle avait été humaine, cela l’aurait réchauffée, et elle aurait apprécié sentir le liquide presque brulant descendre le long de sa gorge jusqu’à son estomac. A présent, elle en appréciait juste le goût et le fait de tenir une tasse entre ses longs doigts fins, les vieilles habitudes ont la dent dure parait-il. Et après avoir expliqué la raison de sa présence sur ce canapé, elle se pencha légèrement pour saisir elle aussi un biscuit avant de retourner se fondre au fond du canapé. Si elle avait pu fusionner avec ce dernier, peut-être l’aurait-elle fait, juste pour se dissimuler un peu plus loin de cet orage. Mais malgré les circonstances, elle était on ne peut mieux installée, une tasse de thé et un biscuit dans les mains.

L’allusion de Nathaniel à sa chance la fit rire. « On peut dire ça.. » En effet, cela en était pas loin. Elle aurait très bien pu tomber sur un humain, ou quelqu’un ignorant tout de sa nature. Et pouvait-elle réellement se défendre en ressentant pareille frousse ? Elle n’en était pas certaine. Toujours était qu’elle était bien mieux dans la demeure du wolpertïnger que dans celle d’un inconnu. Avec lui, elle n’avait pas à se cacher, elle pouvait être elle-même et ce, même si l’agent littéraire ne l’avait jamais vu que sous sa forme humaine, n’ayant jamais aperçut ce qui pouvait se dissimuler derrière ce que certains humains appellent le glamour. Elle quittait rarement son apparence humaine, sauf lorsqu’elle était seule, ou avec ses sœurs, ou bien qu’elle donnait une leçon mortelle à quelque idiot qui avait eu le malheur de passer par là et de croiser sa route.

Croquant dans son biscuit, elle posa son regard sur son hôte, curieuse alors qu’il lui parlait de la rivière situé non loin de chez lui. Elle avait voulu la voir, s’y glisser et y rester un moment avant de devoir retourner chez elle. Et voilà qu’il lui offrait cette possibilité, faisant naître un sourire enjoué sur les lèvres de la faë. Bien entendu qu’elle voulait la voir, et si Nathaniel était prêt à partager ses trésors avec elle, elle n’allait certainement pas refuser. Et alors qu’il ponctuait sa phrase au sujet du temps, celui-ci se rappela à leur bon souvenir. Posant alors son regard en direction d’une des fenêtres, elle avala sa bouchée avec difficulté. « Du moment qu’il n’y a pas d’orage…Je ne suis pas difficile. » Ajouta-t-elle en reportant son attention sur lui, tendue. « Mais c’est gentil de ta part, j’apprécie. » conclua-t-elle avec en levant sa tasse de thé comme pour poster un toast avant d’y tremper ses lèvres. Et elle ne put que comprendre sa haine envers les orages. Humaine, elle les avait appréciés. Mais maintenant ? Le simple fait d’en voir un à la télé la faisait hurler d’effroi.

La rouquine le regarda avec un regain d’intérêt alors qu’il continuait de parler, soulevant ainsi son origine. Ainsi il n’était pas d’ici ? Elle ne le savait même pas. Elle-même n’avait jamais rien vu que les terres écossaises, sauf une fois où elle avait été à Londres avec des amis. Elle n’avait jamais quitté les îles britanniques, alors de là à franchir un océan…

« Sans doute parce qu’il doit y avoir moins de selkies au Texas. » Lui répondit-elle un léger trait d’humour dans la voix qui s’évanouit bien rapidement alors que son regard semblait se perdre dans sa tasse de thé. « Je n’ai jamais rien vu autre chose que les îles britanniques… » Murmura-t-elle doucement. « Humaine je n’aurais jamais… » Sa voix se brisa au souvenir d’Andrew et Mary était encore vivace, tout comme le sentiment de trahison qu’elle pouvait ressentir. Elle était resté, pour eux, pour qu’ils partent ensemble…Humaine, elle ne l’était plus, elle devait se ressaisir, ne s’était-elle pas vengé de ce lâche d’Andrew ? « Enfin bref…Le passé est le passé…Tu as de la chance d’avoir pu voir autre chose. » Continua-t-elle, son regard toujours perdu dans sa tasse de thé comme si elle y cherchait des réponses. Au moins Nathaniel pouvait maintenant dire qu’il savait qu’elle n’était pas née rusalkia. Elle avait vu le jour humaine et avait dû mourir pour changer de nature.





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Dim 1 Mar - 17:09
Riders on the Storm
ft. Rose MacLean

Attentif aux besoins de son invitée surprise, Nathaniel constata avec un certain soulagement qu’elle semblait tout de même moins tendue que quelques minutes auparavant. Ses cheveux commençaient doucement à sécher en ondulant délicatement, et sa posture était légèrement moins gardée. Visiblement, la perspective d’aller se baigner dans la rivière dont ils parlaient l’aidait grandement à se relaxer - du moment que le tonnerre se faisait un peu oublier, en tout cas – et il en prit bonne note. Avec un léger sourire, il reprit une gorgée du thé,  en appréciant la chaleur qui se répandait peu à peu dans son corps. Il arrivait suffisamment à reléguer l’orage dans un coin de son esprit pour que ce ne soit qu’un fond sonore au même titre que le crépitement du feu, à la différence qu’il était largement moins plaisant.

« Je t’y emmènerai alors », promit-il, levant à son tour sa tasse en direction de la jeune femme. « Visite garantie sans orages. »

Mais contrairement à la rusalkia, il restait en proie à de nombreux éléments : Wolpertïnger ou non, sous forme humaine il partageait toutes leurs caractéristiques, comme une faible résistance aux températures extrêmes, et quelques minutes sous une bonne averse suffisait à le clouer au lit plusieurs jours. Encore que le plus souvent, il n’avait pas à se plaindre : il ne tombait que rarement malade, et jamais de façon très sérieuse. Cependant la pluie ne le dérangeait pas, et à vrai dire, il n’y avait rien de tel que de visiter le sous-bois derrière sa maison dès les premières lueurs de l’aurore après une nuit pluvieuse : le spectacle que donnaient les gouttes de pluie quand elles accrochaient les rayons encore rosés du soleil au milieu de la végétation était sans égal. Avec un peu de chance, il pourrait admirer ce spectacle le matin suivant et cela compenserait un peu le fait d’avoir dû subir un tumultueux orage, même si la présence de Rose aidait déjà grandement.

Elle l’observa d’un air curieux quand il souleva ses origines, et il réalisa qu’elle ne savait probablement pas qu’il venait du Texas – peu de gens ici le savaient, et les années passées en territoire écossais avaient largement contribuées à effacer tout accent qu’il put avoir, même s’il n’avait pas encore adopté l’accent local non plus. Il hocha la tête d’un air amusé lorsqu’elle évoqua les Selkies – il n’en avait jamais rencontré là-bas, et en soi ce n’était pas vraiment étonnant, n’y ayant pas vécu en bord de mer. Ce n’était pas pour rien qu’Edimbourg était la capitale des Faës. Cela dit, pour être parfaitement juste, il y avait peut-être moins d’orages au Texas, mais ils étaient particulièrement violents, surtout l’été après les périodes de grandes chaleurs. L’un dans l’autre, il n’était pas sûr de savoir quel cas de figure était préférable à l’autre.

Penchant la tête, il observa Rose d’un air intrigué tandis qu’elle évoquait sa vie passée : regard dans le vague, voix brisée, elle semblait se remémorer des moments difficiles et sans réfléchir, il avança une main pour la poser sur son bras dans un geste qui se voulait réconfortant. Il savait déjà qu’elle n’était pas née Rusalkia, l’ayant rencontrée alors qu’elle avait encore du mal à maîtriser ses nouveaux pouvoirs, vivant assez mal la transition d’un état à l’autre, ce qui le chagrinait et dont il ne connaissait pas les détails en revanche, c’était qu’à sa connaissance, la seule façon de passer d’humaine à Rusalkia était de mourir… généralement de façon violente, et considérant qu’elle semblait encore jeune (bien que cette apparence ne fut peut-être pas sa forme véritable), il préférait ne pas imaginer dans quelles circonstances.

« Tu en as encore la possibilité, Rose », lui rappela-t-il avec douceur. « Et puis, tu n’as pas grand-chose à envier tu sais… le Texas, tu n’aimerais pas, c’est beaucoup de sable et de roches couleur ocre. On s’en lasse vite. San Francisco c’était déjà mieux, mais je n’y suis pas resté longtemps. »

Juste assez longtemps pour tomber amoureux et perdre la personne qu’il aimait peu après l’avoir demandée en mariage, songea-t-il sans l’ajouter, le regard temporairement voilé de tristesse. L’atmosphère avait soudain changé, et il était visible que l’un et l’autre portaient avec eux un lourd passif sur lequel ils n’aimaient pas revenir. Se mordant légèrement la lèvre inférieure, il tenta de se reprendre, cherchant une note plus positive à laquelle ils pourraient se raccrocher.

« Peut-être qu’à l’occasion on pourrait tous les deux s’offrir des vacances quelque part. Je te laisserai choisir l’endroit, je ne suis pas difficile. »

 
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Rusalkia
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Mer 4 Mar - 0:37

Rose ♣ Nathaniel

« Riders on the storm »


La promesse de Nathaniel de l’emmener voir la rivière lui arrache un sourire. Tout dans cette après-midi pluvieuse et orageuse n’était pas désagréable loin de là. Et le trait d’humour au sujet de la visite garantie sans orage la fit rire franchement. Il arrivait à la faire rire au sujet de son talon d’Achille et en lui en fut reconnaissante, comme si cela pouvait dédramatiser la situation alors qu’elle avait une nouvelle phobie depuis peu. Elle qui n’avait jamais été phobique de son existence avait du mal à gérer cette peur panique qui prenait possession d’elle au moindre coup de tonnerre. Aussi qu’il plaisante à ce sujet lui permettait de prendre un peu de recul, d’oublier la tempête, et d’arrêter de trembler comme une feuille, pour le moment du moins. Peut-être oserait-elle lui demander d’aller voir la rivière une fois que l’orage se serait enfin tu, peut-être… elle n’aurait pas dit non à l’idée de se laver de toutes ses émotions dans l’eau fraîche du cours d’eau. Mais elle verrait bien le moment venu, après tout, ce ne serait peut-être, dans le pire des cas, que partie remise.

La discussion sur les origines du wolpertïnger dérapa, sans qu’elle le veuille cela réveilla chez elle de nombreux souvenirs et bon nombre d’entre eux n’étaient pas plaisants. Elle avait toujours voulu voir autre chose, comme bon nombre de jeune se disait-elle à l’époque. Elle avait envie de bouger, de voir d’autres pays, d’autres cieux. Mais la vie en avait décidé autrement et elle avait joué avec les cartes qu’elle avait en main à l’époque, c’était du moins ce qu’elle s’était dit pour se rassurer. Elle avait eu trop peur, peur de s’éloigner de sa famille, peur de quitter Aberdeen qu’elle avait connue toute sa vie, peur de perdre Andrew en s’éloignant pour ses études. Elle avait toujours eu tendance à reporter le plus important au lendemain. Elle aurait le temps plus tard… Sauf que cela ne s’était pas passé ainsi. Elle avait perdu tout ce qui faisait son existence humaine en coulant à pique dans les eaux noires du port écossais. Et encore aujourd’hui, elle avait bien trop à faire avec sa nouvelle nature pour penser à autre chose qu’au jour présent. Elle avançait au jour le jour, gérant une catastrophe après l’autre, n’ayant de toute façon pas d’autre alternative. Elle avait reçu une nouvelle chance mais avant de pouvoir en profiter pleinement, elle avait du pain sur la planche.

Son regard était perdu dans le vague après l’évocation on ne peut plus rapide et sibylline de sa vie d’humaine. Tenant toujours sa tasse de thé à moitié pleine à deux mains, elle reposa son regard sur son hôte lorsqu’elle sentie la main de ce dernier se poser sur son bras. Se redressant un peu, ne s’étant même pas rendu compte qu’elle s’était avachie contre le dossier du canapé, elle tenta de sourire doucement lorsque Nathaniel tenta de la réconforter. Du temps, certes, ce n’était pas cela qui lui manquait maintenant, et encore, c’était si elle n’était pas encore victime d’un autre accident. Car les rusalkia avaient beau avoir une espérance de vie vraiment longue d’un point de vue humain, elles n’en étaient pas moins mortelles pour autant. Rose mourait un jour, même si elle espérait vivre encore assez longtemps pour voir mourir les petits enfants de sa petite sœur, voire les enfants de ces derniers. Mais un jour, elle ne serait plus qu’écume elle aussi… Rose voulait profiter du cadeau qui lui avait été donné mais en était tout bonnement incapable pour l’instant, trop jeune, trop inexpérimentée. Et cela ne faisait que nourrir la colère qui était la sienne. Sauf en présence de Nathaniel. Avec lui, elle était plus calme, plus posée comme s’il arrivait à l’ancrer, à l’empêcher de se laisser emporter par ce flot d’émotions dont elle n’avait l’habitude qui pourrait la transformer si facilement en une meurtrière vengeresse.

Mais alors que Nathaniel évoquait San Francisco, elle décela dans son regard quelque chose, de la tristesse, de la douleur. Et posant sa tasse de thé sur ses cuisses, la tenant d’une main, elle posa sa main libre sur celle de Nathaniel qui était toujours posée sur son bras, chaude, rassurante. Elle n’était pas la seule à avoir son lot de cicatrices. Tous deux semblaient partager ce point commun et elle pouvait presque deviner la perte dans le regard du wolpertïnger. Ses propres fantômes semblaient avoir fait surgir ceux de Nathaniel et elle en était désolée. Étreignant doucement sa main, elle lui sourit doucement. Elle ne songeait plus à Andrew, plus à Mary et à leur trahison et à la douleur qu’elle en avait ressenti alors que son monde s’écroulait autour d’elle. Non, toute son attention était focalisée sur Nathaniel et sur son regard voilé de tristesse le temps d’une seconde qui était déjà de trop. Elle se contentait d’être là, s’il voulait développer, ou s’il ne le voulait pas d’ailleurs. Il avait été suffisamment là pour elle pour qu’elle lui rende la politesse s’il en avait besoin. Mais au lieu de cela, il se reprit plus facilement qu’elle n’aurait pu le faire, après avoir mordillé sa lèvre inférieure en une moue adorable, avant d’évoquer la possibilité qu’ils puissent partir tous les deux prendre des vacances. Et elle était d’accord, des vacances ne leur feraient peut être pas de mal. Souriant doucement, elle le regarda au travers de quelques mèches flamboyantes. « Ce ne serait peut-être pas une mauvaise idée. Le soleil, le sable chaud, le clapotis de l’eau… D’autres alcools que du whisky ou de la bière… » Ajouta-t-elle en riant doucement, avant de reporter sa tasse à ses lèvres d’une main plus ferme qu’elle ne l’avait été durant le début de la tempête. « Mais pas d’orages. Orages interdits ! » Regardant un instant au loin, comme si elle réfléchissait à une destination qui pourrait la satisfaire, elle ajouta doucement, songeuse. « De la nature, de la nature à perte de vue… Pas d’immeubles, de routes, de métal partout. Non, un endroit où on pourrait être nous-même et où je n’aurais pas à porter ces horribles vêtements tout le temps, et où je pourrais quitter mon apparence humaine de temps en temps… Ce serait bien. »






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Jeu 12 Mar - 0:43
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Surpris mais satisfait de lui-même, Nathaniel ne put retenir un sourire en entendant Rose rire avec légèreté à son trait d’humour. Il n'avait pas essayé d'être particulièrement drôle, mais elle semblait rire sans se forcer, et de toute manière, du moment qu’il pouvait la distraire de l’orage, il le faisait avec plaisir sans se soucier du reste. D’autant que se rendre utile était probablement la meilleure façon pour lui de combattre sa propre phobie. Peut-être qu’il leur faudrait songer à organiser des rencontres avant chaque prévision météo un peu trop alarmante. Il sourit légèrement à cette idée, se faisant la remarque que ce ne serait pas forcément pour lui déplaire. C’était plus agréable que d’endurer l’orage seul, et moins humiliant que de le passer avec des gens qui ne partageaient pas et ne comprenaient pas sa phobie. Difficile d’expliquer qu’il y avait un chien en lui que les orages terrorisaient et qu’il pouvait difficilement lutter contre ses instincts, même si rationnellement, il savait parfaitement qu’il n’avait rien à craindre. Et d’un point de vue purement esthétique, il trouvait cela plutôt beau… pourvu que ça ne se passât pas près de chez lui.

Les non-dits flottaient toujours entre eux, mais pas de façon pesante ou inconfortable, au contraire. Il avait le sentiment que dans ce silence un lien s’était créé, de cette sorte de complicité muette que partagent les gens qui ont vécu quelque chose de similaire, peut-être pas dans les faits, mais dans les conséquences. Ils étaient tous les deux un peu brisés, ils tentaient tous les deux, tant bien que mal, de rassembler les morceaux pour les recoller entre eux. Cela prenait du temps, et du courage. Mais l’un comme l’autre avaient fait un long chemin. Il n’y avait pas forcément besoin de mettre des mots sur ces choses là, pas immédiatement. Peut-être des histoires à raconter pour une autre fois, lorsqu’ils seraient suffisamment en confiance pour en parler, suffisamment à l’aise pour que chaque mot n’écorche pas un peu plus leurs lèvres et leur âme. Autour de Nate, très peu de gens connaissaient son passé, et même parmi ceux qui en avaient une vague idée, seuls deux ou trois savaient vraiment ce qu’il s’était passé. Sa sœur, ça allait de soit. Laelia, qu’il avait connu lorsqu’il était encore aux Etats-Unis, et Maelwenn, la seule à laquelle il s’était confié de lui-même, non sans difficultés, et uniquement parce qu’elle l’avait surpris dans un moment de faiblesse. Il n’avait plus été évoqué depuis, et le Wolpertïnger était parfaitement content de taire cette partie de sa vie. Pourtant, les mots lui avaient échappé sans réfléchir quelques instants plus tôt, conscient qu’il soulèverait des questions auxquelles il n’était peut-être pas encore prêt à apporter des réponses. Peut-être parce qu’il reconnaissait une blessure similaire en Rose, il lui était plus aisé de s’exprimer sans craintes : la peine de l’un miroitait celle de l’autre, et elle pouvait donc le comprendre, assez bien pour ne pas le pousser dans une direction qu’il ne souhaitait pas prendre.
Elle-même était d’ailleurs perdue dans ses pensées, et il resserra doucement son emprise sur son bras, soucieux cependant de ne pas lui faire mal. Lorsqu’elle posa sa main sur la sienne, elle était encore chaude de la tasse de thé qu’elle tenait quelques secondes auparavant, et il savoura le contact pour ce qu’il était, un geste innocent mais réconfortant. Il fut plus surpris par la façon dont elle le regardait, focalisée sur lui sans être insistante, comme si par son simple regard elle tentait d’affirmer sa présence à ses côtés. Si c’était le but, cela fonctionna, et il relégua ses vieux démons au tiroir du passé auquel ils appartenaient, le refermant résolument dans un coin de son esprit tout en sachant que tôt ou tard, ils ressurgiraient, désirés ou non.

Il sourit d’un air rêveur en écoutant sa description, son esprit se chargeant de suppléer les images mentales qui allaient avec, et réellement, elles avaient tout de plaisant : il pouvait presque sentir le soleil sur sa peau et le sable sous ses pieds, un cocktail exotique en main et le va et vient reposant de l’eau à ses côtés… oui, c’était définitivement une idée alléchante. L’air amusé, il laissa Rose poursuivre, parlant avec enthousiasme de la nature, indomptée et indomptable, s’interdisant cependant de se représenter mentalement la jeune femme dans son plus simple appareil. Il avait tendance à oublier que la Rose qu’il voyait n’était pas sa véritable apparence, et que les Rusalkia ne s’entendaient que très moyennement avec certaines règles de bienséances humaines, en particulier concernant la pudeur. Il pouvait quant à lui aisément prendre son apparence animale sans avoir à se soucier de quoi que ce soit : si le berger australien n’était pas le plus élégant ou le plus fier des animaux, il avait l’avantage considérable d’être passe-partout. Ce n’était pas avec pour alter ego un léopard des neiges qu’il aurait pu se promener insouciamment dans les rues d’Edimbourg. Mais il rejoignait son désir de s’éloigner de la civilisation. Même en vivant reclus, il lui arrivait parfois de subir d’élans d’agoraphobie aussi soudains que violents et ne souhaitait alors rien moins que de se retrouver dans l’endroit du globe le moins habité par l’homme.

Il hocha la tête, sourire rêveur toujours en place.

« Pas d’orages, évidemment. »

Il avait lancé l’idée en plaisantant à moitié, mais à présent qu’il s’autorisait à vraiment y songer, il se disait que peut-être elle méritait d’être plus prise au sérieux que cela. Poursuivant la brèche ouverte par la jeune femme, il ajouta :

« On pourrait peut-être trouver une île déserte quelque part où l’on pourrait s’improviser explorateurs tout en prétendant que le reste du monde n’existe pas. » Se penchant inconsciemment vers la jeune femme, il ajouta, le regard pétillant : « Tu sais, on devrait vraiment faire ça. Je veux dire, pas juste en parler. Prendre des tickets pour une destination exotique, et s’éloigner de tout pendant quelques jours. »

Les mots lui avaient échappés avant qu’il ne puisse les retenir, comme un « cap, pas cap ? » mutin qu’il aurait lancé malgré lui à la Rulsakia. Au fond, l’idée n’était pas si extravagante. Il avait aisément les moyens de tenir parole, de la mettre en place, et peut-être qu’ils en avaient vraiment besoin, peut-être que c’était exactement ce qu’il leur fallait.

« Qu’est-ce que tu en penses ? »

 
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Lun 16 Mar - 18:37

Rose ♣ Nathaniel

« Riders on the storm »


Le simple fait de parler de vacances, de la possibilité de tout laisser derrière soi le temps de quelques jours avait chassé les fantômes du passé de Rose, aussi surement que le fait d’avoir entrevu les cicatrices de Nathaniel. Autant dire que l’orage n’était qu’un lointain souvenir, une toile de fond sur laquelle se déroulaient les images de plage au sable doré et baignant dans la lumière chaude du soleil qu’elle se projetait en s’imaginant partir avec Nathaniel. Elle devrait peut-être voir avec l’agent littéraire s’ils ne pouvaient pas partager une tasse de thé lorsque ce genre d’évènement météorologique se produirait. Cette idée lui traversa rapidement l’esprit, rapidement remplacée par ses rêveries exotiques, bien loin de cette Ecosse qu’elle avait connue toute son existence, aussi bien humaine que faë. Ce n’était qu’une chimère, mais elle pouvait presque la caresser du bout du doigt, sentant presque la chaleur de sable sur sa peau, sirène tentante alors même que le froid était loin d’être une gêne pour elle. Elle aimait le froid, sentir les lourds flocons duveteux s’écraser sur son visage. Mais là, elle ne désirait rien d’autre qu’autre chose que ce qu’elle connaissait par cœur. Elle n’avait pas d’idée particulière, n’ayant jamais dépassées les frontières du Royaume-Uni, n’ayant jamais quitté l’île de Grande Bretagne. Pour ainsi dire, tout lui semblait exotique, tout la tentait. Cela aurait été le Groenland, elle n’en rêverait pas moins.

Reposant son regard lorsque Nathaniel reprit la parole pour appuyer son propos sur l’absence obligatoire d’orage lors de leur hypothétique voyage, elle sourit doucement. Elle ne s’était pas attendue à pouvoir partager cela avec quelqu’un d’autre qu’une rusalkia, n’imaginant pas rencontrer sa propre phobie ailleurs, et pourtant. Il était rassurant de voir qu’elle n’était pas la seule à avoir peur de ces affreux orages, cela la faisait se sentir moins ridicule, et participait donc à l’apaiser. Elle détacha sa main qui était toujours posée sur celle de Nathaniel pour porter sa tasse à ses lèvres une dernière fois et terminer son thé. Se penchant en avant elle posa la tassa désormais vide avant de reprendre sa position. La rouquine regarda le wolpertinger un instant avant de se tourner vers lui, croisant ses jambes en lotus pour prendre moins de place sur le canapé. Car elle préférait lui faire face pour lui parler, tout simplement. Le coussin avait retrouvé sa place initiale dans son dos, oublié depuis quelques minutes. L’heure n’était plus à penser à l’orage et à ses coups d’éclats, non, l’heure était au sable, à la végétation luxuriante et à l’eau cristalline.

Lorsque Nathaniel évoqua l’idée d’explorer une île déserte, elle ne put réprimer un rire. Le simple fait de s’imaginer tous les deux vêtus comme Indiana Jones, chapeau en prime, était tout simplement irrésistible. Elle pouvait aisément s’imaginer aux côtés de Nathaniel, machette en main, progressant dans la flore indomptée et luxuriante d’une île inconnue…Son rire mourut doucement sur un sourire alors qu’elle essuyait une larme esseulée que son hilarité avait fait naître. « Excuses moi. » Son sourire ne quittait pas ses lèvres, parce que l’idée de s’inventer grand explorateur était certes drôle, mais l’idée de prétendre que le reste du monde n’existait plus le temps de quelque jours était on ne peut plus tentante. D’une voix plus calme, plus posée, elle ajouta tout de même. « Ce serait tentant. » Ne serait-ce que pour voir Nathaniel en chapeau et en short ? Peut-être bien.

Et ce qui n’avait été qu’une délicieuse chimère se rapprocha de sa portée lorsque Nathaniel reprit la parole. Vraiment le faire. Sur ces simples mots sa gorge s’était faite sèche, et elle était presque certaine d’avoir les joues rouges et le regard brillant. Le ferait-il vraiment ? Partir quelques jours dans un endroit dont elle n’aurait fait que rêver autrement ? Rose pouvait presque sentir son cœur palpiter entre ses côtes, comme une enfant au matin de Noël. Elle n’avait pas été aussi heureuse depuis longtemps, depuis sa noyade au minimum, et voilà qu’il lui offrait, sur un plateau d’argent, une occasion de rêver, d’espérer. Et rien que pour cela, elle aurait pu l’embrasser en cet instant, lui sauter au cou et pleurer de joie, d’autant plus qu’il s’était rapproché d’elle. Mais elle avait beau être une rusalkia, elle savait quand même ne pas dépasser les limites, aussi se contenta-t-elle de reprendre la main de Nathaniel dans la sienne et de la serrer doucement, n’ayant tout simplement pas de mots pour exprimer le torrent d’émotions qui la traversait en cet instant. D’autant plus que Nathaniel attendait une réponse… Aurait-elle pu espérer meilleure occasion de laisser ses problèmes, ses interrogations derrière elle ? Non. Rose baissa le regard une seconde sur sa main qui tenait encore celle de Nathaniel, juste une seconde pour réfléchir. Oui, elle pourrait partir, qu’est ce qui la retenait ? Elle avait quelques économies, et elle savait qu’Idess et Gabriel la laisseraient partir pour quelques jours, ils comprendraient. Idess serait même rassurée de savoir qu’elle ne partait pas seule. Car Nathaniel serait là, avec elle, au cas où, et elle n’aurait pu souhaiter meilleure compagnie. Car il était le seul, en dehors de ses sœurs, qui arrivait à la calmer et à la rassurer.

Relevant les yeux, elle se redressa un peu, gagnant un peu d’aplomb alors qu’un coin de ses lèvres se levait en une moue mutine. Cap… « On part quand ? » La destination ? Elle s’en fichait, du moment que c’était loin du ciel écossais éternellement chargé de neige ou de pluie au-dessus de leur tête. Tout ce qu’elle savait des destinations touristiques c’était qu’il fallait éviter l’Asie en cette période de l’année, autrement, le champ des possibilités était tellement large qu’elle en avait presque le tournis. Et elle pouvait bien le laisser choisir la date, après tout, elle n’avait pas des tonnes de formalités à prendre pour s’absenter, et elle ne savait pas si Nathaniel devait prévenir quelqu’un ou non. « Et sachant que je n’y connais pas grand-chose en île déserte, le choix t’appartient. » Murmura-t-elle doucement, comme si elle lui faisait une confidence.





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Mer 8 Avr - 18:05
Riders on the Storm
ft. Rose MacLean

Le soleil que Rose invoquait dans ses descriptions avait totalement éclipsé le mauvais temps qu’il y avait dehors, remplaçant le ciel gris par un éden bleu qu’aucun nuage ne venait menacer. Si Nathaniel y avait prêté attention, il se serait rendu compte qu’en vérité l’orage avait enfin commencé à s’éloigner, et que la pluie torrentielle s’était peu à peu changée en bruine.
Malgré ses intempéries, il aimait l’Ecosse, et n’avait jamais regretté la décision de s’y installer, n’avait jamais envisagé de revenir aux Etats-Unis, ni même d’aller vivre ailleurs. C’était difficile à expliquer, et en même temps d’une simplicité extrême : il avait trouvé à Edimbourg ce qu’il n’avait jamais trouvé nulle-part ailleurs… un chez soi. Un endroit à appeler maison, cet endroit qu’on brûle de retrouver lorsqu’on s’en éloigne trop longtemps, celui qu’aucun autre ne peut remplacer. Il avait trouvé ça, pendant un temps, avec Evangeline. Mais c’était elle, qui était devenue synonyme de maison. Il n’avait jamais eu le désir de s’enraciner dans le sol californien, il avait simplement voulu rester auprès d’elle, qu’importait alors où cela dut être. Ici, il avait trouvé un sentiment d’appartenance. Il avait retrouvé un sens à sa vie. Il avait rebâti des repères. Il avait appris à s’entourer. A trouver une place. Et il devait l’admettre, il y faisait bon vivre. Les démons étaient peut-être encore là, ainsi que les doutes, les craintes, les nuits sans sommeil et les sommeils sans paix… mais malgré tout il bénéficiait d’une certaine stabilité, il ne manquait pas de soutien, et il était somme toute assez satisfait du chemin parcouru.

Rose se tourna vers lui, s’installant de sorte à lui faire entièrement face, et il ne put s’empêcher d’en être touché. Il y avait quelque chose dans sa façon d’observer et de tendre l’oreille qui donnait le sentiment qu’elle écoutait vraiment, que son attention entière était tournée vers lui, et qu’elle était sincèrement intéressée par ce qu’il pouvait avoir à dire. Pas cette demi-attention que beaucoup de gens prêtaient, à la fois présents et absents, poliment intéressés de façade, mais intérieurement occupés à réfléchir au dîner du soir où une conversation antérieure avec leur patron. C’était peut-être pour ça aussi que lui parler était si désarmant de facilité.

Le sourire de Nathaniel s’étira un peu plus, d’un de ces sourires qu’on le voyait dispenser trop rarement, lorsqu’il aperçut la jeune femme écraser une larme de joie, et il répondit sans réfléchir :

« Ne t’excuse pas, je veux bien conquérir toutes les îles désertes du monde si ça peut te permettre de rire ainsi. »

Les mots avaient été lâchés si rapidement qu’il lui fallut marquer une pause pour analyser ce qu’il venait lui-même de dire sans hésiter, et si cela pouvait sembler peut-être exagéré, ou énoncé dans le seul but de lui faire plaisir, il était forcé de réaliser que c’était pourtant vrai. Tout comme sa proposition avait été faite avec le plus grand sérieux, et à en juger le regard pétillant de la Rusalkia, cela avait été la bonne chose à dire. Il s’était plutôt attendu à l’effaroucher, non pas que cela fut réellement son genre, mais du peu qu’il savait des Rusalkias, il était plutôt rare de les voir s’attacher réellement à un homme si elles n’avaient pas simplement l’intention de le tuer. En ce sens il s’estimait heureux, elle n’avait jamais semblé en manifester seulement l’envie, ce qui n’était pas le cas d’Idess, mais la concernant, il ne pouvait que plaider coupable, et il était encore là, ce qui était plutôt bon signe.

Lorsque la main de Rose vint prendre la sienne entre ses doigts fins, le regard du Wolpertïnger suivit le mouvement, et pendant un bref instant, son souffle se bloqua douloureusement dans sa gorge. Il y avait quelque chose de péniblement familier dans ce simple geste et la façon dont elle étreignait doucement sa main, quelque chose d’intime et de doux, quelque chose d’aussi innocent que lourd de non-dits, de promesses et de possibilités. Il avait pensé à Evangeline sans même le vouloir, et se rabroua mentalement pour son comportement aussi absurde qu’injustifié. Elle souhaitait simplement le remercier à sa façon, elle était probablement plus tactile que lui, et il était en train de sur-analyser ce qui ne devait pas l’être. Mais l’association d’idées avait été aussi soudaine que puissante, et quelque chose d’indéfini avait brusquement changé dans l’atmosphère, sans qu’il puisse mettre le doigt dessus. Se forçant à se relaxer, il fit de son mieux pour continuer comme si de rien n’était. On part quand ? Le défi était relevé, c’était à son tour de franchir le pas du cap, pas cap. Souriant, il se redressa, rompant contact, pour s’emparer de son ordinateur portable abandonné sur un coin de la table basse, et il s’empressa de le ramener à la vie. Ignorant les plusieurs documents ouverts qui l’accueillirent aussitôt – mails de clients, ébauches de chapitres, corrections, commentaires, et recherches à foison – il lança son navigateur pour faire une recherche rapide.

« J’ai une petite idée », murmura-t-il l’air concentré tandis que ses doigts pianotaient sur le clavier avec une rapidité qui trahissait les longues heures passées sur son ordinateur, son outil de travail principal.

« Est-ce que tu as déjà entendu parler… d’Aldabra ? »

Tournant vers elle l’écran de son ordinateur le temps de lui montrer une photo choisie au hasard sur Google qui exposait une île apparemment aussi grande que luxuriante, il continua :

« Un atoll situé dans l’océan Indien. Complètement inhabité, mais accessible aux esprits les plus aventureux. La faune et la flore y sont assez riches, et je pense qu'ils devraient satisfaire tes envies d'exotisme. »

Ramenant l’écran vers lui, il pianota à nouveau quelques secondes, concentré sur sa tâche.

« On peut y accéder en bateau depuis les Seychelles, ce n’est pas tout près, mais c’est faisable. Et… il y a des vols de dernière minute pour Mahé à des prix intéressants. Mieux vaut ne pas avoir de problème avec les avions en revanche, il y en a pour seize heures de vol, avec une escale à Abu Dabi. »

Il s’emballait peut-être un peu, et marqua une pause pour lever les yeux vers la jeune femme, jaugeant sa réaction. Le plan était plus ambitieux qu’il n’y paraissait, d’autant qu’ils y seraient vraiment isolés de tout. Il y avait bien des scientifiques et des chercheurs qui s’y rendaient régulièrement, mais ce n’était pas exactement comme s’il y avait une cabine téléphonique ou des bungalows, encore bien sûr que rien ne les empêchait de n’y passer que peu de temps et de profiter des Seychelles à la place. Et quand bien même… ne pas être un humain lambda présentait certains types d'avantages.

« On pourrait donc partir d’ici une petite quinzaine de jours… si ça te tente toujours, bien sûr. »

Il eut un petit sourire rassurant, une façon comme une autre de lui dire qu’elle pouvait revenir sur sa décision à tout moment et qu’il comprendrait – entre passer d’une simple idée lancée en l’air à une véritable exécution de la dite idée, il y avait un fossé.
 
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Mar 14 Avr - 23:58

Rose ♣ Nathaniel

« Riders on the storm »



Si Rose avait été plus attentive à ce qui l’entourait et a ce qui se passait dehors, elle aurait pu se rendre compte que les coups de tonnerre s’étaient faits de plus en plus rares avant de laisser simplement place à une pluie battante qui martelait avec acharnement les vitres de Nathaniel. De la pluie, et rien de plus. L’orage était passé, s’éclipsant sans même que la rusalkia ne s’en rende compte alors qu’il y avait un quart d’heure de cela, elle ne pouvait songer à rien d’autre que cela. Il était désarmant de voir avec quelle facilité Nathaniel lui faisait oublier ses peurs et lui permettait d’être juste elle-même, laissant derrière elle toute la colère qui était la sienne si souvent depuis des semaines. Il avait réussi l’impensable, lui faire totalement oublier la source principale de sa peur en cet instant, l’orage. Pouf ! Oublié ! Rose n’avait plus que le soleil en tête, de longues plages de sable doré où viendraient s’écraser des vagues d’une eau turquoise et limpide.

S’asseyant en face de lui, Rose se mit à rire en les imaginant à la conquête d’une jungle luxuriante, et alors qu’elle écrasait une larme née de cette hilarité, elle voulut s’excuser, tout simplement parce que Nathaniel ne devait pas vraiment savoir de quoi elle riait. Et le sourire qu’il lui adressa la désarma totalement, tout simplement parce qu’il ne souriait pas souvent ainsi, ce qui était on ne peut plus dommage. Mais si son imagination débordante pouvait provoquer des choses aussi agréables, elle n’allait pas s’en plaindre pour une fois, loin de là.

« Ne t’excuse pas, je veux bien conquérir toutes les îles désertes du monde si ça peut te permettre de rire ainsi. » Elle le regarda un instant silencieuse. Cela aurait pu paraitre bateau pour certains ou certaines, une réplique tout droit sortie d’une comédie romantique comme celles qu’elle avait pu regarder pendant des heures avec Mary, un bon gros pot de glace avec elles, avant… Et pourtant, cela pouvait peut être, sembler cliché aux yeux de certains, c’était la chose la plus gentille et la plus adorable que la rouquine ait entendue depuis un bon moment. Etait-ce dû à la sincérité qu’elle pouvait lire dans le regard de Nathaniel ? Sans doute, mais peut-être cela tenait davantage du fait qu’il s’agissait de lui, tout simplement. En réponse, elle lui sourit doucement, attendrie, alors qu’elle se retenait à grand peine de se pencher vers lui pour lui déposer un simple baiser sur la joue. Rose était loin d’agir ainsi avec la plupart des hommes, se laissant bien plus facilement emporter par sa fureur qu’autre chose, mais pas avec le wolpertinger, jamais elle n’envisagerait ne serait-ce que tenter de lui faire du mal, pas à lui. Il avait le don de faire fondre la carapace glacée qu’elle s’était forgée après la noyade. Et sans doute le seul envers qui elle avait confiance malgré le fait qu’ils ne se connaissent pas si bien que cela. Pour cela, il suffit que t l’invite à boire le thé, c’est pas bien compliqué ma fille ! D’autant plus s’ils avaient un voyage à planifier !

Saisissant la main de Nathaniel dans la sienne, elle répondit à sa question par une autre, affirmant par là qu’elle désirait partir, prendre le risque de partir à l’aventure avec lui et de laisser les problèmes de la capitale écossaise derrière eux pendant un temps du moins. Rose se laissait peut-être emporter, mais elle n’en avait que faire, n’ayant jamais eu l’impression d’être autant en vie depuis qu’ils avaient évoqué ce voyage. Et pourtant, elle senti un changement chez Nathaniel alors qu’elle tenait sa main dans la sienne, simple contact qui n’impliquait rien de plus. Elle ne le retient donc pas quand il se redressa pour attraper son ordinateur portable, ressentant un léger pincement au cœur qu’elle ne voulait pas s’expliquer. Après tout, il n’y avait pas de raison d’être heurtée pour si peu n’est-ce pas ? Peut-être avait-il était surpris ou était-il mal à l’aise… Ce n’était sans doute rien, et si c’était quelque chose, elle espérait juste que Nathaniel lui en parlerait. Aussi se contenta-t-elle de le regarder alors qu’il commençait à pianoter sur son clavier. Elle joignit juste ses mains, croisant les doigts comme si cela pouvait faire disparaitre la sensation de froid intense qui avait fait apparition sur sa peau alors que Nathaniel s’était éloigné.

« J’ai une petite idée » Elle se pencha instinctivement vers lui, comme pour essayer de voir ce qu’il était en train de taper, ses cheveux écarlates glissant le long de son épaule alors qu’elle tentait de lire quelque chose malgré le reflet qui la gênait. Autant pour les supers pouvoirs de rusalkia… Mais au moins elle ne songeait plus à ce qui venait de se passer entre eux… « Est-ce que tu as déjà entendu parler… d’Aldabra ? » Honnêtement ? Non, c’était la première fois qu’elle entendait ce nom. Aussi le signifia-t-elle en secouant doucement de la tête. Puis, n’étant pas certaine qu’il l’ait vue, absorbé qu’il était dans sa recherche, elle ajouta de vive voix. « Non, du tout. » Voix qui n’était d’ailleurs pas aussi assurée qu’elle l’aurait souhaité, mais elle ne toussota pas pour éclaircir sa voix pour autant. Mais lorsqu’il tourna l’écran vers elle, lui dévoilant les photos de la destination qu’il avait choisie, elle resta de toute manière sans voix. Elle avait l’impression que les photos qu’elle voyait sous ses yeux étaient tout droit sorti d’un songe qu’elle aurait pu faire. C’était parfait, tout simplement parfait.
« Un atoll situé dans l’océan Indien. Complètement inhabité, mais accessible aux esprits les plus aventureux. La faune et la flore y sont assez riches, et je pense qu'ils devraient satisfaire tes envies d'exotisme. » Satisfaire ? Le mot était faible, se situant bien en deçà de la réalité. Elle pouvait déjà s’imaginer évoluant sur l’atoll, entourée de tortue, évoluant dans les eaux cristallines…

Nathaniel ramena l’écran vers lui, arrachant Rose de sa rêverie alors qu’il continuait. « On peut y accéder en bateau depuis les Seychelles, ce n’est pas tout près, mais c’est faisable. Et… il y a des vols de dernière minute pour Mahé à des prix intéressants. Mieux vaut ne pas avoir de problème avec les avions en revanche, il y en a pour seize heures de vol, avec une escale à Abu Dhabi. » Seychelles… Elle allait changer d’hémisphère ? La rusalkia n’aurait tout simplement pas pu rêver mieux, partir, loin, au soleil, et en bonne compagnie. Quant aux heures d’avion, Rose se contenta de hausser les épaules. Après tout, si elle voulait partir plus loin que Londres, c’était une obligation, et elle ne serait pas seule… Au pire, elle prendrait son ordinateur portable et quelques films… Et elle aurait même une escale dépaysante…Que demander de plus…. ? « Ça ira, t’inquiète pas… » Et lorsque Nathaniel leva le regard de son ordinateur pour la regarder, elle ne cilla pas, soutenant son regard. Se contentant de hausser un sourcil pour le questionner mais sa question arriva sans se faire prier.

« On pourrait donc partir d’ici une petite quinzaine de jours… si ça te tente toujours, bien sûr. » Son sourcil resta là où il était. Pensait-il vraiment qu’elle allait faire marche arrière ? Maintenant ? « Tu rigoles n’est-ce pas ?! » Pensait-il qu’elle prendrait peur ? Ou bien avait-il peur lui-même ? « T’es pas prêt de te débarrasser de moi Nathaniel… » Le taquina-t-elle en le poussant du bout de son genou, s’attendant presque à le voir se refermer comme une huitre. « Si ça ne tenait qu’à moi, on serait dans l’avion demain. » Et elle était sérieuse, mortellement sérieuse. Elle ne le quittait pas des yeux en parlant, et bien que son sourire ne se fana jamais, elle était on ne peut plus…Sérieuse. Mais s’il avait parlé de deux semaines, c’était sans doute pour une bonne raison, des formalités administratives ? Des papiers à remplir ? Elle n’en savait rien… « Si ça te tente toujours aussi bien évidement… » Elle ne voulait pas lui forcer la main, elle ne voulait pas qu’il se sente obligé de partir à cause d’elle, qu’il soit mal à l’aise en sa présence lui semblait tout bonnement insupportable.




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Ven 1 Mai - 17:15
Riders on the Storm
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Dans l’âtre, le feu s’était peu à peu fait moins flamboyant, réduit à présent au stade de braises incandescentes qui crépitaient régulièrement en consumant le bois qu’il y avait mis un peu plus tôt. Ne trouvant ni l’énergie ni la volonté de se relever pour remuer les cendres et raviver le foyer à l’aide d’une nouvelle bûche, Nathaniel réalisa que la chaleur émise par le feu de cheminée l’avait fait glisser dans une douce torpeur et ne semblait plus le quitter, même à présent que les flammes ne réchauffaient plus sa peau.

Recalant une mèche de cheveux rebelle derrière son oreille, il rendit à son interlocutrice un sourire qui ne parvint pas totalement à s’effacer de ses lèvres, même lorsqu’elle marqua une pause silencieuse pour l’observer avec quelque chose d’indéchiffrable sur ses traits, manquant presque de le faire douter de ses paroles. Peut-être était-ce déplacé, ou trop cliché, mais il ne revint pas dessus, et en fut presque aussitôt récompensé par un baiser déposé sur sa joue. Malgré l’impulsivité du geste, il le reconnut pour ce que c’était ; une démonstration de gratitude, et son sourire se fit un peu plus attendri pendant quelques secondes.

Il perçut son trouble lorsqu’elle-même le sentit se crisper pendant quelques secondes, soudainement plus distant, et il ne put s’empêcher de s’en vouloir, bien que sa réaction eut été totalement involontaire. Au fond, elle n’y pouvait rien. Lui-même avait conscience de l’absurdité de la situation. Dix ans plus tard, on aurait pu croire que laisser partir un fantôme aurait été plus facile. Mais certaines cicatrices ne disparaissaient jamais, même si elles pouvaient s’effacer au point de le laisser penser. L’important n’était pas de les oublier… mais de les surmonter. Et il n’avait pas l’intention de faire du mal à Rose, intentionnellement ou non, se faisant. Elle n’y pouvait rien. Elle avait ses propres blessures. S’efforçant de dissiper le léger malaise qui s’était installé entre eux bien malgré lui, il glissa un peu plus près d’elle sur le canapé, pour mieux lui montrer ce qu’il faisait.

Le résultat de sa recherche semblait la convaincre, à en croire son expression fascinée face aux photos qu’il lui présentait, et il fallait être honnête ; il y avait de quoi. Les images avaient un goût de paradis terrestre qu’ils étaient bien loin de connaître ici, pour enchanteresse que fût l’Ecosse. Il lui laissa assimiler les informations qu’il lui donnait peu à peu, observant son incrédulité se changer en quelque chose de plus exalté, visiblement peu effrayée à l’idée de rencontrer des contraintes aussi mineures que le temps de vol ou le trajet effectué.

Il lâcha un petit rire quand elle lui assura qu’elle n’avait nullement l’intention de le laisser partir sans elle, le poussant gentiment du genou, et il arqua un sourcil amusé lorsqu’elle lui fit comprendre que les quinze jours ne s'écouleraient jamais assez vite. Avec un murmure pensif pour lui-même, il commençait déjà à pianoter à nouveau sur l’ordinateur lorsqu’elle, à son tour, lui laissa une porte de sortie, et il marqua une pause, ses doigts s’immobilisant immédiatement malgré le rythme frénétique auquel il tapait, pour se tourner pleinement vers elle.

« Hey, c’était mon idée. Je ne serais pas en train de chercher nos billets d’avion si ce n’était pas ce que je voulais. » Il lui rendit sa légère pression du genou avant d’ajouter sur un ton aussi rassurant qu’il pouvait l’être : « On ne se débarrasse pas comme ça de moi non plus. »

Une phrase qu’il ne jugeait pourtant pas particulièrement réconfortante, et qui aurait probablement même valu quelques sueurs froides à plus d’une personne (Idess la première), mais il n’allait pas laisser Rose penser qu’il avait initié ce plan uniquement pour elle et qu’il la suivrait en traînant des pieds. Certes, il avait amorcé la démarche dans son intérêt à elle, mais le sien coïncidait largement avec. Il avait besoin de ces vacances, besoin de cet éloignement. Il appréciait énormément Laelia, et aimait sa sœur par-dessus tout, mais les instants comme ceux-là où il avait la maison pour lui seul étaient devenus trop rares. Et la compagnie de Rose ne l’ennuyait pas, bien au contraire. Les choses étaient simples avec elle, elle était présente sans jamais être étouffante, elle pouvait comprendre ses silences et chasser ses ténèbres, sans même chercher à le faire consciemment. C’était plus qu’il n’en pouvait demander.

Reportant son attention sur son écran, il effectua de nouvelles simulations de réservation pour voir s’ils pouvaient partir avant le délai initialement indiqué. Il s’était basé sur les vols de dernière minute proposés par le site sans trop y réfléchir : il était rare pour qui que ce soit de partir si loin sous des délais si courts, et les prix les plus intéressants s’étaient portés sur cette date sans qu’il y prête plus d’attention que ça. Deux semaines semblait être un bon délai ; ni trop loin, ni trop court, leur laissant à chacun le temps de s’y préparer… peut-être plus pour elle que pour lui, considérant sont travail. Ses dernières insomnies l’avaient fait avancer considérablement dans la relecture des manuscrits qu’il avait et il n’était clairement pas un retard : un simple mail à ses clients pour expliquer son absence et l’affaire serait réglée. L’un des avantages au fait de travailler chez soi. Faire ses valises et donner ses instructions à Lae et Ellie pour la maison pendant son absence lui demanderaient à peine plus de temps. Mais Rose n’avait probablement pas les mêmes facilités, ou du moins était-ce qu’il avait pensé avant qu’elle ne lui fasse comprendre qu’elle ne craignait pas un départ qui serait réellement de dernière minute… mais au contraire l’attente qui l’en séparerait.
Après quelques secondes de recherche, il murmura sur un ton pensif :

« Il y a bien un départ demain, vers 16h, et il reste des places. Tarif plus qu’intéressant considérant la date, évidemment. Si vraiment c’est bon pour toi, nous ne sommes qu’à quelques clics de notre réservation. »

Faisant glisser le pointeur de son touchpad autour du bouton de réservation, il lança un regard interrogateur à la rousse.

« On pourrait être en train d'enfouir nos orteils dans du sable chaud dans… moins de 48 heures. Qu’en dis-tu ? »

 
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Ven 15 Mai - 18:05

Rose ♣ Nathaniel

« Riders on the storm »



Le voir se fermer ainsi alors qu’elle même était elle même avec lui, le touchant, l’avait un peu perturbée. Car Rose n’était pas si al l’aise avec beaucoup de monde, la plupart étant ses sœurs rusalkia, Nathaniel étant le seul homme avec lequel elle était si sereine. Même Théo, qu’elle adorait, lui donnait des envies de meurtres bien trop souvent pour son propre bien être. Théo était son ami, mais elle avait bien souvent envie de lui remettre les idées en place et, ou, de l’égorger. Nathaniel était l’exception, aucune violence avec lui, elle avait presque l’impression de revenir celle qui était morte noyée dans le port d’Aberdeen. Presque. Car le wolpertinger savait parfaitement ce qu’elle était, après tout, il avait été celui qui l’avait empêchée de perdre totalement pied et d’entrainer bon nombre d’humains dans sa chute. Nathaniel avait vu la violence et la colère qui l’habitait, et pourtant, il l’accueillait comme si cela lui importait peu, la laissant seulement être elle même, l’ancrant sans même s’en rendre compte, et elle ne pourrait jamais le remercier suffisamment pour cela. Et c’est sans doute pour cela que de voir Nathaniel se fermer lui fit si mal bien malgré elle. S’ouvrir a quelqu’un pour le voir de son côté se refermer dans sa coquille avait quelque chose de douloureux, qui lui enserra la gorge l’espace d’une seconde bien trop longue au gout de la rouquine, d’autant plus qu’un instant plus tôt, il était tout sourire, même après qu’elle l’ait remercié d’un chaste baiser.

Mais ce moment passa, comme un nuage sombre devant l’astre diurne. Et peut être que Nathaniel remarqua son trouble car il fit le nécessaire pour rassurer la jeune femme assise a côté de lui, se rapprochant d’elle pour lui montrer ce qu’il trafiquait sur son ordinateur. Et les images qu’il lui montra alors chassèrent toute ombre au tableau. C’était paradisiaque, semblant presque trop beau pour être vrai. Elle allait vraiment se rendre dans un endroit enchanteur tel que celui-ci ? Elle avait du mal a y croire, et l’impatience se fit grandissante. Comment se dire que l’on doit retourner travailler sagement sous un ciel chargé de pluie alors que vous savez que cela vous attend ? Rose rassura donc Nathaniel, non, le temps de vol ne serait pas un problème. Elle pourrait même voyager en soute, enfermée dans une valise pour ce qu’elle en avait a faire, du moment qu’elle allait là bas, elle aurait même pu y aller à la nage. Mais elle n’était pas sûre que cette alternative plaise tant que ça au wolpertinger, alors elle retint sa langue a ce sujet. Du coup elle se contenta-t-elle de taquiner le brun , le poussant gentiment du bout du genou, lui expliquant qu’il ne décollerait pas sans elle, si c’était ce qu’il souhaitait aussi. Car Rose avait beau être transportée de joie à cette idée de vacances, elle ne voulait forcer la main de personne. Elle ne voulait pas l’obliger à quoi que ce soit, n’étant pas certaine de ce qu’il souhaitait, pas après l’avoir vu prendre ses distances avec elle comme il l’avait fait, même si cela n’avait duré que l’espace d’une seconde à peine.

«Hey, c’était mon idée. Je ne serais pas en train de chercher nos billets d’avion si ce n’était pas ce que je voulais. » Elle le regarda droit dans les yeux, comme pour dénicher un léger mensonge, pour savoir s’il disait cela pour la rassurer ou non. Et un léger sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu’elle fut forcée d’admettre qu’il lui disait bel et bien la vérité, ôtant une boule dans l’estomac de la faë. Et elle se mit a rire franchement quand il ajouta, après lui avoir rendu la légère pression du genou. « On ne se débarrasse pas comme ça de moi non plus. » Reprenant doucement son souffle, elle le regarda, son hilarité se lisant encore dans son regard. Il venait de lui renvoyer mot pour mot sa taquinerie, et elle aimait bien cela, même si elle fut tentée de mettre un copyright sur ce qu’elle dirait à l’avenir. « Bien. » Car alors que certaines de son espèce auraient pris leurs jambes a leur cou en entendant un phrase pareille, elle l’avait dite plus tôt et le pensait sincèrement. Nathaniel n’était pas prêt de se débarrasser d’elle. Et le simple fait d’entendre la réciproque dans la bouche de Nathaniel acheva de la rassurer, tout simplement.

Elle observa ensuite le wolpertinger reprendre ses recherches de vols. Il l’avait prise au mot en ce qui concernait le départ précipité. Elle avait dit cela en plaisantant, mais l’idée de partir plus vite avait quelque chose de grisant, et réduisait considérablement l’attente qu’elle aurait trouvé insupportable. C’est pourquoi elle garda le silence. Car elle avait pensé que Nathaniel aurait eu des choses a faire avant de partir, organiser son départ, tout le monde n’était pas aussi impatient qu’elle, elle le savait bien. Mais elle se retenait difficilement de trépigner sur place alors que les doigts du wolpertinger s’agitaient sur le clavier de l’ordinateur portable.
« Il y a bien un départ demain, vers 16h, et il reste des places. Tarif plus qu’intéressant considérant la date, évidemment. Si vraiment c’est bon pour toi, nous ne sommes qu’à quelques clics de notre réservation. » Le cœur de la rusalkia fit un bon dans sa poitrine, battant à tout rompre, diffusant rapidement d’adrénaline qui parcouraient ses veines, l’électrisant. Elle était a quelques clics de partir, vraiment, de voir autre chose que ce qu’elle avait connu toute sa vie, aussi bien humaine que faë, et cela était aussi grisant qu’effrayant. Voyant le doigt de Nathaniel glisser sur le touchpad pour se positionner au dessus de la touche de la réservation, la bouche de Rose se fit sèche. « On pourrait être en train d'enfouir nos orteils dans du sable chaud dans… moins de 48 heures. Qu’en dis-tu ? » Lui demanda-t-il en la regardant. Avalant difficilement sa salive, Rose se rapprocha de Nathaniel, étant presque obligée de poser sa tête contre le haut de son bras pour tendre la main au dessus de celle du wolptertinger. Prenant une profonde inspiration, elle appuya sur le doigt de Nathaniel pour qu’il clic sur le bouton de réservations. Des actes valaient mieux que de belles paroles. Et prenant pleinement conscience que demain après midi elle serait dans l’avion, un large sourire fleurit sur ses lèvres. « Je vais juste devoir passer un coup de fil...Et m’acheter un maillot de bain. » Répondit-elle, une légère touche d’humour dans la voix. Car le maillot ne serait pas pour elle, mais elle se doutait bien que Nathaniel ne serait pas forcément a l’aise a la voir se balader sous sa forme originelle. Fixant des yeux l’écran, son sourire se faisant plus rêveur, elle ajouta dans un souffle. « A nous le soleil et la sable chaud... »




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- Rose MacLean -

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Wolpertïnger
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Ven 5 Juin - 1:01
Riders on the Storm
ft. Rose MacLean


Le Wolpertïnger était bien loin de se douter qu’il bénéficiait d’un traitement de faveur de la part de Rose. Vrai, il ne l’avait pas vraiment vue interagir avec d’autres personnes que lui, il n’aurait su dire si elle se comportait de la même façon avec tous ou non. Elle était charmeuse avec lui, mais sans être aguicheuse ou insistante comme elle aurait peut-être pu l’être s’il s’en fiait à Idess et ses techniques de séduction. Mais, contrairement à cette dernière, Rose ne l’avait jamais rejeté non plus, alors que sa démarche avait au fond été similaire dans les deux cas : il s’était mêlé de ce qui ne le regardait pas dans l’espoir d’offrir une aide à quelqu’un qui semblait en avoir besoin. Elle avait simplement été plus réceptive. Peut-être avait-elle eu plus besoin de son aide aussi. Mais l’importance qu’il s’imaginait avoir dans la vie des gens était toujours très relative, une façon peut-être de se rassurer. Il savait trop bien combien il était dangereux de laisser quelqu’un devenir indispensable pour soi : perdre ce qu’on ne pouvait remplacer signifiait vivre avec un trou béant à la place, un puits que rien ne pouvait jamais remplir, mais qui demandait pourtant à l’être perpétuellement. C’était la pire chose qu’on pouvait infliger à quelqu’un, ou du moins le pensait-il.

Il était pourtant difficile de se convaincre qu’il ne laissait pas la jeune femme devenir indispensable à sa vie, et vice versa, alors qu’il était en train de leur planifier un séjour isolé de tout dans l’une des archipels les plus paradisiaques du monde. Il s’efforçait simplement de ne pas y lire plus qu’il ne le devait ; si l’idée ne la choquait pas, alors il n’y avait pas de raisons pour que ce soit son cas. Il ne s’agissait après tout que de vacances bien méritées pour l’un et l’autre. Depuis combien de temps n’était-il pas parti, n’avait-il pas fait une pause dans son travail ? Il connaissait la réponse, et elle était triste à entendre.

Quelque chose dans la contenance de Rose avait changé depuis quelques secondes, comme si soudainement elle réalisait elle aussi l’ampleur de la chose. Ou peut-être était-ce dû à sa brusque prise de distance. Dans tous les cas, il la sentait fébrile, soucieuse, et il devint évident qu’elle attendait une assurance de sa part qu’ils étaient sur la même longueur d’ondes et qu’il était aussi partant qu’elle lorsqu’elle retrouva son sourire une fois rassurée. Il y avait quelque chose de délicat, dans la façon dont ils avaient de se tourner autour et de se renvoyer la balle, un million de doutes et d’insécurités prêts à refaire surface au moindre faux pas, d’un côté comme de l’autre, et cette appréhension de dire ou faire quelque chose de travers comme s’ils risquaient alors de tout détruire. Si Nathaniel connaissait les premiers pas de cette danse timide, il était plus aisé de faire comme si de rien n’était, d’attendre que l’un et l’autre trouvent leurs marques.

Il sentit ses doutes s’envoler, remplacés par l’excitation lorsqu’il s’affaira à trouver une date de vol plus proche. C’était dans ces moments là que son instinct animal s’appréciait ; les chiens étaient particulièrement réceptifs aux émotions des humains et il était difficile de leur cacher quoique ce soit, ce qui expliquait que Nate eut toujours été très perceptif, bien que cela ne l’empêchât pas parfois d’être très loin de la vérité. En particulier lorsque cela le concernait. Mais l’enthousiasme de la rusalkia était plus contagieux que jamais et il ne regretta pas sa décision quelque peu précipitée. Les détails de leur départ n’étaient que ça ; des détails. Il s’adapterait, comme il l’avait toujours fait.

Il ne manifesta cette fois aucune tension, aucun désir de fuite lorsque Rose s’approcha un peu plus de lui, faisant glisser son bras le long du sien en voulant poser sa main sur la sienne pour le faire appuyer avec lui sur le touchpad d’un geste déterminé.

« Je suppose que ça répond à la question », murmura-t-il d’un air amusé.

Ne perdant pas de temps, il commença à remplir les informations de réservation qui lui étaient demandées de façon automatique, nulle hésitation ne venant altérer ses gestes. Il lui faudrait imprimer les billets de réservation avant de partir, et se rendre à l’aéroport avec une bonne avance, mais du reste la compagnie aérienne ne semblait guère contraignante et puisqu’il y avait de fortes chances pour qu’ils partent avec le minimum requis, l’embarcation ne devrait pas poser problème non plus.

« Et… voilà qui est fait. »

Après quelques clics finaux, il repoussa légèrement l’ordinateur d’un air satisfait. Il eut un brf temps de pause, surpris, lorsque Rose mentionna l’achat d’un maillot de bain, perplexe quant au fait qu’elle n’en possédait pas encore, avant de se rappeler un peu tardivement qu’elle n’en avait probablement pas eu l’utilité jusque là et que les Rusalkias aimaient se promener dans leur plus simple appareil.

« Je ne t’en voudrais pas si tu n’en achètes pas. »

Il regretta les mots aussitôt qu’il les avait prononcés. Son intention avait simplement été de faire une blague, mais avec du recul, ils sonnaient simplement comme une mauvaise phrase de drague qu’il aurait repris d’un épisode d’Alerte à Malibu et qui était tout sauf innocente malgré la façon légère et naturelle dont il l’avait lâchée. Il se tourna pour s’excuser sans se rappeler combien Rose était proche de lui, la tête quasiment appuyée sur son épaule, et retint son souffle, oubliant pendant quelques secondes ce qu’il avait été sur le point de dire, perturbé par sa proximité. Après un long moment qui parut être une éternité où il ne faisait probablement que passer pour un idiot – et il remerciait la lueur des flammes qui dissimulait les couleurs que son visage avait dû prendre car il n’avait définitivement plus l’âge pour ce genre de choses – il se racla la gorge d’un air embarrassé et détourna la tête.

« Je voulais juste dire… je sais que les Rusalkias ne… enfin… »

Non, s’il continuait dans cette direction il allait réellement juste s’enfoncer tout seul, ce dont il se passerait, merci bien. Inutile de rendre la situation encore plus gênante. Il avait simplement parlé sans réfléchir, ce qui à vrai dire lui arrivait souvent – Nathaniel était quelqu’un d’entier et de spontané, et s’autocensurait peu voire pas du tout. Mais c’était bien la première fois qu’il se compromettait ainsi.

« Désolé, c’était inapproprié. »

 
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Riders on the storm | Nathaniel ♣ Rose

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